Amélie Wallyn

Alzheimer : quelques conseils pour une toilette qui se passe bien !

Aujourd’hui, je voulais aborder le sujet de la toilette. La toilette peut en effet devenir très difficile pour une personne qui a la maladie d’Alzheimer. Et ce n’est pas toujours facile pour l’aidant de savoir comment aider son proche sans trop en faire et surtout de savoir comment lui faire accepter cette aide. 

Pour vous aider dans votre quotidien d’aidant, je vais vous proposer quelques gestes à adopter. Je vais également vous proposer différentes solutions pour un même problème, qu’il faudra tester en fonction de votre situation et de votre proche.

Sommaire :

(cliquez sur les titres pour vous rendre directement à la partie de l’article qui vous intéresse) :

  1. Pourquoi faire sa toilette peut devenir difficile quand on a Alzheimer ?
  2. Comment lui faire comprendre qu’elle ne doit pas remettre les vêtements sales dans l’armoire ?
  3. Comment choisir les vêtements que portera votre proche ? 
  4. Comment aider votre proche à s’habiller ?
  5. Comment lui faire accepter de se déshabiller ?
  6. Comment lui faire accepter l’aide à la toilette ?
       6.1 Si malgré tout vos efforts, la toilette se passe mal
       6.2 Pour sa santé faites attention à …
  7. Comment lui faire accepter l’aide à la toilette par un professionnel ?
  8. Comment l’aider à conserver une bonne hygiène dentaire malgré Alzheimer ?

N’hésitez pas si vous avez d’autres conseils à donner aux autres aidants : indiquez-les moi dans les commentaires et je les ajouterai dans cet article que j’ai voulu complet, mais qui peut toujours être amélioré.

 

Pourquoi faire sa toilette peut devenir difficile quand on a Alzheimer ? 

 

  • Il ne se rend pas compte de ses difficultés et pense se laver aussi bien qu’auparavant (et pourtant il se lave mal, ou ne se lave plus).
  • Il a des difficultés à s’organiser, ne sait plus par quoi commencer, s’angoisse devant l’ampleur de la tâche.
  • Il ne comprend plus comment utiliser certains objets et a des difficultés à faire certains gestes (se brosser les dents, se raser…).
  • Il ne parvient plus à identifier à quoi sert chaque produit et ne sait plus forcément lire l’étiquette.
  • Il n’est plus forcément capable de demander de l’aider, de poser des questions, de faire comprendre ce qui ne va pas.

 

Comment lui faire comprendre qu’elle ne doit pas remettre les vêtements sales dans l’armoire ?

alzheimer vêtements salesUn malade Alzheimer, en perdant ses repères, n’arrive plus à faire la différence entre deux choses semblables comme une cuillère propre et une cuillère sale, un pull propre et un pull taché.

Les solutions qui s’offrent à vous :

  • lui proposer de mettre ses vêtements dans le panier à linge chaque soir (même s’ils ne sont pas sales).
    C’est une habitude à lui faire prendre. Placez le panier à linge dans la pièce où la personne se change. Vous pouvez mettre une grande affiche au dessus du bac à linge pour lui rappeler d’y mettre ses vêtements le soir. Si la personne n’est plus capable de lire, n’hésitez pas à lui faire une affiche avec des dessins de vêtements.
  • Déplacer l’armoire dans une pièce où la personne ne se rend pas et préparer (ou faire préparer) ses vêtements pour chaque jour.
    Je ne propose pas de fermer l’armoire à clef, car cela pourrait être source d’incompréhension et de frustration pour la personne qui essaierait chaque jour d’ouvrir son armoire. Elle pourrait s’énerver de ne pas y arriver, et cela renforcerait des troubles du comportement déjà peut-être existants.
    Même ainsi, il y aura une habitude à prendre. La personne malade risque de se retrouver perdue, de ne pas avoir où se trouve ses vêtements pour la journée. Elle peut également réutiliser ses vêtements de la veille.
    Il faudra donc être attentif et très présent pour elle lorsque vous aménerez ce changement dans ses habitudes de vie.

Attention également ! Préparer les vêtements d’une autre personne n’est pas si facile. Et accepter de porter les vêtements choisis par une autre personne n’est pas évident non plus. Pour que cela se passe au mieux, je vous donne quelques conseils à ce sujet, plus loin dans l’article.

Comment choisir les vêtements que portera votre proche ?

aide à l'habillage AlzheimerEtre satisfait de son apparence permet de garder une bonne image de soi, de garder le moral. Choisir des vêtements en accord avec les goûts de la personne malade vous permettra non seulement de lui faire accepter plus facilement de s’habiller, mais cela lui permettra également de garder une bonne estime de soi.

Lorsque vous choisissez des vêtements pour votre proche, il faut prendre en compte le climat, ses goûts mais aussi ses capacités. En effet, même si votre proche n’est pas capable de s’habiller seul, il doit rester capable de baisser et de remonter son pantalon s’il va aux toilettes.

Pour cela, il va peut-être falloir remplacer progressivement le contenu de son armoire pour des vêtements à la fois confortables et jolis. Si un vêtement lui plait, n’hésitez pas à en acheter plusieurs exemplaires ou de le prendre dans différentes couleurs.

Les vêtements que je conseille sont des vêtements amples, sans bouton. Vous pouvez trouver facilement des pantalons et des jupes à ceinture élastique dans les boutiques de prêt à porter pour personnes âgées. Vous pouvez également regarder du côté des vêtements de sports.

Pour le soutien gorge, il en existe qui s’ouvrent sur le devant. Les dames âgées ont potentiellement déjà utilisé de tels soutiens-gorges car à une époque, ces soutiens gorges étaient plus fréquents.

Pensez également à choisir de bonnes chaussures qui ne risquent pas de le blesser et qui ne compromettent pas son équilibre. Je vous donne des conseils sur ce sujet dans cet article : https://autonome-a-domicile.com/choisir-des-chaussures-pour-une-personne-agee/

Votre proche voudra peut-être s’habiller de la même façon tous les jours. Dans ce cas, achetez les mêmes vêtements en plusieurs exemplaires. Essayez juste de lui faire changer ses sous-vêtements le plus souvent possible pour éviter les infections.

La personne doit pouvoir participer à la décision. Ne lui imposez pas une couleur qu’elle n’aime pas. L’habillage deviendrait une corvée et votre proche serait de mauvaise humeur et fâché contre vous.

Elle choisit des vêtements qui ne vont pas ensemble à votre goût ? Tant pis, du moment qu’ils soient propres et de saison !  Votre proche malade reste une personne qui a le droit de faire ses choix et d’affirmer ses goûts.

 

Comment aider votre proche à s’habiller ? 

En première intention, proposez-lui de se faire aider par un professionnel. Cela permet de mettre de la distance et de garder votre rôle d’enfant ou d’époux/épouse. Gérer la nudité d’un proche n’est pas évident et être vu nu par un proche n’est pas facile non plus. Un professionnel sait garder la distance, avoir un regard neutre sur la personne et des gestes professionnels.

Mais parfois, la personne malade préférera au contraire être aidée par un proche et si cela ne vous dérange pas, vous pouvez créer ensemble de nouvelles habitudes. Pour vous aider à gérer la situation (qui n’a rien d’habituelle), voici quelques conseils :

  • Dans un premier temps, la personne peut être encore capable de s’habiller seule sous votre supervision. Vous pouvez alors être là pour lui simplifier les choses. Cela peut être en lui tendant tout simplement les vêtements dans l’ordre dans lesquels ils doivent être enfilés. La personne garde la satisfaction de s’être habillée seule. Cela sera certainement plus long, mais la personne gardera sa dignité et vous ne devenez pas la fille qui habille sa mère. Dans tous les gestes dela vie de tous les jours, il faut veiller à ce que la personne âgée ou malade en fasse un maximum par elle-même. C’est ce qui lui permet de garder le moral, de continuer à mobiliser ses muscles et sa têtes, et donc à rester en partie autonome.
  • Si vous habillez la personne, n’hésitez pas à décrire les actions que vous réalisez et accompagnez le mouvement. « Je vais vous aider à mettre la jambe gauche du pantalon ». Evitez les « on » quand en fait vous parlez de la personne âgée (Ex. : Est-ce qu’on a mal aujourd’hui ?) C’est impersonnel et infantilisant. En plus, la personne peut ne pas comprendre le sens de la phrase. Elle sait si elle a mal, mais elle ne sait pas si vous vous avez mal.

Comment lui faire accepter de se déshabiller ?

Souvent, avec les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, il existe un blocage au moment de se déshabiller. Un peu comme si la personne avait peur de rester nue pour toujours, mais aussi un peu par pudeur. Quand le geste est lancé, tout va mieux. Mais faire le premier pas peut toujours être un peu difficile.

Dans ce cas, avant de lui demander de se déshabiller, étalez devant elle les vêtements qu’elle enfilera ensuite. Si besoin, faites-lui toucher ces vêtements pour qu’ils soient bien réels dans sa tête.

Si la personne a du mal à se dévétir en une fois, procédez étape par étape. Cachez petit à petit les vêtements qui ont été enlevé et proposez lui au fur et à mesure les nouveaux vêtements à enfiler. Ainsi, la personne ne se retrouve jamais complètement nue, jamais complètement vulnérable.

Finalement, c’est quelque chose d’assez censé. Quand vous allez chez le gynécologue Mesdames, il vous demande d’abord d’enlever le bas, puis quand il a finit il s’occupe du haut (ou l’inverse). Pour ne pas vous mettre mal à l’aise, il vous laisse la possibilité d’avoir toujours une partie du corps habillée. C’est la même stratégie qu’il faut mettre en place avec les personnes pudiques qui ont pourtant besoin d’une aide à l’habillage ou à la toilette.

Comment lui faire accepter l’aide à la toilette ? 

Gardez en tête que la situation de votre proche n’est pas facile à vivre. Faites-lui comprendre que vous comprenez sa gène, ses réticences. Faites-lui savoir que vous ne faites pas cela pour l’infantiliser, mais parce que vous vous souciez de son bien-être.

N’oubliez pas que plus la maladie progresse, plus votre proche devient sensible. Et il n’est plus forcément capable d’analyser et d’exprimer ses émotions. Vous pouvez alors le guider en lui posant des questions.

Voici ce qui peut le perturber dans l’aide à la toilette :

  • On lui impose un horaire qui n’est pas le sien, on lui demande de se laver alors qu’il ne se sent pas prêt.
    De manière générale, il faut respecter ses habitudes. Une personne atteinte d’Alzheimer est perdue dans l’organisation de ses journées. Elle a de moins en moins de contrôle sur sa propre vie. Alors elle a besoin de garder certains repères qui lui sont chers, de continuer à rester elle-même avec ses habitudes qu’elle a depuis des années (des habitudes parfois plus vieilles que vous !)
    En plus de respecter ses habitudes antérieures, essayez de créer une routine dans la toilette. Faites-les choses dans le même ordre pour créer des habitudes rassurantes et pour qu’au fil du temps, la personne sache à quoi s’attendre au fur et à mesure de l’avancée de la toilette.
  • Il n’aime pas l’idée de dépendre de quelqu’un. Il faut vraiment le laisser participer, le laisser faire tout ce qu’il est capable de faire. Vous pouvez également lui montrer que vous aussi avez parfois besoin de son aide dans certaines actions du quotidien.Pour savoir pour quel geste il a besoin d’être aidé, il faut d’abord le laisser faire et observer. Si vous voyez qu’il a des difficultés à faire une action, qu’il ne la fait pas comme il faut ou qu’il ne termine pas, vous pouvez alors prendre le relai pour cette tâche précise. Avant d’intervenir, demandez-lui toujours son accord. Il doit être prévenu que vous allez le toucher.
  • Il n’aime pas se montrer dévêtu. Proposez-lui de n’enlever qu’un vêtement à la fois, pour ne pas se retrouver entièrement nu devant vous. Prévoyez des serviettes et peignoire pour lui permettre de se cacher s’il le souhaite. Voyez si vous pouvez diminuer l’intensité de la lumière dans la salle de bains lorsque vous êtes présent….
  • Il ne comprend pas forcément ce qu’il se passe, il se sent objet : prévenez-le avant de faire chaque geste, dites à voix haute ce que vous faites (« Je vais te laver les pieds. Je mets le savon sur le gant et maintenant, je lave bien tes pieds »).
  • Certains objets dans la salle de bains lui font peut-être peur.
    Le pommeau de douche au dessus de sa tête fait tomber de l’eau qui peut le surprendre. Tandis que s’il voit le pommeau dans votre main ou la sienne, il sait d’où vient l’eau et quand elle le touchera. De même, il faut mieux régler le pommeau sur la plus petite pression, pour qu’il ne se sente pas agressé. 
    S’il ne prenait pas souvent de douche auparavant, il peut avoir peur du pommeau de douche ou se sentir claustrophobe. Dans ce cas une toilette au lavabo le détendra, car cela sera plus proche de ses habitudes antérieures.
    Avec la maladie, certaines personnes ne se reconnaissent plus dans le miroir. Elles ont alors l’impression qu’il y a un inconnu dans la salle de bain, elles ne comprennent pas ce qui se passent… Dans ce cas, il est conseillé d’enlever les miroirs dans la maison.
  • Votre proche souffre peut-être à différents endroits, sans pouvoir vous le dire. Il faisait peut-être attention à ne pas se faire mal quand il se lavait seul, mais comme vous n’êtes pas au courant, vous le blessez peut-être sans le savoir.

En résumé, l’important est d’installer une relation de confiance entre lui et vous. C’est un nouveau cap à franchir, pour lui comme pour vous. Il faudra faire bien attention à vos émotions à tous les deux, à ne pas brusquer les choses. Il y aura également des habitudes à prendre. L’important est de vraiment respecter ses besoins, d’être à l’écoute de ses peurs. On ne peut pas bouleverser 70 ans d’habitudes de vie uniquement parce que la personne est malade à présent. 

Si malgré tout vos efforts, la toilette se passe mal : 

  • Proposez-lui de faire venir un ou une professionnel(le). Il est parfois plus simple de se montrer dévêtu devant un professionnel que devant un membre de sa famille. Face à la famille, on peut avoir besoin de garder son égo. Votre proche a peut-être peur que vous le voyiez diminué.
    Dans ce cas, vous pouvez envisager un passage du SSIAD ou d’une infirmière libérale. Ce sont des prestations nécessitant une prescription médicale et remboursées par la sécurité sociale
    Les professionnels sauront tenter différentes approches pour essayer de trouver ce qui convient le mieux à votre proche. Toilette à la douche / au lavabo, à la bassine… Toilette avec la musique ou en discutant ou en silence. Le matin ou le soir. Les professionnels ont l’habitude !
    Certaines personnes malades ont plus de caractères que d’autres et il faudra parfois changer de soignant parce que pour une raison ou une autre, votre proche n’aimera pas la tête ou les manières de celui que vous aurez choisi. Mais avec le temps et l’habitude, vous devriez trouver la meilleure approche pour la toilette de votre proche.
  • Soyez souple et réduisez le nombre de toilettes par semaine. Sauf en cas d’incontinence, la personne peut facilement se contenter de deux toilettes par semaine. Ce n’est peut-être pas dans vos habitudes, mais l’important est que ses habitudes soient respectées. Cela ne vaut pas la peine de briser votre relation pour avoir l’occasion de faire la toilette plus souvent.
  • Faites la toilette en plusieurs étapes. Peut-être qu’une toilette complète est trop longue pour lui. Par exemple, il préfèrera peut-être qu’on lui lave le visage et qu’on le rase en dehors du moment où on lui fait la toilette du corps. Cela lui permet de faire une pause.
  • Parfois, même si vous faites votre maximum, votre proche sera angoissé. Et il peut être difficile de déterminer par quoi il est angoissé. Dans ce cas, essayez de calmer se stress en détournant son attention. Cela peut être en lui parlant d’une chose qui l’intéresse et qui n’a rien à voir avec la toilette. Cela peut-être en mettant de la musique et en chantonnant avec lui.
  • S’il refuse de se faire laver les cheveux : peut-être qu’il a peur de l’eau dans les yeux ou peur du pommeau de douche.
    Vous pouvez lui proposer un gant de toilette devant ses yeux pendant que vous lui mouillez les cheveux.
    Vous pouvez lui laver les cheveux au lavabo (il existe des pommeaux avec flexibles que vous pouvez insérer sur un lavabo). Au choix, la personne peut être assise face ou dos au lavabo.
    Vous pouvez faire intervenir un coiffeur qui a l’habitude de laver les cheveux d’autres personnes.
    Vous pouvez lui proposer de faire un shampoing sec. Cela se vaporise sur les cheveux secs, et s’enlève quelques minutes plus tard avec un coup de brosse.

Pour sa santé faites attention à  :

  • Votre proche peut ne plus être capable de prévenir lorsqu’il a des blessures. Soit parce qu’il n’a plus suffisamment de capacité de langage, soit parce qu’il oublie avoir remarqué une blessure sur son corps, soit parce qu’il a des difficultés à identifier son corps.
    De ce fait, lorsque vous l’aidez à la toilette, pensez à prendre le temps de vérifier s’il n’a pas de petites blessures. Cela peut également être une rougeur, des mycoses… Vous pourrez ainsi les signaler au médecin.
  • Prenez soin de ses pieds. Les pieds des personnes âgées sont fragiles, notamment pour les diabétiques. N’hésitez pas à faire venir un(e) pédicure (entièrement remboursé dans le cas de certaines pathologies de la personne âgée).
  • Aménagez la salle de bains de manière à prévenir les chutes. Même en votre présence, votre proche peut tomber dans la douche, la baignoire, le sol… Découvrez ici mes conseils pour éviter les chutes dans la salle de bains.

Comment lui faire accepter l’aide à la toilette par un professionnel ?

Vous pouvez dire la vérité à votre proche :

  • vous n’avez pas le temps pour cela en plus de l’aide que vous lui apportez déjà,
  • sa nudité vous gène (notamment si c’est une personne de l’autre sexe)
  • vous préférez garder une relation classique pour une mère et sa fille ou entre époux (si c’est votre époux-se, vous pouvez expliquer que c’est différent de voir le corps nu de l’autre lors d’un cadre intime et lors d’une toilette),
  • vous n’avez pas une assez bonne santé pour le faire tout en veillant à son équilibre et à son bien-être,
  • vous ne savez pas comment faire,
  • un professionnel sait comment ne pas lui faire mal et saura en même temps vérifier s’il n’y a pas de petits soucis de santé,
  • un professionnel aura un regard neutre.

Si besoin est, vous pouvez également dire à votre proche que c’est la seule solution envisageable. Demandez-lui au moins d’essayer et dites-lui que vous l’écouterez si ça ne se passe pas bien après une semaine. Qu’il est possible de changer de soignant.

Bien souvent, les premières fois sont difficiles puis la personne âgée prend ses marques et se prend d’affection pour son soignant.

Si vous ne parvenez pas à dire non à votre proche, n’hésitez pas à lire cet article. Je vous explique pourquoi vous mettez votre santé ainsi que celle de votre proche en danger mais aussi comment enfin oser lui dire non ! 

Comment l’aider à conserver une bonne hygiène dentaire malgré Alzheimer ?

Avec la maladie d’Alzheimer et ses maladies associées, le malade en arrive très vite à ne plus savoir se brosser les dents correctement.

Avoir une mauvaise hygiène bucco-dentaire peut entrainer des caries, des douleurs, des inflammations mais pas seulement ! Cela peut également être un accès vers le coeur et favoriser les accidents cardiaques.

Essayez de déterminer où est le problème. Est-ce qu’il a des difficultés à faire le geste ? A se rappeler qu’il doit se laver les dents ?

Peut-être a-t-il juste besoin d’un rappel ? Peut-être qu’il faut lui préparer la brosse à dents ? Lui guider la brosse à dents vers la bouche ? Lui montrer l’exemple.

Essayez un maximum de le laisser faire seul car cela peut être mal vécu d’avoir une personne qui nous brosse les dents (risque de morsures).

S’il avale le dentifrice, proposez-lui de se laver les dents sans dentifrice. Les dentistes vous le diront, 80% de l’efficacité du brossage vient du mouvement et non du dentifrice.

S’il refuse de se brosser les dents ou de vous laisser faire, demandez-lui de se rincer la bouche ou à boire de l’eau après chaque repas et amenez-le souvent chez le dentiste.

 

 

 

 

A propos de l'auteur Amélie Wallyn

Ergothérapeute et co-auteur de la méthode MALO, je partage mes conseils et outils pour vous aider à maintenir votre proche à domicile le plus longtemps possible !

Ne partez pas sans nous laisser un petit commentaire :)

  • Merci pour les astuces

    ASH soins en UPAD
    Certains résidents deviennent très difficile même pour les professionnels et les familles ont du mal à passer la main

  • C’est très bien expliqué. Un gros merci!
    Je travaille auprès d’une personne qui a le parkinson et de l’arthrose. Ça va m’aider grandement.

  • Ma mère 89 ans est en résidence intermédiaire et refuse carrément le bain ou la douche avec le personnel soignant et meme avec moi sa fille. Le matin, elle refuse aussi souvent l’hygiène journalière et sacre après le personnel. Pourtant, nous avons suivi la plupart de vos conseils et ça reste difficile de lui faire accepter l’heure du bain. J’ai réussi a l’emmener chez le coiffeur de la résidence pour lui faire laver les cheveux que je fais sécher et coiffer moi-meme a sa chambre par la suite. Je lui fais une toilette complète au lavabo qu’elle accepte mais ce n’est pas comme un bain. Je suis désespérée et je ne sais plus quoi faire. Auriez-vous des suggestions a me faire Merci

    • Malheureusement, si elle n’accepte que la toilette au lavabo il faut la laisser faire. Elle est propre et c’est l’essentiel. Les personnes âgées ne prenaient pas forcément de bain dans leur enfance et avec la maladie, elles retournent dans le passé. L’important est d’éviter le risque d’infection, le reste n’est finalement important qu’à nos yeux et ce n’est pas notre bien-être qui compte mais le sien. C’est assez perturbant pour l’aidant surtout si la personne était auparavant coquette, mais il vaut mieux qu’elle ne soit pas fraichement douchée et soit de bonne humeur toute la journée.

  • merci pour ces conseils judicieux quand la personne ne veut pas changer de linge .je vais essayer de les mettre en pratique.

    • Bonjour,
      Des EHPAD sont abonnés à notre méthode et l’utilise avec les résidents en groupe (en adaptant un peu) ou un individuel.
      Etes-vous une professionnelle ou une aidante ? Si vous accompagnez un proche, je vous conseille de lui proposer le niveau facile des fiches que vous pouvez recevoir gratuitement en vous inscrivant ici : https://autonome-a-domicile.com/malo
      Bonne journée

  • Bonsoir Amélie, je vous remercie pour tous ces bons conseils qui sont sans le savoir tout ce que j’ai appliqué avec mon coeur pour prendre soin de ma belle maman qui va actuellement sur ses 89 ans. Elle n’est pas Alzheimer, juste agée.
    Tous vos bons coneils sont valables pour toutes les personnes agées.
    Actuellement, et depuis 6 mois nous l’avons placée dans un centre car moi meme etant malheureusement malade j’ai souhaité me detacher un peu pour prendre du temps pour nous et ne pas la faire souffrir si ma santée devait se dégradée. J’ai 51 ans.
    Je vais transmettre votre site au Centre des Coeurs car il y a des personnes concernées par Alzheimer.
    Un grand merci pour tous vos precieux conseils.
    Mauruuru Roa
    Nathalie de Tahiti

  • Bonjour,
    D’après mon expérience, la toilette à deux intervenants lissent bien les agressivités. Pendant que l’une lave la partie dénudée, l’autre contraint les mains en douceur et occupe l’esprit de la personne en expliquant le déroulement du moment, en chantonnant, en parlant météo ou autre. Moins de tension, moins de crispation, en 30minutes, lave et. Habillé.

  • {"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}

    Autres articles qui pourraient vous intéresser...

    >