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Amélie Wallyn

Syndrôme de glissement : la descente aux enfers des personnes âgées.

danger syndrome de glissementLe titre que j’ai choisi pour cet article sur le syndrome de glissement peut sembler un peu fort à qui ne connaît pas ce phénomène. Pourtant, il rend dépendantes et tue de nombreuses personnes âgées, presque du jour au lendemain. 

Si le syndrome de glissement n’est pas aussi brutal qu’un AVC, la réactivité de l’aidant pour alerter le médecin reste capitale. En effet, une personne âgée autonome peut devenir complètement dépendante et se laisser mourir en quelques semaines. 

Si j’aborde le sujet aujourd’hui, c’est que plusieurs lecteurs m’ont déjà contactée pour me parler d’un proche présentant des symptômes tristement similaires au syndrome de glissement. Pourtant, ce phénomène étant assez méconnu, beaucoup hésitaient à contacter un médecin en urgence, se disant que le problème était lié à une faiblesse temporaire. 

Dépister rapidement un syndrome de glissement permet de diminuer le risque de décès, mais aussi d’augmenter les chances pour que la personne âgée retrouve l’autonomie qu’elle avait avant cet épisode. 

Pour vous aider préventivement face à ce fléau qui touche de bien trop nombreuses personnes âgées, je vais tenter de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser : 

Qu’est-ce que le syndrome de glissement ? 

Le syndrome de glissement est le changement important de comportement d’une personne âgée, alliée à une soudaine perte d’autonomie. 

La personne autrefois plutôt autonome n’a plus goût à rien. Elle ne veut plus non plus se laver, se lever, manger. À cela, s’ajoutent d’importantes angoisses. Cela peut par exemple être la peur de se retrouver seul. 

La personne serait physiquement capable de se lever et d’aller seule aux WC par exemple, mais n’en est psychologiquement pas capable. Elle devient donc dépendante à tout niveau. 

Petit à petit, à force de ne pas bouger, de mal s’alimenter, de ne pas se soigner, la personne perd réellement en autonomie. Ses muscles s’atrophient, elle développe des infections… et peut aller jusqu’à décéder. 

C’est une véritable descente aux enfers.

Qui peut être touché par le syndrome de glissement ?

Le syndrome de glissement concerne principalement les personnes âgées. 

Le syndrome de glissement se développe en très grande majorité chez les personnes âgées venant de vivre un choc. 

En fonction de la personne et de la personnalité, ce choc peut avoir une nature différente. Toutefois, cela survient régulièrement dans certaines situations : 

  • après une ou plusieurs chutes. Plus la chute sera grave (en termes de blessure ou de temps passé au sol à avoir peur), plus le risque sera important. Toutefois une personne peut faire un syndrome de glissement même sans avoir souffert de fracture. Elle réalise que la chute est un risque et développe un blocage pour la marche, puis un syndrome de glissement. 
  • après une hospitalisation, un séjour en maison de repos, ou tout autre déménagement. 
  • après avoir guéri d’une maladie qui lui a semblé éprouvante. 

Toute personne âgée doit être surveillée après la convalescence d’une chute ou d’une maladie. Car même si elle semble aller bien juste après sa guérison, le syndrome de glissement peut s’installer quelques jours plus tard. 

D’autres évènements doivent vous pousser à surveiller le comportement de votre proche âgé : 

  • le décès d’une personne proche, 
  • l’éloignement d’un membre de la famille (syndrome de glissement provoqué par une sensation d’abandon).
  • interruption soudaine et involontaire d’une activité longtemps pratiquée

Quels sont les symptômes d’un syndrome de glissement ? 

Le syndrome de glissement peut laisser penser à une dépression soudaine et intense. D’ailleurs, cela fait encore l’objet d’une réflexion au niveau international. Certains pays classent le syndrome de glissement comme une forme de dépression spécifique de la personne âgée, à évolution morbide. 

En effet, atteinte d’un syndrome de glissement, la personne âgée semble ne plus avoir goût à rien. Elle arrête ses activités de loisirs, mais aussi les tâches vitales. Elle maigrit, s’affaiblit, devient incontinente. Comme si elle attendait la mort. 

Parallèlement, une angoisse importante peut s’installer. Ainsi, les personnes atteintes d’un syndrome de glissement peuvent avoir beaucoup de mal à rester seules. Elles peuvent également avoir très peur de la chute ou d’une maladie. Alors même que leur comportement les rend plus à risque de tomber et de s’affaiblir !

Dans une telle situation, de nombreux symptômes apparaissent en moins d’un mois après le choc l’ayant provoqué : 

  • un désintérêt pour toutes choses, allant jusqu’à la clinophilie (fait de ne plus vouloir bouger du tout du fauteuil ou du lit, dans une passivité extrême)
  • un amaigrissement lié à une anorexie, car la personne n’a plus le goût de faire à manger, puis n’a plus le goût de manger du tout. Elle peut même aller jusqu’à recracher ou vomir son repas, si elle a été forcée à manger.
  • une fatigue importante
  • une déshydratation, liée à une absence de soif et de volonté de boire. Cette déshydratation favorise les infections rénales et urinaires, mais aussi les épisodes de confusions. 
  • une incontinence
  • des troubles cognitifs, liés à la déshydratation, la dénutrition, la fatigue et la dépression
  • l’opposition aux soins, avec parfois de l’agressivité. 
  • un repli sur soi progressif allant vers une disparition complète de la communication.

Quelles sont les conséquences d’un syndrome de glissement ? 

Dans 85% des cas, le syndrome de glissement est fatal à la personne âgée ! 

Elle a en effet de gros risques de mourir d’une complication. Les infections peuvent en effet se multiplier, en lien avec l’absence de toilette et l’incontinence, mais aussi avec la dénutrition et l’épuisement du corps et de l’esprit. 

Ce chiffre est d’autant plus important que souvent les aidants ne se rendent pas toujours compte rapidement de la situation et hésite à alerter les soignants. Il faut en effet garder en tête que la personne âgée n’alertera pas d’elle-même son médecin ou son aidant. Elle est dans le refus du soin. Le syndrome de glissement peut être vu comme une forme de suicide inconscient. 

Dans les cas où la personne âgée ne décède pas, elle peut néanmoins garder une certaine forme de dépendance, même après guérison. En effet, une personne âgée déjà fragile n’arrivera pas forcément à entièrement récupérer après un alitement prolongé. Elle perd en masse musculaire, ce qui rend ses déplacements plus compliqués et donc toute activité devient pénible. Elle peut alors rechuter ou développer une dépression détachée d’un syndrome de glissement. 

Enfin, pris en charge rapidement, le syndrome de glissement peut également ne devenir qu’un vilain souvenir. Toutefois, l’aidant sera particulièrement vigilant à l’avenir si son parent subit à nouveau un choc important. 

Comment soigner une personne âgée d’un syndrome de glissement ? 

Une orientation souvent tardive vers un professionnel de santé…

La première chose à faire face à un syndrome de glissement est d’alerter ! Mais ce n’est pas toujours si évident. 

Les aidants n’ayant pas toujours la possibilité de se rendre fréquemment chez leur proche, ils ne constatent pas la dégradation soudaine de son état de santé. 

Et même quand l’aidant se rend compte que quelque chose ne va pas… il est fréquent qu’il n’alerte pas de suite ! En effet, beaucoup d’aidants mettent ce changement d’attitude sur le dos d’un virus affaiblissant momentanément leur parent, ou sur celui d’une fatigue extrême. La personne âgée est tellement souvent malade que l’aidant ne veut pas déranger le médecin une fois de plus. Souvent, l’aidant se donne le temps de voir comment cela évolue. Cela, ajouté aux délais parfois importants pour avoir rendez-vous chez le médecin traitant… la personne âgée a le temps de glisser, de glisser… 

Si vous constatez donc un changement d’attitude important de votre proche âgé, peu de temps après un choc, et qui évolue rapidement… alertez le médecin traitant !  Il n’est pas disponible avant un moment ? Dans ce cas, faites intervenir SOS médecin ou les secours. Au pire des cas vous vous serez inquiété un peu hâtivement… mais il vaut mieux cela que l’inverse. Personne ne pourra vous reprocher d’avoir appelé les urgences parce que vous étiez inquiet face à un problème de santé qui vous semblait majeur et à évolution rapide ! 

Quels soins pour un syndrome de glissement ?

Dans la majorité des cas, la personne âgée sera hospitalisée.

L’état général de la personne âgée est souvent très mauvais au moment où les soins peuvent commencer. Il est donc important de surveiller la personne à chaque instant. La famille, déboussolée et ne reconnaissant pas son proche, se retrouve déstabilisée à domicile. Comment soigner une personne qui s’oppose aux soins ? Nourrir quelqu’un qui vomira son repas ensuite, s’il n’envoie pas simplement l’assiette au sol ?

Par ailleurs, hospitaliser la personne permet de faire différents examens de santé qui permettront d’être certains du diagnostic, mais également de surveiller l’état général de la personne. 

En établissement, la prise en charge est globale. 

Dans un premier temps, il faut faire face à l’urgence :

  • réalimenter et réhydrater la personne malade, avec ou non une alimentation par perfusion en fonction de l’état de la personne. 
  • soigner ses éventuelles infections.
  • traiter la sphère urinaire et sphinctérienne en fonction de la situation (sonde, lavement…)
  • prévenir et soigner les escarres liées à la dénutrition et aux appuis prolongés
  • stabiliser les autres troubles de la personne âgée, qui a potentiellement cessé de prendre les médicaments qu’elle prend pourtant depuis des années pour une maladie sans rapport avec le glissement. 

Mais pour que la personne guérisse totalement après un syndrome de glissement, il faudra également :

  • rééduquer la personne à l’effort, notamment si elle est cardiaque. En effet, ce manque d’activité prolongé ainsi que la dénutrition impacte la masse musculaire. Il devient difficile de tenir sur ses jambes, de rester debout de façon prolongée, de porter des objets, se baisser…
  • mais aussi et surtout de veiller au rétablissement psychologique de la personne âgée. Il ne faut pas oublier que la dépression est un symptôme majeur du syndrome de glissement, qui a été causé par un choc. Un suivi de l’état psychologique de la personne est donc indispensable. 

 

A propos de l'auteur Amélie Wallyn

Ergothérapeute et co-auteur de la méthode MALO, je partage mes conseils et outils pour vous aider à maintenir votre proche à domicile le plus longtemps possible !

Ne partez pas sans nous laisser un petit commentaire :)

  • Merci beaucoup pour vos écrits, je comprends mieux la descente de ma mère. On pensait que c’était juste dû à son âge mais je vois bien qu’elle est bien dans cette descente avec un changement de jour en jour..
    Merci beaucoup je vais réagir très rapidement

  • expliquer moi,comment faire entrer une personnes de 73 ans qui refuse toute aides.on na aucun droit de faire entrer de reculons une personnes a l,hopital, a prt d,avoir un mandats,alors non cest pas si facile,si vous avez une iddées

    • Est-ce qu’il est reconnu qu’elle a des troubles cognitifs ? Car s’il est reconnu qu’elle n’est pas apte à prendre la décision elle-même, des soignants peuvent la prendre pour elle après un conseil médical. Sinon, malheureusement, il n’est pas possible de la soigner contre sa volonté.

  • Je pense que ma mère est atteinte du syndrome de glissement, les structures, ephad en particulier ne réponde pas aux attente du patient. Et que les aidants famille sont mal conseillers

  • Vos avis sont respectables et sont un soutien pour les personnes dont un ou un parent est atteint du syndrome de glissement.
    Mais je trouve qu’il relève aussi d’un non reconnaissance du droit de la personne à mourir dans la dignité.

    • Et je suis d’accord avec vous. Les deux sont compatible. Le syndrome de glissement est une maladie dont on peut se sortir. La personne peut avoir la sensation de vouloir mourir, et au final retrouver le goût à la vie dès que ce symptôme s’estompe.
      Par ailleurs je ne parle pas de forcer des soins. Mais de proposer des choses stimulantes à la personne, d’essayer de lui remonter le moral. Pour que soit elle remonte la pente dans le meilleur des cas, soit décéde après avoir passé de bons moments plutôt qu’après une dépression.

  • Bonjour mon père a chuté de l’escalier donc fracture des attaches de la prothèse de la hanche verdict il ne remarchera plus il est hospitalisé depuis huit jours et depuis il est amaigri affaibli les yeux vitreux le regard vide.il a de gros problème de constipation et il ne s’hydrate plus comme avant et il refuse de manger. Je l’ai signalé à l’infirmière au médecin mais sans résultat

    • C’est un coup dur pour votre père. Il doit être très inquiet de son avenir, du lieu où il va pouvoir vivre, des activités qu’il pourra encore faire ou non. Rassurez-le sur ces sujets, cela lui fera beaucoup de bien. Apportez peut-être quelques friandises ou petits sandwich s’il n’a pas de régime spécial. La nourriture en collectivité n’est pas toujours au top, et encore moins quand on est fatigué et déprimé.

      Concernant la constipation, c’est assez fréquent pour les personnes alitées et celles qui ont subit une anesthésie. Les soignants vont certainement l’aider à se mettre debout et lui proposer un traitement si besoin.

  • Bonjour, ma mère âgée de89 ans, se laisse aller, ne fait plus sa toilette, s’alimente peu et mal. Elle a les jambes qui me font peur, des peaux blanches sur celles-ci. Le médecin l’a vue mais n’intervient pas. Je ne sais quoi faire.

    • Bonjour, il est tout à fait possible de changer de médecin si vous ne vous sentez pas écoutée par celui-ci. Malheureusement, certains médecins ne prennent pas toujours au sérieux les soucis et symptômes de leurs patients âgés. A-t-elle d’autres soignants qui peuvent constater le problème ? comme un.e infirmier.e ou un.e kiné qui pourrait écrire un courrier au médecin ?

  • Bonjour,
    ma mère âgée de 92 est hospitalisée, après plusieurs chutes, la dernière a été plus grave, le nez cassé une blessure au front, elle a fait il y a plusieurs mois un AVC qui est passé inaperçu, depuis 10 jours elle n’a plus la force de se lever, elle souhaite mourir a perdu l’appétit, des problèmes aussi de mémoire, elle nous réclame bien que nous passons la voir chaque jour moi et ma soeur, les petits enfants aussi sont passés la voir. Elle pleure et très anxieuse, Comment l’aider davantage ? Nous sommes démunis et tristes de l’a voir comme ça, anéantie, merci de vos conseils A bientôt

    • Bonjour,
      Cela ressemble en effet à un syndrôme de glissement.
      Vous pouvez l’aider à reprendre confiance en elle. Quand on chute à répétition, on a peur de marcher et on se dit que l’on n’est plus bon à rien. La difficulté à se lever vient sûrement d’un manque d’envie à l’origine, puis à une perte musculaire à cause de l’alitement et du fait de ne pas bien manger (je vous renvoie vers mon article sur la sarcopénie)

      Pour l’aider à reprendre confiance en elle, vous pouvez lui demander la recette d’un plat dont elle est la pro. Ou lui demander si elle peut vous dépanner en pliant du linge dont vous n’avez pas le temps de vous occuper. Des choses simples et utiles.
      Parfois ca peut aussi passer par son apparence physique. Après plusieurs jours d’hospitalisation, on a les cheveux plats à l’arrière de la tête. On ne porte pas nos jolis vêtements, le parfum habituel. Rarement du maquillage etc. Surtout si on ne sait pas en mettre nous-même car les soignants ont peut de temps pour cela lors de la toilette. Vous pouvez donc lui apporter son parfum, un peu de poudre pour le teint, son rouge à lèvres… En fonction de ses habitudes.

      Pour lui redonner le moral, vous pouvez lui apporter des choses qu’elle apprécie. Cela peut être de la nourriture (s’il n’y a pas de contre-indication médicale), son courrier, son magazine préféré, un cadre photo.
      Vous pouvez aussi lui proposer des nouveautés. Par exemple, quand elle n’a pas le moral, je fais découvrir un nouveau type de cuisine à ma grand-mère ce qui lui fait dire que finalement, elle a encore beaucoup de choses à découvrir durant cette vie.

  • Bonjour, je vous remercie de fournir l’information du glissement. 1 an et demi passé, aout 2020 ma mère de 85 ans, qui vivait seule dans sa maison, et qui était autonome, est tombé et s’est cassé la hanche. Apres la chirurgie de la hanche qui a bien guérie, elle est revenu a sa maison mais avec de l’aide de préposées et de ma soeur. Elle n’était pas bien, elle voulait juste dormir, et n’était plus interessée a rien, aucun interet sauf dormir, elle refusait de l’aide, ne jaisait plus, répondait aux questions c’est tout. La nuit elle faisait de l’anxiété et nous tenait réveillé toute la nuit. Finalement, parce qu’elle ne pouvait plus s’occupé de sa maison, et ne voulais pas de l’aide de personne, elle m’a démandé de lui trouvé une résidence. En octobre 2020 elle entrait dans une résidence, pendant 6 mois a la résidence, elle a été malheureuse. Elle ne s’est jamais adapter, et s’est isolé, est devenu aggrésive, me demandait de l’apporter chez elle, refusait les soins, l’aide, ne voulait pas se faire laver, ni se faire habiller, n’aimait pas les préposées, elle voulait dormir et demandait qu’on la laisse tranquille. En avril 2021 elle a fait un petit ACV, sa jambe gauche été touché un peu.. elle est hospitalisé depuis, et est en attente d’un foyer spécialisé. Je vais la voir a tout les jours, mais elle n’a pas plus d’intéret pour rien. J’ai été surprise qu’apres avoir expliqué son histoire a une Dre, elle m’a dit tout de suite, que sa resemblait au syndrome du glissement. Elle lui a prescrit du Zoloft, mais ca aidé un peu, mais ne discute de rien. Je trouve très dure de la voir comme ça, j’aimerais tellement pouvoir lui redonné le gout de vivre, et qu’elle arrete de souffrir.. Merci.

  • BONJOUR JE VOUS REMERCIE CAR JE PENSE AVOIR COMPRIS DE QUOI SOUFFRE MA MERE SUITE
    A UNE CHUTE ET HOSPITALISATION JE CONTACTE SON MEDECIN DE SUITE

  • Bonjour,
    Mon père semble traverser le m^me type de situation. A 90 ans, il a du partir en maison de retraite car impossible pour lui de vivre dans sa grande maison seul. Depuis son arrivée là bas , son moral s’est grandement dégradé. Il dit qu’il est en prison alors que l’endroit est très agréable : il a une terrasse et peut sortir se promener, il a emmené son chat. Le personnel est charmant. Bref ,tout pour plaire. Pourtant chaque jour depuis 2 mois , il m’appelle pour se plaindre de tout. Il a tellement changé, lui qui était si gentil…. il est maintenant agressif, se met colère lorsqu’il s’agit de demander aux aidants de gérer sa prise de médicaments . Mais surtout, il est persuadé qu’il est seul alors que toute sa famille est autour de lui.Il me demande même d’appeler nos proches afin qu’ils soient plus présents… comme si j’avais encore le temps de solliciter les gens pour être autour de lui. Il est devenu une personne autocentré et oublie l’épuisement que nous ressentons en tant qu’aidants. Chaque jour , il appele du matin au soir pour m’exprimer son mal être. Je me sens impuissante. Il a été hospitalisé 10 jours avec pose de stents et son retour est terrible . Il ne mange plus et vomit. Il exprime clairement sa volonté de partir. J’habite à 200 kms et chaque jour j’ai des appels qui m’angoissent : il tombe, il vomit, il dort toute la journée, il a des saignements. Je n’en peux plus de la voir comme ça . il est en souffrance et je n’arrive pas à l’aider.

    • Bonjour,
      Est-ce que vous avez un retour des soignants sur la situation ? Savent-ils que le comportement actuel de votre père n’est pas dans ses habitudes et que cela cache quelque chose ? Dans les structures de vie, il y a parfois un psychologue qui peut être consulté.
      Est-ce qu’il s’est passé quelque chose de spécial il y a 2 mois ? Peut-être qu’il s’est fâché avec un ami dans la résidence ou qu’il y a eu un décès…

  • Help bonjour à vous ma maman âgée de 67 ans à perdu subitement son mari il y 3 ans puis s’est cassée le bras avec intervention chirurgicale (bronches) en juillet 2020. En regardant l’article sur le symptôme de glissement dont ce symptôme m’était inconnu jusque là je me rends compte que ma maman a les pieds en plein dedans. S’ajoute à cela l’alcoolisme depuis plusieurs années avec dépression depuis le décès de son mari. Elle s’alimente très peu incontinente ne bouge plus de chez elle, se lave rarement ( maman est en obésité ) difficile pour elle. Tous ces maux représentante bien ce syndrome qu’elle a depuis maintenant plusieurs mois. Pouvez vous me conseiller dites moi si vous vivez la même chose je ne sais pas vers qui me tourner. Je vous en remercie par avance.

    • Bonjour,
      Est-il possible de la faire consulter un gériatre ou un psychiatre ? Il ne faut pas laisser la situation évoluer.
      Est-ce qu’elle admet son alcoolisme ou est dans le déni ?
      Un médecin traitant pourrait l’aider également. L’alcool entraîne des carences au niveau alimentaire qui peuvent lui faire perdre son énergie.

  • Bonjour,
    Ma mère, qui a 68 ans, est en EHPAD depuis Mars 2021.
    Ces 4 dernières années, elle a eu un cancer métastasé de l’utérus, puis de la thyroïde. Elle a enchainé avec un arrêt cardiaque qui lui a valu une pose de stents puis, il y a 1an et demi, les chirurgiens lui ont retirés une métastase au cerveau. Depuis cette dernière intervention, ma mère a beaucoup changé. Elle a perdu sa joie de vivre et a eu beaucoup de soucis de mémoire. Suite à de gros problèmes de concentration, de mémoire, de chutes à répétition, et d’hallucinations (on lui a détecté également une schizophrénie), ma mère a été placé en Ehpad. Depuis son placement, son état ne fait que de se dégrader d’avantage…Elle est incontinente, ne s’habille plus, ne se lave plus et elle voit des choses qui ne sont pas réelles. La seul chose qui l’anime, c’est la nourriture. Elle avait perdu + de 30kg lors de son 1er cancer et elle est persuadée que c’est grâce à son léger surpoids qu’elle s’en est sortie. Ce n’est pas facile de voir son parent se dégrader si vite et je ne sais pas si cela peut-être dû à un syndrome de glissement ou bien, si c’est l’issue de tout ce qu’elle a traversé ces dernières années.

    • Bonjour,
      C’est délicat à dire car le syndrome de glissement est encore assez peu connu. Si les troubles arrivent d’un coup, cela peut néanmoins être lié (syndrome de glissement ou dépression… l’entrée en ehpad est rarement facile psychologiquement).
      Je suis assez étonnée par le diagnostic de schizophrénie car ce sont des diagnostics que l’on fait en général bien plus tôt (plutôt début de vie d’adulte). Elle avait déjà des troubles d’ordre psy avant ses différentes opérations ? D’autres options ont-elles été envisagées ? (Il est malheureusement encore assez facile de se retrouver avec un diagnostic psy par dépit quand un autre diagnostic est difficile à établir).
      Je vous envoie mes belles pensées et vous soutien dans cette difficile épreuve.

  • Bonjour,
    Ma mère qui a 84 ans, a appris il y a 2 semaines le décès de son frère, en quelques jours son état s’est dégradé alors qu’une semaine avant elle était gaie et nous cuisinait de bons petits plats,
    Il est vrai qu’elle avait tendance a oublié les mots, mais pas sa tête ! alors que là elle n’a plus goût à la vie, parle d’en finir avec la vie, a fait une tentative de suicide et a pris 2 Préviscan, nous l’avons emmené aux urgences 2 fois car son taux INR est monté à 7, après lui avoir administré de la vitamine K, ils l’ont fait ressortir; aujourd’hui nous veillons sur elle 24/24…à certains moment de la journée, surtout le matin et l’après-midi, elle ne parle plus, nous regarde de travers, elle rentre dans un mutisme…par contre nous lui avons redonné le goût de manger et de boire de l’eau.
    Elle a des peurs soudaines, comme quand nous voulons prendre sa télécommande de télé, elle ne veut pas et crie de peur que nous lui cassons sa télé, elle dit qu’il n’y a plus son émission favori alors qu’elle la regarde…
    elle fait des cauchemars la nuit, mais elle est rassurée si nous sommes là…
    Nous sommes perdus, y a -t-il un traitement ? comment pouvons nous l’aider ? nous avons envoyer en urgence avec l’aide d’une association, un dossier APA pour qu’elle puisse avoir toutes les aides possibles, nous ne voulons pas qu’elle aille en EPAHD, nous souhaitons la maintenir chez elle, mais pour la nuit c’est compliqué !
    nous avons besoin de vos conseils,
    Par avance merci

    • Bonjour,
      Peut-être que la situation évoluera favorablement avec le temps. 2 semaines, c’est peu pour faire son deuil et se remettre d’un tel choc. Les personnes en situation de fragilité (du fait de leur âge, de leur psychisme ou de leurs fonctions cognitives) peuvent exprimer ce deuil d’une façon différente des autres personnes. A-t-elle pu exprimer ce qu’elle ressent auprès d’un proche ou d’un professionnel ?
      Il est très important de surveiller son alimentation car une mauvaise alimentation et surtout une déshydratation peuvent aggraver les symptômes. Il en est de même pour de petites infections (comme une infection urinaire ou même un simple rhume).
      Il existe quelques services d’aides à domicile pour la nuit mais c’est encore assez peu développé et les coûts sont importants. L’association dont vous vous êtes rapprochés semble compétente et devrait pouvoir vous fournir la liste de ces services s’il y en a près de chez votre mère. Parfois aussi, certains ehpad proposent uniquement des séjours de nuit. Cela peut-être un compromis.

  • Bonjour ,
    Voilà maintenant un an que ma mère( 76ans) a été placé en EPAHD suite à une dépression et un confinement dans un état déplorable ( mutisme, denutrition,…) à l,hôpital .
    Aujourd’hui je pense qu’elle a le syndrome de glissement. Elle ne marche plus, ne mange plus seule, bref n’est plus autonome . Elle n’à plus envie de vivre.
    Mon père ne comprends pas ce qu’il lui arrive. C’est très difficile de la voir dans cet état. Je ne sais plus quoi faire pour l’aider à retrouver goût à la vie et sortir de cet état..
    Elle a un traitement contre la dépression mais pas très efficace à priori !
    Que puis je faire pour l’aider.

    • Bonjour,
      Malheureusement, c’est très difficile d’aider une personne dans cette situation. La dépression est une maladie dont il est difficile de se sortir et la personne malade doit avoir envie d’aller mieux.
      De votre coté vous pouvez faire preuve de patience et tenter chaque jour de nouvelles choses pour lui donner le moral. Lui montrer que la vie vaut encore la peine.
      Tout dépend ensuite de sa personnalité. Est-ce qu’il y a une activité à laquelle elle tenait beaucoup qu’elle ne peut plus faire maintenant ? Dans ce cas, il est posible de lui montrer qu’avec un peu d’aménagement, il est possible de faire quelque chose de ressemblant.
      Si elle a l’impression d’être inutile, d’être une charge pour les autres, il est possible de la « rendre utile » en lui demandant des services. Par exemple, vous pouvez apporter votre panière de linge à l’ehpad et le plier ensemble. Si elle est bonne en orthographe elle peut relire des documents pro ou des devoirs de ses petits-enfants.
      Il est aussi possible qu’elle ait besoin de réaliser que même à son âge de belles choses peuvent lui arriver et qu’elle peut encore faire des découvertes et donc que ce vaut la peine de continuer. Cela peut-être des activités nouvelles qu’elle n’avait pas l’idée ou le temps d’essayer (activités manuelles de création de cartes, de dessins, atelier d’écriture, etc.) mais ca peut aussi être tout bêtement de goûter à de la cuisine exotique.
      Je vous souhaite le meilleure à toute les deux.

  • Bonsoir je suis un peu perdue je tombe sur votre article je mets le mot de glissement sur ce que vit ma mère 76 ans actuellement est ce que nous vivons avec elle. mon père est décédé en 2018 elle avait fait son infirmière pendant 16 an, il est parti du cancer de la prostate depuis elle se sentait seule. Mais bon… Et puis en décembre 2019 elle a été hospitalisée tumeur au cerveau elle a subi des rayons mais sa mémoire immédiate était altérée les petits symptômes neurologiques mais qui ne l’empechaient i pas d’être autonome chez elle et puis le 29 janvier elle est tombée et s’est cassée le fémur. elle a été opérée mais avec le covid pendant près d’une semaine n’avons pas pu aller la voir. elle comprenait pas elle pensait qu’elle était abandonnée. Ces problèmes neurologiques ce sont amplifiés et cette dépression quelle avait depuis 1 an s’est accentuée. elle est actuellement en maison de convalescence mais elle ne se souvient pas quand on y va où quand on l’appelle. Elle croit encore être abandonnée et chaque fois que j’y vais elle pleure elle se lamente sur son sort elle dit qu’elle veut mourir que ce n’est pas une vie pour elle, qu’ elle embête tout le monde et que ce serait mieux pour tout le monde si elle partait elle ne fait plus du tout d’efforts, n’accepte pas de se lever avec le kiné ses jambes sont devenues toutes maigres. Ça me rend dingue ça me met en colère de l’avoir se laisser aller ne pas se battre alors que mon père s’est battu pendant 16 ans contre un cancer qui devait l’emporter en 2 ans en fait je lui en veux beaucoup d’être égoïste et de ne penser qu’à elle et là c’est vraiment le glissement je ne pense pas qu’elle pourra remonter c’est très difficile à vivre je crois que c’est encore plus difficile de se dire que ma mère vivre les derniers j’attends les dernières années et dernier moment avec ce manque d’envie de vivre que de recevoir un jour un coup de fil m’annoncant son départ dans la nuit. Dans son cas on a beau alerter contre le glissement j’ai l’impression qu’il n’y a plus rien à faire et pourtant je me dis qu’on ne peut pas mourir d’une fracture le fémur je ne sais pas si vous aurez une réponse pour moi et je crois que j’avais besoin d’en parler car je suis seule mon frère vit à 500 km et lui le vie différent de moi il est souvent très en colère contre elle il se dispute souvent avec elle mais je pense que c’est parce qu’il souffre et comme moi il lui en veux de ne pas se battre alors qu’elle a encore des choses à vivre comme la naissance de son arrière petit-fils le mois dernier qu’elle n’a toujours pas vu voir ses petits-enfants grandir encore et ses enfants être heureux mais non elle ne voit qu’elle…
    Merci de m’avoir lu….

    Bonne soirée
    Barbara

    • Bonjour,
      Malheureusement, ce que vous décrivez correspond tout à fait au syndrome de glissement. Le positif c’est qu’elle est entourée d’une équipe de soignant et donc qu’ils peuvent surveiller son alimentation, essayer de la stimuler au quotidien et essayer de lui redonner le désir de se battre.

      Il ne faut pas lui en vouloir. Le syndrome de glissement est une maladie comme une autre. Elle en est la première à souffrir. Elle n’est pas malade de sa fracture mais de ce syndrome qui peut toucher n’importe qui et plus encore les personnes âgées qui traversent ce type de situation. Pour elle, ces dernières années ont été vues comme une dégringolade, avec des chocs émotionnels importants et des troubles cognitifs qui l’ont empêchée de faire le tri dans ces émotions et de faire appel à la raison. Ce n’est pas un parallèle à faire avec le cancer de votre père, les situations sont très différentes, les vies vécues le sont aussi.
      Son manque d’envie de vivre actuel ne signifie pas qu’elle n’aime pas assez ses enfants et petits-enfants. C’est juste qu’elle a l’impression d’être dans un chaos dont elle ne pourra jamais sortir. Surtout si elle ne comprend pas ce qui lui arrive, et ne se souvient pas des visites.

      Communiquez un maximum avec l’équipe soignante pour leur faire savoir qu’elle ne se souvient pas de vos visites. En fonction de son état de santé, ils vous proposeront peut-être de laisser une photo ou des friandises qu’ils pourront lui montrer entre chacune de vos visites. Ou vous proposer des appels visio sur tablette de temps en temps.

      De votre côté, n’hésitez pas à consulter une psychologue ou une association d’aidants qui pourra vous aider à comprendre ce qu’il se passe et vous mettre en relation avec une personne qui pourra vous écouter et vous aider à vivre la situation.

      Bon courage à vous, et je l’espère, bon rétablissement à elle.

    • Bonjour
      Je comprends tout a fait ce que vous éprouvez, notre mère à un syndrome de glissement mais c’est seulement maintenant que l’on entend parler de ce syndrome.
      Nous sommes dans un désarroi total. Notre mère sort de l’hôpital après une chute sans suivi psychologique il la laisse sortir sans se soucier si sa maison est adaptée ou pas, ma soeur habite à 450 Km et moi 300 Km. Notre mère a chuté le 1er jour de sa rentrée de l’hôpital. Notre père est lui aussi décédé d’un cancer du pancréas il y a 4 ans après l’enfer, j’ai dû faire hospitaliser mon frère schizophrène qui a toujours vécu chez mes parents car cela devenait trop dangereux car les conflits entre ma mère et mon frère étaient très alarmant. Depuis le décès de notre père toutes les démarches ont été faites aide à domicile portage des repas infirmières 2 fois par jour et ma soeur s est occupé de tout l’administratif. De plus mon frère et ma mère présentaient un syndrome de diogène. Le nettoyage le tri on l a fait à plusieurs reprises.Elle a refusé de rentrer en epadh mais dès lors que notre mère est rentrée elle s apercoit qu elle ne peut pas rester dans cette maison et toute seule et ma soeur reste coincé là bas. Je vais aller la seconder quelques jours il faut faire rentrer notre mère dans un établissement. Notre vie est la misère depuis 4 ans ma mère à toujours tout refuser elle a toujours été dans le déni pour tout la maladie de mon frère, de mon père, elle a toujours été près de ses sous jusqu’à délaisser l’entretien de sa maison et son jardin. cela fait bien longtemps qu elle se laisser vivre c’est notre père qui portait tout. C est vraiment l’enfer aucune démarche de protection n’avait été faite pour notre frère c’est en cours. Ce n’est pas juste que l’on doit supporter tout ceci car mes parents n’ont jamais rien fait pour prévenir de l’avenir alors que je les avait alerter de tout cela. Ma soeur vit avec ses 4 enfants toute seule dont une atteinte d une maladie orpheline certes ils sont grands. Je suis en invalidité et mon mari travaille toujours et a subi un infarctus, nos enfants et petits enfants ont besoin de nous les épreuves de la vie ne les a pas épargné. Je trouve que les familles ne sont vraiment pas aider dans toutes ces grosses épreuves de la vie et le contexte actuel ne fait rien pour arranger. Je m étendrai pas plus car cela ne changera pas grand chose.
      Courage à vous tous

      • Bonjour, je suis vraiment désolée pour votre situation. J’espère que petit à petit, les aides et mesures nécessaires se mettront en place. Mais il est vrai qu’en cette période de crise, tout prend encore plus de temps que d’habitude. Je vous envoie mon soutien.

  • Mon mari est en clinique convalescence/rééducation : il a u un AVP avec un tram le 19.03.2018 et a été opéré pour changement de prothèse : hanche D 3 fois, hanche G 5 fois la dernière datant du 12.05.2020, puis opération du cœur en urgence 8 jours plus tard le 19.05.2020.
    J’ai le droit de le voir 1 h. par semaine au réfectoire, séparés par une table de 1m40 . Depuis qq. temps plus rien ne l’intéresse; il oublie beaucoup de choses; il a d’énormes douleurs et est sous sulfate de morphine. Il ne peut plus marcher et se déplace en fauteuil roulant.
    Le chirurgien revu la semaine dernière dit que tout va bien mais ce n’est pas le cas.
    Auj. il m’a fait peur : le visage blafard, la bouche ouverte, les yeux retournés : il n’a pas voulu que j’appelle une infirmière.
    Pour mois il se laisse glisser vers le départ final : il pleure chaque fois que je l’appelle .

    Je pense demander une entrevue avec la doctoresse de l’établissement JE NE SAIS PLUS QUE FAIRE. AIDEZ-NOUS. (NOUS VONS 86 ET 87 ANS et notre fils nous a quitté le 15.04.2019 à l’âge de 52 ans suite à un cancer.)

    • Bonjour,
      Je suis désolée pour la souffrance et l’angoisse que vous ressentez.
      C’est une bonne idée de prendre rendez-vous avec le médecin chef de service. Il pourra faire un point sur le dossier de votre mari, et peut-être pourra-t-il faire une exception pour les visites en connaissant la situation. Il doit aussi être informé des pleurs de votre mari car il peut envisager un autre plan d’action ou un accompagnement/traitement…
      Parlez aussi à votre médecin traitant pour avoir son avis ou pour servir d’intermédiaire si vous en avez besoin.
      Bon courage à vous deux et beau rétablissement à votre mari.

  • bonjour,
    ma mère en maison de retraite 93 ans a le syndrome du glissement, combien de temps peut elle vivre en sachant qu’elle refuse de boire et qu’elle est déshydratée depuis 15 jours, qu’elle est confuse, qu’elle maigri, .elle dit que l’eau est empoisonnée

    • Bonjour,
      Je ne peux absolument pas vous donner d’indication de ce genre. Cela dépend de son corps, de son état de santé à la base. Cela dépend aussi si elle parvient à avoir envie de vivre à nouveau, si une hydratation par perfusion est proposée, etc.
      Je suis vraiment désolée que vous viviez cela et j’espère que tout s’arrangera.

    • Bonjour, mon papa à également développé se genre de comportement. Il refusait de boire car l’eau avait une odeur voir empoisonné. Il ne mangeait plus, et développait une paranoïa sur ces voisins et sa famille. Il à été hospitalisé en psychiatrie sans traitement n’arrivant pas à l’alimenter. Il à perdu 30 kilos et avait du mal à bouger, nous avons rencontré beaucoup de psychiatres. Par le biais de recherche on nous a parlé d’un traitement qui pouvait être adapté à sont états. Après de nombreux examens nécessaires pour mettre en place un protocole. Il à subit 20 séances de sissmo (impulsions électriques au niveau de la tête). À présent il à retrouvé l’appétit et se porte bien tout cela à durer 8 mois.

  • Bonjour ,je connais la même chose avec mon époux de 66 ans ,en juin 2019 ,plusieurs passages aux urgences et un mois et demi en hôpital psychiatrique ,le spy a dit qu’il pouvait rentrer à la maison car la dépression était traitée que son cas était plus neurologique .
    Rendez vous pris au centre de la mémoire, avec le corona rendez vous annulé.
    Depuis sa sortie en août ,mon mari refuse de s’alimenter,son seul repas ( 6 gros biscuits bn et un peu de café)qu’il vomit tout de suite après) ,refuse de se laver ,ne veut plus voir le médecin, ne prend plus aucun médicament,refuse tous soins .Il a perdu 40 kg.
    J’ai alerté plusieurs fois mais personne ne bouge(médecin,infirmier,samu ) tous me disent ,qu’il à la droit de refuser de se soigner que fait-on de la non assistance de personne en danger ?
    Si une personne a une solution je suis preneuse .

    • Bonjour,
      Je suis vraiment désolée par cette situation. Je ne sais vraiment pas quoi vous conseiller. Est-ce que vous avez pu reprendre contact avec son psychiatre pour voir ce qu’il en pense ? Peut-être que vu l’évolution de la situation il pourrait reprendre votre époux en consultation ou peut-être qu’il connait un neurologue à conseiller ?

  • Bonsoir..ma maman semble traverser ce symptôme sauf qu’ elle mange..et qu elle prends soin de sa propreté en plus de l ide a domicile pour la toilette..ma question est..peut on dire que c est un symptôme de glissement ? Elle a 89 ans et a subi le 11 septembre dernier une laparotomie suite a un kyste benin mais enorme sur une ovaire ..merci pour votre réponse.

    • Bonjour,
      N’étant pas médecin et n’ayant en plus par rencontrer votre mère, je ne peux pas effectuer de diagnostic. Si vous êtes inquiète, n’hésitez pas à en parler à son médecin qui déterminera s’il s’agit d’un syndrome de glissement ou d’une dépression.
      Le fait qu’elle mange et reste coquette est un point très positif. C’est qu’elle a encore le goût à quelque chose.
      Mais vraiment, il ne faut jamais laisser place au doute. Il vaut mieux consulter pour pas grand chose, que se mordre les doigts après. Nos ainés sont fragiles.

  • Nous avons connu ce problème avec ma mère, il y a quelques années. Le syndrome s’est déclenché à la clinique après une chute qui avait entraîné une fracture du col du fémur : techniquement l’opération avait réussi, mais ma mère se laissait mourir, ne voulant plus rien avaler et même débranchant les perfusions ; le chirurgien nous a averti qu’elle faisait un syndrome de glissement qui allait être fatal. C’est une de mes sœurs qui a tellement insisté pour qu’on la traite avec des antidépresseurs qu’elle a obtenu gain de cause : le traitement a été réellement efficace : en un mois et demi, elle a retrouvé des forces, a pu aller en convalescence et après un séjour de quelques mois retourner chez elle où elle vivait avec mon frère, ceci, malgré sa maladie d’Alzheimer.
    Elle a survécu ainsi plusieurs années avant que son état ne nécessite une hospitalisation en EHPAD. Elle est aujourd’hui décédée.

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