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Vivre avec une personne atteinte d’Alzheimer ou d’une autre démence, c’est vivre des situations difficiles.
La personne s’énerve rapidement, elle pleure. Une simple activité peut alors devenir un parcours du combattant quand la personne atteinte de démence refuse de la faire. Elle peut se mettre à hurler, à insulter, à griffer…
Dans cet article, je vais évoquer différentes situations dont m’ont parlé mes lecteurs.
Car quand la personne atteinte d’une maladie d’Alzheimer ou apparentée surréagit, il suffit parfois de comprendre ce qui se passe dans sa tête pour désamorcer la crise en douceur. Ce qui n’est pas toujours simple, car la personne ne voit plus forcément le monde de la même façon que nous.
Pourquoi les personnes atteintes de démence sont-elles plus sensibles ?
Quand Mme A, atteinte d’Alzheimer, crie et hurle pour ne pas aller chez le médecin.
Quand Mr B, atteint d’Alzheimer, accuse son aide-soignante de lui avoir volé ses affaires.
Quand Mme C, en larmes, jette son gilet à la poubelle et s’enferme dans la salle de bains.
Quand Mme D hurle et frappe chaque soir pour ne pas prendre sa douche.
Listes des raisons qui entraînent ses crises le plus souvent
Agressivité, colère, larmes… 13 techniques pour désamorcer la crise !
Pourquoi les personnes atteintes de démence sont-elles plus sensibles ?
Les personnes atteintes de démence sont très vite fatiguées. Tous leurs gestes, toutes leurs conversations leur demandent un effort. À la fin de la journée, elles n’en peuvent plus, sont sur le bords des nerfs.
Finalement, elles réagissent comme nous réagirions en cas d’épuisement.
De plus, elles ont souvent l’impression d’être débordées. Puisque tout leur demande beaucoup de concentration et de temps, elles se retrouvent à vivre dans un monde qui va trop vite pour elles. En plus de la fatigue, elles sont alors sensibles au stress. Et passent du rire aux larmes et à la colère au moindre incident.
Par ailleurs, c’est assez difficile d’accepter sa pathologie. Petit à petit, on arrive à faire de moins en moins de choses. On devient dépendant pour tout. Ça peut être difficile à supporter et à accepter. De ce fait, elles sont sensibles aux larmes ou à la colère quand elles n’arrivent pas à faire quelque chose et qu’elles ont encore la conscience de leurs troubles.
Quand la maladie avance et que la personne est atteinte d’anosognosie, elle est angoissée parce qu’elle ne comprend plus le monde qui l’entoure. Son cerveau invente des explications pour justifier tout ce qui lui semble étrange. Et ces justifications sont parfois angoissantes : un vol, une intrusion dans son domicile, un kidnapping, etc.
Il est aussi possible que la personne mélange fiction et réalité. Et donc que les évènements angoissants des séries se passent dans sa propre vie. Elle peut donc vous raconter qu’il y a eu un incendie chez elle, qu’elle a vu son voisin se faire agresser dans la rue, ect. La personne vie alors dans un univers sous tension puisque les séries et films sont conçus pour éveiller un maximum d’émotions.
Quand Mme A, atteinte d’Alzheimer, crie et hurle pour ne pas aller chez le médecin.
Chaque fois que vous l’emmenez chez le médecin, Mme A lutte pour ne pas y aller. Vous la prévenez, vous essayez de la rassurer… rien à faire. Elle hurle, se tient aux portières pour ne pas entrer dans la voiture.
Vous finissez par devoir la faire entrer de force, ou par annuler un rendez-vous pris un an à l’avance.
Dans la voiture, elle crie. Elle a peut-être même déjà essayé de se sauver de la voiture.
Arrivée chez le médecin, elle se renferme et ne répond à aucune question. Le bilan est faussé et vous ne pouvez que parler des troubles du comportement au médecin, sans pouvoir évaluer les troubles cognitifs.
Le médecin a proposé de venir au domicile et Mme A s’est alors comportée différemment. Il s’est avéré qu’elle se sentait mal à l’aise dans la salle d’attente entourée d’inconnus, puis dans le cabinet du médecin qu’elle ne connaissait pas et où elle ne se sentait pas en sécurité.
La personne atteinte de troubles cognitifs a plus de mal à analyser toutes les informations visuelles/sonores/olfactives, etc. Du coup, son cerveau surmené envoie un message de danger. Et comme la personne n’est pas en mesure de s’exprimer ou de se raisonner, tout ce qu’elle trouve à faire c’est fuir et crier.
Quand Mr B, atteint d’Alzheimer, accuse son aide-soignante de lui avoir volé ses affaires.
Mme B a une discussion avec son mari, énervé.
– Que se passe-t-il ?
– La soignante a volé mon téléphone.
– Tu ne le trouves pas ?
– Non puisqu’elle me l’a volé.
– Mais enfin, pourquoi aurait-elle fait ça ? Tu as juste dû le déplacer.
– Tu me prends pour un fou ? Je sais très bien où devait se trouver mon téléphone et il n’y est pas. Je te dis qu’elle l’a volé ! Je ne suis pas sénile quand même !
– Tu as déjà perdu ton téléphone chéri, et on l’avait retrouvé.
S’en suit une dispute violente où Mr B, auparavant si calme et poli, insulte sa femme qui se met à pleurer.
Mr B. est manifestement en souffrance. Sa maladie fait qu’il n’a pas conscience de ses troubles alors il ne comprend pas pourquoi sa femme ne le croit pas.
Mme B, en n’entrant pas dans le jeu, ne fait qu’accentuer la colère de Mr B. À ce stade de la maladie, il n’est plus capable d’écouter les arguments, d’avoir une pensée raisonnée. Discuter ne fait que renforcer la sensation de Mr B que tout le monde le prend pour un fou, pour un faible.
Quand Mme B a compris que ce n’était pas la bonne méthode, elle s’est mise à entrer dans le jeu de son mari pour qu’il ne se sente pas agressé, et pour qu’ils ne se disputent plus.
Ainsi, quand il perdait un objet, elle le cherchait de son côté puis expliquait à son mari que c’est elle qui l’avait déplacé pour faire le ménage. Elle allait même jusqu’à faire semblant d’appeler l’aide-soignante et à dire à son mari que celle-ci s’excusait d’avoir posé les lunettes au mauvais endroit au moment où elle l’avait aidé pour la toilette.
Même si Mr B râlait quelques minutes contre la personne qui avait soi-disant déplacé ses affaires, il ne se mettait plus dans de tels états de colère. Sa colère était le reflet d’une incompréhesion de la situation.
Quand Mme C, en larmes, jette son gilet à la poubelle et s’enferme dans la salle de bains.
Mme C. est au début d’une maladie de type démence qui est encore à diagnostiquer.
Ce jour-là, elle est souriante. Sa fille lui propose une promenade dans le parc à côté de chez elle. Mais au moment de mettre son gilet, ça dérape.
D’un coup, sans raison apparente, Mme C fond en larmes, jette son gilet et s’enferme dans la salle de bains dont elle ne veut pas sortir.
Après un moment, la famille de Mme C s’est rendue compte que boutonner les vêtements était devenu difficile pour Mme C. Elle se sentait honteuse chaque fois qu’elle se retrouvait en difficulté pour un geste qui semble pourtant si simple.
Il a alors suffit de modifier petit à petit la garde-robe de Mme C. Certains vêtements ont été remplacés par des systèmes avec une fermeture zippée, d’autres ont simplement été modifiés pour que les petits boutons soient remplacés par des crochets ou de gros boutons ovales plus faciles à prendre en main.
Mme C a pris du plaisir à renouveler sa garde-robe pour être à la mode et confortable. Elle a passé un bon moment avec sa fille dans les magasins.
Quand Mme D hurle et frappe chaque soir pour ne pas prendre sa douche.
Tous les soirs, Mme D s’énerve et refuse de prendre sa douche. Quand sa fille insiste, elle argumente et crie. Ce qui fait que toute sa famille est tendue quand le soir approche. Toute la routine est redoutée par tout le monde.
Prendre une douche signifie que Mme D. doit penser à plusieurs choses à la fois : se déshabiller, trouver la salle de bain, allumer la salle de bain, entrer dans la douche, se mouiller après avoir trouvé la bonne température, se laver sans oublier une zone…
En même temps, elle ne se sent pas en sécurité sans vêtements.
Et elle se sent peut-être infantilisée quand on lui dit d’aller se doucher, comme si elle ne pouvait pas y penser elle-même. (Elle n’a pas conscience qu’elle oublie régulièrement de le faire)
Le cerveau de la personne souffrant d’une démence type Alzheimer ne peut pas traiter toutes ces informations en même temps. Pour Mme D, refuser de prendre sa douche, c’est se protéger de toutes ses émotions stressantes et douloureuses.
Dans cet article, je vous donne de nombreux conseils pour que la toilette se passe sans larmes et pour aider la personne atteinte d’Alzheimer ou apparentée à faire un maximum de choses elle-même lors de la toilette.
Listes des raisons qui entraînent ces crises le plus souvent
- de penser à plusieurs choses en même temps (par exemple, toutes les tâches liées à la prise d’un bain)
- essayer de faire quelque chose dont ils ne sont plus capables
- le fait que l’aidant soit contrarié
- la peur de sembler faible ou incapable de faire quelque chose (par exemple, la peur de ne pas savoir répondre aux multiples questions du médecin).
- être pressé. Les personnes atteintes de démence ont besoin de plus de temps pour faire les choses, et les personnes âgées en général ont des mouvements plus longs et difficiles.
- ne pas comprendre quelque chose qu’on lui a demandé, qu’il a vu ou qu’il a entendu
- la fatigue ou la douleur (on sait tous l’effet que la fatigue peut avoir sur notre patience et nos émotions)
- ne pas réussir à se faire comprendre à cause des troubles du langage
- être traité comme un enfant. Un adulte qui perd la mémoire reste un adulte. Imaginez si vos enfants vous parlez comme si vous étiez des bébés ?
- une « invention » du cerveau pour expliquer ses oublis : porte-feuille volés qui a en fait été déplacé par la personne malade, enfant en danger parce qu’il n’a pas répondu au téléphone (alors qu’ils se sont déjà appelé 3 fois aujourd’hui), etc.
- angoisse du soir avec le syndrome de coucher de soleil (j’en ai fait tout un article, car cela concerne énormément de personnes et a de grosses conséquences sur le sommeil et le risque de chutes)
Agressivité, colère, larmes… 13 techniques désamorcer la crise !

- Si votre proche se met soudainement à être plus sensible aux crises de larmes ou d’angoisse, vérifiez que son traitement n’a pas été changé récemment. Cela peut-être la conséquence des effets secondaires d’un nouveau traitement, ou d’un sous-dosage suite à la diminution d’un traitement. Parlez-en avec son médecin.
- Comme je le dis souvent aux familles, il ne faut pas tout faire à la place de la personne atteinte de démence pour qu’elle continue de se sentir utile et pour qu’elle garde son autonomie. Par contre, il faut surveiller la personne pour savoir si une activité la stresse ou la contrarie.Dans ce cas, vous pouvez intervenir en faisant l’activité à sa place en faisant diversion, pour qu’elle n’ait pas l’impression que vous la jugez trop faible.
Exemple : « Oh, j’adore faire la vaisselle, ça me détend. Est-ce que je peux la finir ? »
ou « Je finis la vaisselle. Prépare-moi un bon café! ». - Créez des routines pour limiter le stress. Les réactions extrêmes sont liées au stress, au fait que les choses soient confuses pour la personne atteinte d’Alzheimer et qu’elles se passent trop vite.
En créant des routines, la personne aura à quoi s’attendre.
De même, laissez au maximum ses objets aux mêmes emplacements, même si les rangements dans son logement ne vous semblent pas logiques. Elle se sentira plus détendue dans un endroit connu.
- Simplifiez les activités. Vous pouvez trouver des objets qui demandent moins de manipulations (pour les vêtements par exemple), raccourcir la durée de certaines activités. Planter un seul légume plutôt que plusieurs avec des modes de plantation différents…
- Proposez les activités au bon moment de la journée. La personne peut se sentir fatiguée après les repas ou le soir. Il faudra peut-être proposer la toilette au matin, mais après le petit-déjeuner pour que son corps soit moins ankylosé… On sait également que les personnes âgées ou atteintes de maladie de type démence sont très agitées au coucher du soleil, c’est un symptôme à prendre en compte avant de proposer une activité.
Les personnes souffrant d’Alzheimer restent des personnes comme les autres, et nous avons tous notre propre rythme. Par exemple, ne me demandez pas de faire une activité qui demande de la concentration le soir, sinon, cela me stresse. Et vous ? - La personne malade peut se sentir anxieuse quand elle doit penser à plusieurs choses à la fois. Veillez donc à découper les étapes.
Par exemple, pour qu’une personne puisse se laver, il sera parfois nécessaire de lui dire :
« Déboutonne ta chemise »…. « Très bien »… « Maintenant, enlève ta chemise »… « Tout va bien »… « Maintenant, tu peux entrer dans la douche »… Tout se passe très bien. « Je vais allumer l’eau »…
Ainsi, la personne ne réfléchit pas à de nombreuses choses à faire. Elle sait enchaîner chaque acte simple alors qu’elle aurait été incapable de se laver si vous lui aviez demandé de le faire. De plus, elle est rassurée après chaque étape.
- Quand la personne commence à s’agiter, c’est probablement qu’elle est en état de stress. Arrêtez donc ce que vous étiez en train de faire pour lui laisser le temps de se calmer et se détendre. Forcer ne fera qu’entraîner les cris. Vous irez parfois plus vite en faisant des pauses entre chaque début de crise qu’en voulant forcer les choses.
- Si possible, éloignez-vous ou éloignez la personne quand elle commence à s’agiter. En changeant de contexte et d’environnement, la personne pourrait oublier ce qui l’a stressée et elle pourrait se calmer.
- Restez calme. Vous risquez de perdre votre sang-froid avec une personne qui a des réactions extrêmes ou qui est incapable de faire ce qui semble être une tâche simple. Mais cela va accentuer le stress de la personne qui extériorisera se stress en se mettant en colère ou en pleurant.C’est normal de perdre parfois son sang froid quand on aide au quotidien une personne souffrant d’Alzheimer. Mais dans ce cas, sortez un moment, prenez une grande respiration jusqu’à être calmé. À votre retour, essayez d’aborder le problème calmement ou passez le relais à une autre personne.
Il est même probable qu’à votre retour, votre proche ait oublié que la situation était tendue entre vous et que c’est ce qui a provoqué votre départ.
- Si une personne cri ou pleure, n’essayez pas d’argumenter et de la raisonner pour qu’elle accepte finalement de faire l’activité.Lorsqu’une personne atteinte de troubles cognitifs est bouleversée, sa capacité de penser et de s’exprimer.décline encore plus.
Il ne sert à rien de discuter avec elle ou d’argumenter et cela peut même aggraver la situation, car la personne s’imagine que vous êtes en colère et elle cherche donc à se défendre.
Il vaut mieux changer de sujet ou d’activité le temps que la personne se calme et oublie.
- Ne touchez pas la personne. Elle pourrait avoir l’impression que vous tentez de l’immobiliser. Retenir une personne ne fera que la mettre plus en colère. Ne retenez votre proche qu’en cas d’extrême nécessité (lors d’une mise en danger). Pour certaines personnes, même un tapotement dans le dos ou le fait de lui tenir la main sera vécu comme une agression.
- Faites le vide autour de la personne. Faites sortir des personnes de la pièce, éteignez une télévision… La personne a probablement trop d’informations à traiter en même temps. Elle se sent en danger (par exemple parce qu’elle pense que la voix de la télévision appartient à quelqu’un qui se trouve chez elle et la regarde).
- Après une crise, décrivez la situation de façon aussi précise que possible sur un cahier. Cela vous aidera à repérer des éléments déclencheurs.
Est-ce la présence de plus d’une personne dans la pièce ? Est-ce la présence d’une personne précise ? Une pièce en particulier ? La peur de l’eau ou du noir ? Une activité potentiellement difficile ? La peur de sortir de chez soi ? Souvent, on est surpris par les causes qui déclenche une crise.
Une fois avec une aidante, nous avons découvert que sa mère était bien plus sensible les jours où sa fille lui rendait visite avec les cheveux attachés. Difficile de savoir pourquoi. Ca pouvait être parce qu’elle ne la reconnaissait pas. Parce que sa fille attache ses cheveux en général les jours où elle est fatiguée et pressée et donc de moins bonne humeur. Ou tout autre chose. L’important est d’avoir trouvé ce qui perturbait la maman et d’avoir pu agir sur ce problème. C’était finalement simple à régler (même si ca n’a bien sûr pas tout résolu)
Il est possible que vous ayez l’impression qu’aucune de ces solutions ne fonctionnera chez vous.
Vous vous dites sûrement que votre proche est un cas à part. Comme la majorité des familles !
Dans ce cas, n’hésitez pas à parler à d’autres aidants dans les associations ou sur internet pour vous rendre compte que vos histoires sont plus similaires que vous ne l’imaginez et pour recevoir leurs conseils.
N’hésitez pas également à vous faire aider. Cette sensation que vous avez que rien ne fonctionnera peut être le signe d’une dépression, d’une surcharge émotionnelle. Prenez alors le temps de déléguer vos tâches à un professionnel pour avoir le temps de vous reposer et de vous faire du bien.

Merci de ces explications simples mais qui sont si justes et aident à prendre du recul
Merci pour l’info . Je travaille avec les personnes âgées et je les comprends mieux grâce à vos bonnes connaissances.Et je suis du Quebec.
Merci ! Ravie de pouvoir vous aider à accompagner les personnes atteintes de troubles cognitifs.
Merci
je ne manquerai en pratique
Merci pour tous ces renseignements ils m’ont permis de me rendre compte que je fais partie de ceux qui ont beaucoup de similitudes avec cette maladie. Je comprends que je ne suis qu’au début puisque je me rends compte de la dégénérescence de mes aptitudes et l’anxiété que cela me procure car je suis de plus en plus fatiguée malgré l’aide d’une aide à la personne à la maison. Merci encore salut
Vos informations sont forts intéressantes ainsi que la suggestions des moyens à apporter! Ça donne de bons outils! Gratitudes! ☺️
Trés utile, merci
Merci vos conseils m aide à être plus patiente. Mon mari est au début de la maladie d Alzheimer et est encore autonome pour beaucoup de chose, mais ces oublis sont important.
Bonjour .maman a Alzheimer depuis 4 ans . Par moment elle ne reconnaît pas mon père . Elle le prends un intrus et cela peut durer une matinée. Elle devient hargneuse ; sur la défensive .il a réussit une fois a la calmer avec un album . Lors de la dernière crise elle a voulut partir et a ouvert la porte en criant . Comment peut-il gérer ses crises ? H
Bonjour, Est-ce qu’elle a conscience d’être mariée et recherche son mari en version plus jeune ? Est-ce qu’elle recherche ses parents ? est-ce qu’elle se sent chez elle ? Si elle se sent plus jeune (qu’elle est retournée dans le passé), cela peut être difficile à entendre pour elle que cet homme âgé est son mari et il vaut mieux ne pas insister. Il vaut mieux se présenter juste en indiquant son prénom et en disant qu’il vit là lui-aussi et ne lui veut pas de mal. et s’il insiste, comme un ami de la famille, ou un soignant (si elle a conscience des soins) ou un éducateur (si elle se sent jeune fille et qu’elle est allée dans un pensionnat), etc.
un grand merci,ces exemples,nous les vivons, vos suggestions nous permettent de mieux comprendre ,d’essayer la prevention, de moins culpabiliser .Ces personnes devellopent une telle sensibilité ,cette fragilité est difficile a gerer ,conscientes de leur difficulté ,elles sont adultes ,nous pouvons echanger d’adulte a adulte et en meme temps nos mots peuvent devenir leur maux.MERCI
bonjour
je m appel David . ma maman qui as 88 ans est hospitalisée depuis 2 mois suite a une chute et un covid . la chute lui a fracturé la malléole qui c est bien remis et le covid aussi .
depuis son hospitalisation elle as des trouble cognitif et une démence .
la semaine dernière elle as fait un AVC qui as était pris relativement tôt . elle as une paralysie partiel cote droit et des difficultés a s exprimer mais qui s améliore de jour en jour .
par contre ses troubles cognitif et sa démence son pour moi difficile a gérer . si je vais la voir 2 heurs , la première heur est très bien avec un dialogue calme mais la deuxième elle s énerve et ne cesse de réclamer et de pleurer son frère de 92 ans qui ne peut pas venir puisqu’ il alité chez lui et elle le vois 1 fois par ans . ma mère crie énormément son nom tellement elle est frustré de ne pas le voir . je lui ment en lui disant qu’ il ne peut pas venir car il ne conduis plus et qu’ il habite loin mais malheureusement rien ni fait .
je suis triste et ne sais plus comment réagir face a cette situation .
y as t il une personne qui pourrais m aider svp a calmer ses peur et ses angoisse que je n arrive plus a gérer .
elle est actuellement en neurologie
Bonjour,
Est-ce qu’elle a encore conscience de l’âge qu’elle a ? Peut-être qu’elle pense à son frère comme à celui qu’elle connaissait quand elle était petite. Peut-être qu’elle l’appelle parce que c’est toujours lui qui la protégeait. Et de ce fait, cela n’a pas de sens pour elle d’entendre qu’il ne conduit pas et vit loin, puisque c’est un enfant ou ado sans permis. Si c’est cela, peut-être que l’on peut lui dire que son frère est au courant qu’elle est ici, qu’il est parti faire ce qu’il faisait quand il était jeune (au travail ?)
Appeler son frère serait alors le signe qu’elle a besoin d’être rassurée. Peut-être que du bruit l’inquiète à l’hôpital, qu’elle a peur de rester seule et d’être oubliée, ou autre angoisse à définir.
Si elle a bien conscience de leurs âges et des difficultés de chacun, peut-être qu’il est possible de s’arranger pour faire un appel vidéo ? (Si un aidant se trouve aussi chez son frère pour gérer la partie « technique »)
Vraiment intéressant merci!