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Amélie Wallyn

12 choses à garder en tête si vous aimez un proche atteint de démence.

Même si prendre de soin d’un proche atteint de démence est une preuve d’amour, on ne va pas se cacher que c’est aussi une activité déroutante et souvent épuisante. 

Pour que votre acte d’amour se passe le mieux possible, il y a quelques règles à garder en tête tout au long de l’évolution de la maladie. 

Grâce à ces 12 règles que je vais vous lister ci-dessous, votre accompagnement se passera dans l’amour et le respect et vous laissera à terme le souvenir que votre amour était plus fort que tout, plus fort que la démence. 

1- Informez-vous au maximum au sujet de la maladie dont il souffre.

2 – Soyez réalistes dans les attentes que vous avez envers votre proche

3 – Prévoyez du temps pour le stimuler !

4 – Voyez-le comme il est à présent, et non pas comme il était avant.

5 – Prenez du temps pour rester un couple ou préserver votre relation parent / enfant

6 – Ne cherchez pas à contredire votre proche atteint de démence

7 – Mettez en place des routines

8 – Ne faites pas tout à sa place !

9 – Rappelez-vous que votre proche a le droit à sa propre vie

10 – Soyez réaliste dans les attentes que vous avez envers vous-même.

11 – Faites-vous aider !

12 – Prenez du temps pour vous !

 

1- Informez-vous au maximum au sujet de la maladie dont il souffre.

Il existe différentes sortes de démences. L’évolution n’est pas la même pour chacune. 

Par ailleurs, nous avons beaucoup d’a priori sur ces maladies qui font peur et dont on entend souvent parler à tort et à travers. 

Connaître la maladie dont votre proche est atteint vous permettra de mieux le comprendre. 

Par exemple, beaucoup d’aidants comprennent que leur proche perd la mémoire, mais n’imaginent même pas qu’ils peuvent également souffrir de dépression en lien avec leur maladie dégénérative. 

Bien connaître la maladie de votre proche vous permettra également de mettre en place des solutions adaptées à ses besoins présents et à venir :  stimulation cognitive, rééducation de l’équilibre, bilan orthophonique… mais aussi aménagement du domicile et des habitudes de vie. 

Enfin, cela vous permettra d’anticiper l’avenir. Est-ce une maladie qui évolue rapidement ou non ? Faut-il déposer des dossiers dans des EHPAD de suite ? Faut-il mettre en place des mesures juridiques pour le protéger financièrement ? 

2 – Soyez réalistes dans les attentes que vous avez envers votre proche

Fixez des objectifs réalistes par rapport aux capacités de votre proche. Lui demander de faire des choses dont il n’est plus capable ne lui permettra pas de retrouver son niveau d’avant la démence. Par contre, cela vous frustrera tous les deux.

Votre proche atteint de démence pourrait alors avoir peur d’essayer de faire la moindre activité par peur d’un nouvel échec. Il deviendrait donc dépendant encore plus rapidement. Croyez-moi, cela arrive souvent !  

J’ai fréquemment vu des patients faire des progrès au niveau autonomie une fois qu’ils avaient repris confiance en eux. 

Alors aidez votre proche à garder confiance en lui, et vous l’aiderez ainsi à rester autonome plus longtemps; mais aussi plus heureux ! 

3 – Prévoyez du temps pour le stimuler !

méthode MALO stimulation cognitive perte de mémoireLa stimulation cognitive permet de ralentir l’avancée des troubles cognitifs dans les cas de démence. En effet, pour garder un cerveau en meilleure forme possible, il faut l’utiliser ! 

Des professionnels peuvent venir à domicile pour faire de la stimulation cognitive avec votre proche. Vous pouvez également prendre 1h par semaine pour stimuler votre proche facilement grâce à la méthode MALO

Mais il n’y a pas que la tête à stimuler. Le corps a lui aussi des besoins !  Les activités physiques permettent de garder un corps dynamique, ce qui facilite les déplacements et l’autonomie dans les tâches de la vie quotidienne. 

Ce sont également des activités qui permettent de se détendre, de mettre la maladie de côté le temps d’un instant. 

L’activité physique peut être réalisée dans un club pour sénior, mais peut également être faite à domicile (se passer un ballon, faire des étirements…). Une activité de loisirs peut être considérée comme une activité physique (promenade, jardinage…). 

4 – Voyez-le comme il est à présent, et non pas comme il était avant.

Oui, votre proche a changé. Il n’est plus aussi autonome qu’avant. Il ne vous écoute plus forcément comme il le faisait avant (ou en tout cas, il oublie rapidement ce que vous lui avez raconté). 

Peut-être même qu’il n’a plus la même personnalité qu’avant, à cause de son angoisse ou de sa dépression. Ou tout simplement parce qu’il ne se souvient pas de certains moments heureux et malheureux de sa vie, et que nos souvenirs forgent notre personnalité. 

Mais vous ne pouvez pas vous adresser à votre proche comme vous vous seriez adressé à lui avant, même si vous regrettez le passé. 

Le temps et la maladie l’ont changé. Celui qu’il est actuellement a besoin de vous maintenant. Il n’a pas besoin que vous voyiez un fantôme à travers lui. Que vous le forciez à redevenir ce qu’il était. 

Tout faire pour retrouver la personne que vous pensez avoir perdue ne fera que vous faire souffrir, car ce que la démence prend, elle ne le rend pas. 

Mais cela fera également souffrir votre proche, car il sentira que quelque chose ne va pas, qu’il ne parvient pas à vous donner ce que vous attendez de lui. 

La plus belle preuve d’amour que vous pouvez avoir envers votre proche est de vous adapter au changement et d’apprendre à connaître la personne qu’il est devenu. 

Souvenez-vous que tout le monde change. Il a changé à cause des épreuves et de la maladie, mais vous aussi vous avez changé en vivant cela avec lui. Vous aviez même déjà commencé à changer tous les deux bien avant cela ! Qui peut dire qu’elle est restée la même en 30 ans ?

5 – Prenez du temps pour rester un couple ou préserver votre relation parent / enfant

couple et alzheimerAu fur et à mesure de l’évolution de la maladie, l’aidant devient les pieds, les mains et la tête de la personne atteinte de démence. 

L’aidant se retrouve à voir son proche comme il n’en avait pas l’habitude. Il le voit parfois nu, confus, sale, dépendant. 

Pour se protéger des émotions ressenties face à un proche en état de faiblesse, l’aidant adopte petit à petit une attitude de soignant et tente de mettre ses émotions de côté. 

Or vous n’êtes pas des soignants, qui à la fin de la journée rentrent chez eux auprès de leur conjoint aimant. Vous êtes le conjoint aimant ou l’enfant bienveillant ! 

Devenir neutre face à son proche, c’est le priver du plus important dans la vie :  les relations, l’amour, la tendresse. 

C’est aussi vous priver des émotions heureuses quand il vous fera un sourire parce qu’il vous aura reconnu, quand il vous remerciera d’avoir été près de lui tout au long de sa vie. C’est vous priver de tous ces gestes, de tous ces regards que l’on ne partage qu’avec une personne que l’on aime. 

Vous voudrez vous souvenir de la relation et du lien qu’il y avait entre vous. 

Alors, gardez en tête que vous êtes un membre de la famille. Et passez du temps ensemble, à faire des activités simples, mais qui vous rapprochent. Partagez ces moments qu’on ne vit qu’avec un proche. 

Vous pouvez faire de la pâtisserie ensemble (même s’il ne fait que mélanger la pâte et manger le gâteau).
Vous pouvez vous promener dans un endroit que vous aimez tous les deux ou qui est important pour vous.
Vous rendre au restaurant en amoureux (et parler du repas, de la décoration de l’endroit, du présent… pour éviter qu’il ne vous pose 10 fois les mêmes questions pendant votre repas en tête à tête…).
Vous amuser à vous prendre en photos en faisant des grimaces… 

6 – Ne cherchez pas à contredire votre proche atteint de démence

Quand une personne atteinte de démence vous raconte un souvenir, ne lui faites pas savoir que celui-ci est erroné. 

Soit cela la mettra en colère que vous remettiez ses souvenirs en questions et il vous dira qu’il n’est pas malade au point d’oublier tel événement. Ou qu’il n’est pas un enfant. Ou que vous ne pouvez pas savoir mieux que lui ce qu’il a vécu.

Vous argumenterez donc tous les deux pour avoir le dernier mot, et cela finira en dispute. Et à la fin, il restera convaincu que vous avez tort et que vous voulez le contrarier. 

Par ailleurs, il sera vraiment contrarié, ce qui ne fera qu’accentuer ses troubles (perte de mémoire, trouble de l’attention…).

Soit cela le rendra triste. Il réalisera à quel point la maladie a évolué. Au point qu’il se trompera peut-être sur la date de naissance de ses enfants, sur les noms des villes où il a vécu de nombreuses années… C’est un déchirement à chaque fois que la personne démente se rend compte qu’elle a perdu un souvenir. 

7 – Mettez en place des routines

Votre proche atteint de démence sera de plus en plus confus sur l’organisation des journées, sur les actes qu’il a à faire. 

Pour lui éviter cette confusion, vous pouvez dès à présent mettre en place des routines qui vont se graver dans sa mémoire au fil du temps. 

Par exemple, donnez-lui l’habitude de regarder son agenda tous les matins après le petit déjeuner. Ainsi, quand la maladie aura évolué, il aura l’habitude de regarder un agenda /carnet de notes laissé sur la table. Cela vous aidera à le garder informé des rendez-vous. 

Vous pouvez également lui donner l’habitude d’utiliser un téléphone pour séniors même s’il semble ne pas encore en avoir besoin. Cela lui permettra d’apprendre à l’utiliser avant d’être trop avancé dans la maladie pour réussir à apprendre de nouvelles choses. 

8 – Ne faites pas tout à sa place ! 

Pour rester autonome, votre proche a besoin de continuer à faire les choses. 

Pour certaines activités, il aura besoin d’aide. Cela ne veut pas dire que vous devez la faire à 100%.

Par exemple, s’il oublie de retirer les aliments du feu en cuisine, il est peut-être encore capable d’éplucher les légumes, de mélanger les préparations… Vous pouvez l’aider en vous occupant de la cuisson, ou tout simplement en lui rappelant de mettre un minuteur… 

Et si au final l’activité est moins bien faite que si vous l’aviez fait entièrement vous-même, est-ce que c’est vraiment grave ? Le mieux n’est-il pas que votre proche soit content d’avoir pu participer et de s’être senti utile ? 

9 – Rappelez-vous que votre proche a le droit à sa propre vie

Les personnes atteintes de démence se plaignent souvent de ne plus exister en tant que personnes, mais en tant que malades. 

Parce qu’elles sont malades, on a tendance à les surprotéger. 

On essaie de passer le plus de temps possible avec elles. De faire un maximum de choses possibles pour elles. De contrôler leur rendez-vous. De parler avec leurs soignants. D’informer leurs voisins de la situation… 

Mais du coup, ils n’ont plus aucune vie privée ! 

Les personnes malades gardent le droit de choisir elles-mêmes leurs vêtements, leurs relations. Elles peuvent avoir des activités de loisirs à elles seules. Vivre des choses sans vous en parler. 

Une bonne solution pour que votre proche puisse garder son jardin secret est de lui proposer d’aller en accueil de jour. Entouré de soignants il ne sera pas en danger, mais il pourra avoir des conversations avec les autres malades qu’il ne vous retranscrira pas. Ce sera sa bulle et il ne vous parlera des activités effectuées là-bas que s’il en a envie. 

10 – Soyez réaliste dans les attentes que vous avez envers vous-même.

Vous voulez aider votre proche à être heureux et à rester chez lui. Mais sans l’obliger à accepter de compromis.
Vous voulez aussi être performant au travail. Préserver votre relation de couple. Aider vos enfants au maximum à s’épanouir… 

Bref, vous voulez avoir des journées de 36h ! Malheureusement, pour les aidants comme pour les autres, cela n’existe pas. 

Il est important de vous fixer des limites dans l’aide que vous apportez à votre proche, sous peine de devoir négliger tous les autres domaines de votre vie. 

Ne risquez pas votre santé, ou vos relations familiales parce que vous souhaitez en faire trop. 

Ne culpabilisez pas quand vous laissez votre proche seul un week-end entier, ou quand il doit manger un plat préparé parce qu’il ne sait plus se faire à manger et que vous n’avez pas le temps de lui préparer un bon petit plat maison. Chacun fait ce qu’il peut dans la limite de ses capacités. 

Et surtout, tout le monde mérite d’être heureux et d’avoir du temps pour soi, vous y compris ! 

11 – Faites-vous aider !  

aide alzheimerAlors bien sûr, vous allez me dire : « Je veux bien prendre du temps pour moi, mais qui s’occupera de mon père dans ce cas? ». 

Beaucoup d’aidants ont le sentiment d’être indispensable, 24h/24. Pourtant, il y a plein de monde autour de vous qui pourrait faire ce que vous faites. Vous n’êtes pas irremplaçables pour les gestes techniques. 

Des professionnels peuvent donc vous aider pour le ménage, les courses, les repas, les traitements, l’hygiène… Les aides financières (telles que l’APA) peuvent financer le passage de ces professionnels à domicile.

Des bénévoles peuvent également effectuer certaines tâches sans contrepartie financière. N’hésitez pas à contacter le CLIC pour avoir des informations sur toutes les aides financières et les associations existantes.

Par ailleurs, votre proche a peut-être d’autres enfants, des frères ou des soeurs… qui peuvent donner un coup de main. Même en étant loin ! (Je vous donne des idées de ce que peuvent faire des gens qui ont peu de temps ou qui habitent loin dans cet article).

12 – Prenez du temps pour vous ! 

Enfin, quand vous aurez délégué les tâches à réaliser auprès de votre proche, du temps se libérera pour vous. 

Ne faites pas l’erreur de réinvestir ce temps dans votre activité professionnelle ou dans des tâches pour aider des enfants ou des amis. 

Non, ce temps, prenez-le pour vous. 

Inscrivez-vous dans un club de sport ou de loisir. Allez chez le coiffeur. Dormez. Téléphonez à des amis avec qui vous avez perdu contact… Les idées ne manquent pas ! 

Un.e aidant.e épanouie, c’est un aidé plus heureux. Votre proche sera soulagé de ne plus avoir l’impression d’être une charge pour vous, votre époux-se sera ravie que vous ne vous énerviez plus pour un rien le soir à cause de la fatigue. Et surtout, vous vous sentirez mieux et capable d’aider tout votre entourage sans la moindre crise de larmes !

 

A propos de l'auteur Amélie Wallyn

Ergothérapeute et co-auteur de la méthode MALO, je partage mes conseils et outils pour vous aider à maintenir votre proche à domicile le plus longtemps possible !

Ne partez pas sans nous laisser un petit commentaire :)

  • Merci pour ces informations…ma mère de 78 ans se retrouve depuis quelques temps déjà avec des troubles de la mémoire ( elle se souvient très bien du passé et beaucoup moins événements récents) au début je mettais ça sur le compte de la fatigue, le manque de concentration, ect…et je lui faisait remarquer ses erreurs ou ses oublis pour la stimuler et l’obliger à se rappeler ( votre article me fait prendre conscience que c’est peut-être une erreur de notre part…son mari agissant de la même façon)
    Après avoir vu son médecin qui l’a adressé à un spécialiste, nous sommes dans l’attente de ce rdv et un peu inquiet du diagnostic qui va tomber…
    Mais grâce à vos commentaires je vais pouvoir me comporter différemment avec elle et accepter ces changements en essayant de l’aider au mieux.

  • Merci pour cet article fort intéressant et réconfortant. Etant aidante pour ma maman atteinte de démences vasculaires (qui me perturbe beaucoup) ,votre article me permet de déculpabilisé et d’apprendre a me comporter dans ces moments de confusions totales .
    Pour le moment elle est hospitalisée mais je redoute et appréhende le retour à la maison car je ne sais plus ce qui est réel et ne l’ai plus pour elle .
    Maladie très difficile a accepté .

  • Je ne sais quelle maladie dégénérative a mon mari, mais à la lecture de votre article je le rends compte qu’il en a une et que je viens de vivre 2 années d’accompagnement épuisantes. Le désir qu’il « revienne » m’a guidée tout ce temps, avec le désespoir et la colère de le voir aussi absent et déconcertant dans ses réponses. Bref me voilà dans cette grande famille des « accompagnants »! Bonne nouvelle, je ne suis pas seule. Mauvaise nouvelle, il ne va pas « revenir ». Mauvaise nouvelle, je ne suis pas patiente…

    • Bonjour,
      Votre mari change et vous allez changer aussi, comme vous avez changé tout au long de votre vie. Par exemple si vous avez eu un enfant, ou formé un stagiaire ou un nouvel employé, etc. Vous verrez que cela peut aussi être très stimulant et vous apprendre beaucoup sur vous-même. N’hésitez pas à vous rendre dans des associations d’aidants qui vous donneront de nombreux conseils, mais qui proposent aussi parfois des activités pour l’aidant pour qu’il évacue le stress.

  • Bonsoir
    Ma mère âgée de bientôt 84ans, est très atteinte physiquement mais se déplace encore seule très difficilement mais seule quand même et refuse toujours déambulateur et canne sous prétexte qu’elle n’en a pas besoin. Elle ne sait presque plus non plus se servir de ses mains ni doigts rapport à une polyarthrite rhumatoide avancée. Elle a commencée à avoir de toutes petites pertes de mémoire il y a environ 15ans. C’est mon père qui s’occupait d’elle. Elle était régulièrement hospitalisée pour des malaises vagales ou autres. Quand mon père est tombé gravement malade, elle a eut un regain de santé de vitalité de mémoire et d’énergie incroyable, elle la soigné nuit et jour jusqu’à son décès. Il y a 11ans mon père est décédé elle vit donc seule. Cela fait maintenant 10 ans que sa mémoire se détériore de plus en plus, comme dans vos articles les 12 règles sont appliquées toutes sans exceptions, j’ai fait aménager sa maison lui ais obtenu une dame pour son ménage les infirmiers y passent 3 fois par jour ( car avant je faisais tout toute seule, préparation des medicaments l’entretien de son terrain j’ai meme refait des travaux de maçonnerie et de menuiserie sur sa maison .etc..) mais j’en suis tombée en dépression donc pour moi m ‘en sortir j’ai tout mit en oeuvre pour qu’elle soit aider et que je puisse me soigner. Maintenant je vais mieux. Malgré tout elle a toujours continuée à m’appeler jour et nuit pour un oui pour un non et continue toujours, mais en ce moment c’est sans arrêt , une simple crainte un simple stress (une simple mouche dans sa maison pour faire comprendre bien sûr) je suis les 12 règles depuis des années donc je ne la contredis jamais. Il n’est pas question qu’elle aille en ehpad ni en accueil de jour elle y est catégoriquement opposée mais ne veut pas venir vivre chez moi, elle ne veut que sa maison et moi je ne peux pas aller vivre avec elle cela m’est impossible. Que puis je faire d’autre ? pouvez vous me donnez des noms d’associations bénévoles qui pourrait l’aider car elle ne peux pas payer plus de personnes meme avec les aides financières de l’apa elle n’a qu’une retraite minimum et je n’ai que le rsa pouvez vous m’aider ? Merci de me répondre. Svp j’ai à nouveau besoin d’aide mais cette fois non payante et je ne sais plus vers qui me tourner car meme les A.S m’orientent toujours vers les mêmes aides qu’elle a déjà , merci.

    • Bonjour, malheureusement à un moment, on a fait le tour des aides financières possibles. Quel type d’aide aurait-elle besoin ? Pour quelle activité ?

      Il y a des associations d’accompagnement des personnes âgées qui peuvent passer, mais il s’agit plus d’occuper la personne une demie-journée par semaine et il faut pour cela que la personne ait suffisamment la santé car ce ne sont pas des personnels soignants. Vous pouvez demander au CLIC du secteur où vit votre mère s’il y a ce type d’association par chez elle.

      Vous pouvez expliquer la situation à votre mère. Car malheureusement, il n’est pas toujours possible de respecter les envies de domicile de son proche malade. Il est question de santé et de sécurité quand on arrive à un certain stade. Pourquoi ne pas envisager un accueil de jour dans un premier temps ? Même seulement une après-midi par semaine pour commencer. Cela l’habituerait un peu à ne pas être chez elle. Elle serait entourée de soignants pour la stimuler, la rassurer et qu’elle ne soit pas seule. Parfois, des accueils de jours sont possibles dans des ehpad avant que la personne n’intègre l’établissement. Cela lui permet de s’habituer doucement aux lieux et aux personnes.

      Vous pouvez aussi lui demander quelle autre solution elle envisage, pour qu’elle prenne conscience de la difficulté de la situation. Peut-être serait-elle d’accord pour revendre sa maison et utiliser une partie de l’argent pour payer des aides supplémentaires.

  • bonjour a 44 ans on vient de me diagnostiquer une leucoaraiose fazekas type 1, vos articles m’aident a me préparer et surtout a préparer mes proches; les médecins sont rassurant mais vos articles m’ont permis de me destresser .

  • Bonjour,
    Je me suis retrouvée ici en voulant me renseigner sur la maladie diagnostiquée ce matin à ma grand-mère. L’ Alzheimer. Je m’en doutais mais ne voulais pas y croire. J’espérais que c’était juste qu’elle ne voulait pas réfléchir, qu’elle avait un peu la flemme, avec l’âge, et que c’était juste plus facile pour elle de demander les choses que de chercher à s’en souvenir.
    J’ai bientôt 15 ans et c’est dur de se dire que sa grand-mère adorée, attentionnée, à l’écoute, a totalement changer. Dès qu’elle voit un vêtement elle le plie, dès qu’il y a un truc qui traîne elle le range, mais ne sais plus où…
    Mais je sais que le plus dur c’est mon grand-père qui le vit. C’est lui qui a la responsabilité de devoir lui rappeler plusieurs fois par jour quel jour on est, quels cachets il faut prendre, ce qu’il faut pour aller faire les courses, lui laisser un mot sur la table dès qu’il s’absente pour aller à la cave ou dans le jardin sinon elle s’inquiète… Il n’a plus de vie. Il ne pense qu’à elle et me dit dès qu’il en a l’occasion à quel point c’est dur et fatiguant. Et j’ai l’impression de ne pouvoir rien y faire. Alors je me renseigne, du mieux que je peux, maintenant que la maladie est déclarée pour de bon. J’ai l’impression d’agir trop tard et de ne pouvoir rien y faire. De ne jamais pouvoir retrouver ma grand-mère adorée que j’ai toujours connues pendant ma petite enfance. Cela me rends tellement triste. Je suis perdue et ne sais pas que faire pour les aider tous les deux. Ma grand-mère étant une personne assez solitaire elle ne côtoyait quasiment que son mari et la maladie l’a rendu encore plus têtue et introvertie. Je ne pense donc pas qu’elle accepterait de se faire aider à domicile même si cela va être le cas. J’espère que les rdv vont bien se passer et les aider tous les deux un maximum. Je les aime.

    Merci pour ses 12 précieux conseils.

    • Bonjour,
      J’espère que depuis votre message, votre grand-mère a accepté les aides. C’est souvent difficile au début, puis les professionnels finissent par entrer dans leur routine et dans la liste des gens qu’ils aiment voir. Les personnes âgées disent souvent non quand on leur propose de faire passer quelqu’un, puis au final, elles s’y habituent et appécient (j’ai écris un article sur le sujet si cela vous intéresse).

      Il n’est jamais trop tard pour agir. Vous pouvez empêcher la maladie de s’installer trop vite.

      Il n’est jamais trop tard non plus pour bichonner la relation que vous avez avec votre grand-mère. Vous ne ferez plus les mêmes activités et n’aurez plus les mêmes discussions. Cela ne veut pas dire que vous ne pouvez plus rien faire ensemble.
      Cela peut être des choses ordinaires pour nous mais incroyable pour elle. Ma mamie a adoré découvrir la nourriture chinoise. Ma belle grand-mère est émerveillée de voir qu’on peut se faire livrer de la pizza toute chaude et est fière de faire venir le livreur chez elle et de se dire que les voisins doivent la trouver moderne.

      Ca peut aussi être de nouvelles activités, comme faire une après-midi où vous vous faites des soins des mains. Ma mamie rigolait quand j’arrivais avec mes vernis et que du coup, les infirmiers remarquaient ses mains quand ils venaient pour son traitement du soir…

      Votre mamie est malade, mais elle est toujours là. Son amour pour vous est là aussi. Accompagnez-la en douceur et vous verrez que vous avez encore de beaux moments devant vous.

      • Merci beaucoup de votre réponse. Oui en effet depuis elle a accepter les aides et à affaire non seulement à un orthophoniste mais aussi à un motricien (ou du moins une personne qui veillera à ce qu’elle ne perde pas trop vite la mémoire des gestes).
        Merci encore votre commentaire m’a aidée, soulagée, et émue.
        Vous aidez des tas de gens tel que moi ces temps ci et je vous en suis très reconnaissante.
        Je vous souhaite une très belle soirée/journée.

  • Bonjour Madame,
    Je viens de découvrir vos premières fiches et j’ai lu l’article des 12 règles avec attention. C’est incroyable car c’est la description de ma vie, de mes angoisses et de mes réactions au quotidien.
    Je suis littéralement épuisée de m’occuper seule de ma maman de 85 ans qui, depuis un AVC suivi d’une chute, a vu son état mental et psychologique se dégrader peu à peu.
    Un séjour de 8 jours à l’hôpital en novembre, pour rien (et je m’en veux de ne pas m’y être opposée plus encore que ce que j’ai pourtant tenté de faire), l’a anéantie et a précipité la perte de toutes ses facultés mentales.
    Et comme vous le dites, je lui en veux de ne plus être la maman qu’elle a toujours été. Je me bats à chaque seconde pour la stimuler et la « faire revenir » et je me désespère de n’avoir que de piètres résultats.
    Je suis l’objet, comme vous le décrivez, de son agressivité, de ses accusations et, pire, j’ai la sensation de ne plus être, dans les faits et dans son esprit, qu’une « domestique » polyvalente (infirmière, aide-soignante, secrétaire, femme de ménage) mais plus sa fille.
    Je fais tout ce que je peux, et bien plus encore je crois, mais je culpabilise de ne pas être à la hauteur, de la bousculer souvent en paroles, de lui tenir rigueur de « ne plus être là ».
    Et je ne veux pas qu’elle quitte sa maison… je veux tenir au maximum.
    Je suis seule au monde, je n’ai qu’elle.
    Je suis perdue.
    Merci dans tous les cas de ce que vous faites.
    Bien à vous.

    • Bonjour, je vous conseille vivement de trouver une association d’aide aux aidants pour trouver quelqu’un à qui parler de ce que vous ressentez. Toutes ces émotions négatives peuvent faire beaucoup de tord à votre santé. On sent que vous faites le maximum. Mais faire son maximum ne signifie pas réaliser l’impossible. Et petit à petit, il faut malheureuement lâcher prise et accepter que les choses ne seront plus jamais comme avant. Et vous concentrer uniquement sur son bonheur mais aussi sur le votre et sur la qualité de votre lien. Parfois, il vaut mieux une toilette de moins mais une relation épanouie entre l’aidant et l’aidé. Ou alors un soin effectué par une autre personne. Ca ne signifiera pas que vous abandonnez votre mère… mais que vous voulez garder ce temps pour passer un bon moment avec elle. Remplacer un soin par un goûter à deux par exemple…
      Meilleurs voeux à vous.

    • Chère Isabelle,
      Je partage mon experience avec vous car je vie en ces moments les mémes sensations que vous avec mon père de 80 ans , il vie avec ma mère de 81 ans qui ne supporte plus que papa ne soit plus le même ou qu’il change de jour en jour,,, sachez que l’amour que nous transmettons à nos parents est UNIQUE!!!! seuls les instants que nous passons avec eux en essayant au MAX de maintenir le cap qui compte,,,,comme nous malheureusement, il y’ a des millions de gens qui souffrent au quotidien , j’espère que votre maman se porte bien ,
      mes salutations les plus sincères.
      Fatia,

    • Isabelle, vôtre message m’a bcp ému car il correspond à ma situation
      10 ans que je m’occupe de ma mère qui avait été hospitalisée suite à une grosse dépression.
      Elle a passé 10 ans avec des hauts et des bas et maintenant à 82 ans elle recommence à perdre la tête.
      Je ne veux pas la faire hospitaliser à son âge ce serait catastrophique , elle aurait besoin de consulter un psychiatre mais elle ne veut plus en entendre parler.
      Moi je fais ce que je peux avec ma peine et mon chagrin comme compagnie,
      Et pour clore le tout mon compagnon qui me dit « qu’elle fait Ch*** et qu’elle n’avait qu’à se faire en****** au lieu de rester seule … » je n’adhère pas évidement à ces propos mais c’est très dur.
      Merci pour vôtre témoignage,
      Et bon courage également .
      Corinne

  • Bonjour je découvre ce site très intéressant et me permets de poser une question. Ma mère qui a plus de95 ans commence a avoir des trous de mémoire et des confusions. Je ne sais pas s’il faut la laisser dans son erreur ou lui faire remarquer qu’elle se trompe ou perd la mémoire ou l’obliger à corriger et retrouver le nom perdu pour la stimuler. Je me sens dépassée. Merci bien

    • Bonjour, il vaut mieux passer à autre chose. Si elle a une démence, elle ne pourra pas reconnaître ses troubles car un des symptômes est de ne pas avoir conscience de la maladie. Si ce n’est pas une démence, cela va l’angoisser de se rendre compte qu’elle perd la mémoire ou l’attrister. Il vaut mieux la laisser dans son erreur. Et si elle cherche un mot ou un prénom, le lui donner tout simplement, comme si ce n’était pas grave. Par contre, je vous encourage à en parler à son médecin. Parfois, les pertes de mémoire ne sont pas le signe d’une maladie grave mais juste d’une fatigue ou d’une carence alimentaire par exemple. Cela peut permettre au médecin de détecter une maladie facile à traiter.

  • Bonjour,

    Je découvre votre méthode et me demande si ce n’est trop tard pour papa âgé de 80 ans, diagnostiqué démence vasculaire il y’a 2 ans et demie. En effet, il est alité depuis presque 10 mois. Jusque là il faisait des crises tous les 2 mois environ et la crise durait 3 jours environ jours et nuit mais depuis 2 semaines, il a fait 2 crises l’une derrière l’autre à intervalle d’une et depuis ( cela fait 2 semaines maintenant) cela devient vraiment difficile car c’est jour et nuits sans arrêt : cris, pleurs, hallucinations, souhait de partir etc…, vraiment très peu de répit pour moi qui suit son aidante.
    Le souci c’est qu’il ne fait rien depuis de nombreuses années, il n’aime pas la télévision, il est analphabète donc ne lit pas, aucune occupation lorsqu’il était valide, et pareil aujourd’hui évidemment, c’est donc le néant.
    Désert médicale, le seul traitement qu’on lui a donné c’est risperdal et haldol, et cela ne lui a pas du tout réussit. Et le seresta ne semble faire aucun effet…
    Perte de son fils aîné il y’a 6 ans, et perte de maman il y’a 1 an.
    Je suis impuissante face à cette situation et je fais tout pour qu’il n’aille pas en EPAHD mais je ne sais plus quoi faire car devient difficile et fatigant.
    Que faire ?
    Désolée pour là longueur du message.
    Bien à vous,

    • Bonsoir,
      Malheureusement il est nécessaire de savoir lire pour utiliser la Méthode 🙁

      Est-ce que peut-être il bricolait ? Il peut trier des vis en fonction de leurs tailles par exemple.

      Est-ce qu’il aime jouer à des jeux de société ? Certains ne nécessitent pas de savoir lire. Quels jeux proposer à un proche qui ne sait plus parler ou lire ?

      Sinon il y a des livres de photographies qui peuvent lui plaire (pas pour le stimuler mais pour lui servir de loisir).

      Faites attention à votre santé aussi. Votre proche n’y gagnera rien si vous craquez.
      Pensez à des relais par des professionnels à domicile.

    • Bonjour,
      Si cela ne vous fait pas de mal d’y aller tous les jours, ce n’est pas un souci. Par contre si cela est une contrainte pour vous, il faudrait travailler sur ce sentiment de culpabilité. Trouver la raison de cette émotion. Il y a des associations destinées aux aidants dans lesquels des psychologues proposent des temps d’écoute. On pourrait également vous y suggérer des lectures sur le sujet.
      c’est important de rester au centre de sa vie, de comprendre et gérer ses émotions pour ne pas les subir. Et parfois, quand elles deviennent un peu trop envahissantes, il est bon d’avoir un point de vue extérieur et professionnel pour nous aider à les comprendre.

    • Bonjour
      Je viens d’avoir le diagnostic qui concerne mon mari DFT je suis très inquiète mais a la lecture de vos articles je me sens un peu rassurée merci de vos conseils que je vais m’efforcer de mettre en pratique j’avoue que je suis un peu paniquée devant cette maladie qui me fait peur. Le plus difficile à vivre c’est que je vis avec quelqu’un que je ne reconnais plus je m’adapte mais j’ai l’impression de vivre avec un étranger après 59 ans de mariage…
      Cordialement
      C F

      • Bonjour,
        C’est en effet une maladie très difficile car elle modifie le comportement de la personne. Il ne faut pas culpabiliser si des fois cela vous décourage ou vous mets en colère. Les personnes atteintes de DFT peuvent parfois être très vives dans leurs réactions et mettre à bout leur aidant.
        N’hésitez pas à trouver un groupe d’aidant proche de chez vous, ou une personne (amie ou professionnelle) qui connait la maladie et qui pourrait vous écouter sans juger. Cela vous fera le plus grand bien de pouvoir exprimer ces émotions difficiles et de trouver des conseils pertinents pour le quotidien.

  • Vos conseils et recommandations sont hyper précieux. ils permettent de se re-situer avec de nouvelles réflexions.
    c’est un encouragement certain, merci

  • Vraiment merci pour vos conseils tout autant pédagogiques que précieuux.

    Mon papa, 85 ans a une leucopathie vasculaire, avec troubles mnésiques.

    Cela va m’aider ainsi que ma maman à appréhender cette pathologie différemment.

    Bien cordialement,

    Françoise

  • Félicitations à vous et grand merci Madame Wallyn pour vos articles et votre blog qui sont clairs, précis et qui encouragent.

    Jean Pierre LAURENDEAU

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