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Amélie Wallyn

Syndrôme de glissement : la descente aux enfers des personnes âgées.

danger syndrome de glissementLe titre que j’ai choisi pour cet article sur le syndrome de glissement peut sembler un peu fort à qui ne connaît pas ce phénomène. Pourtant, il rend dépendantes et tue de nombreuses personnes âgées, presque du jour au lendemain. 

Si le syndrome de glissement n’est pas aussi brutal qu’un AVC, la réactivité de l’aidant pour alerter le médecin reste capitale. En effet, une personne âgée autonome peut devenir complètement dépendante et se laisser mourir en quelques semaines. 

Si j’aborde le sujet aujourd’hui, c’est que plusieurs lecteurs m’ont déjà contactée pour me parler d’un proche présentant des symptômes tristement similaires au syndrome de glissement. Pourtant, ce phénomène étant assez méconnu, beaucoup hésitaient à contacter un médecin en urgence, se disant que le problème était lié à une faiblesse temporaire. 

Dépister rapidement un syndrome de glissement permet de diminuer le risque de décès, mais aussi d’augmenter les chances pour que la personne âgée retrouve l’autonomie qu’elle avait avant cet épisode. 

Pour vous aider préventivement face à ce fléau qui touche de bien trop nombreuses personnes âgées, je vais tenter de répondre à toutes les questions que vous pouvez vous poser : 

Qu’est-ce que le syndrome de glissement ? 

Le syndrome de glissement est le changement important de comportement d’une personne âgée, alliée à une soudaine perte d’autonomie. 

La personne autrefois plutôt autonome n’a plus goût à rien. Elle ne veut plus non plus se laver, se lever, manger. À cela, s’ajoutent d’importantes angoisses. Cela peut par exemple être la peur de se retrouver seul. 

La personne serait physiquement capable de se lever et d’aller seule aux WC par exemple, mais n’en est psychologiquement pas capable. Elle devient donc dépendante à tout niveau. 

Petit à petit, à force de ne pas bouger, de mal s’alimenter, de ne pas se soigner, la personne perd réellement en autonomie. Ses muscles s’atrophient, elle développe des infections… et peut aller jusqu’à décéder. 

C’est une véritable descente aux enfers.

Qui peut être touché par le syndrome de glissement ?

Le syndrome de glissement concerne principalement les personnes âgées. 

Le syndrome de glissement se développe en très grande majorité chez les personnes âgées venant de vivre un choc. 

En fonction de la personne et de la personnalité, ce choc peut avoir une nature différente. Toutefois, cela survient régulièrement dans certaines situations : 

  • après une ou plusieurs chutes. Plus la chute sera grave (en termes de blessure ou de temps passé au sol à avoir peur), plus le risque sera important. Toutefois une personne peut faire un syndrome de glissement même sans avoir souffert de fracture. Elle réalise que la chute est un risque et développe un blocage pour la marche, puis un syndrome de glissement. 
  • après une hospitalisation, un séjour en maison de repos, ou tout autre déménagement. 
  • après avoir guéri d’une maladie qui lui a semblé éprouvante. 

Toute personne âgée doit être surveillée après la convalescence d’une chute ou d’une maladie. Car même si elle semble aller bien juste après sa guérison, le syndrome de glissement peut s’installer quelques jours plus tard. 

D’autres évènements doivent vous pousser à surveiller le comportement de votre proche âgé : 

  • le décès d’une personne proche, 
  • l’éloignement d’un membre de la famille (syndrome de glissement provoqué par une sensation d’abandon).
  • interruption soudaine et involontaire d’une activité longtemps pratiquée

Quels sont les symptômes d’un syndrome de glissement ? 

Le syndrome de glissement peut laisser penser à une dépression soudaine et intense. D’ailleurs, cela fait encore l’objet d’une réflexion au niveau international. Certains pays classent le syndrome de glissement comme une forme de dépression spécifique de la personne âgée, à évolution morbide. 

En effet, atteinte d’un syndrome de glissement, la personne âgée semble ne plus avoir goût à rien. Elle arrête ses activités de loisirs, mais aussi les tâches vitales. Elle maigrit, s’affaiblit, devient incontinente. Comme si elle attendait la mort. 

Parallèlement, une angoisse importante peut s’installer. Ainsi, les personnes atteintes d’un syndrome de glissement peuvent avoir beaucoup de mal à rester seules. Elles peuvent également avoir très peur de la chute ou d’une maladie. Alors même que leur comportement les rend plus à risque de tomber et de s’affaiblir !

Dans une telle situation, de nombreux symptômes apparaissent en moins d’un mois après le choc l’ayant provoqué : 

  • un désintérêt pour toutes choses, allant jusqu’à la clinophilie (fait de ne plus vouloir bouger du tout du fauteuil ou du lit, dans une passivité extrême)
  • un amaigrissement lié à une anorexie, car la personne n’a plus le goût de faire à manger, puis n’a plus le goût de manger du tout. Elle peut même aller jusqu’à recracher ou vomir son repas, si elle a été forcée à manger.
  • une fatigue importante
  • une déshydratation, liée à une absence de soif et de volonté de boire. Cette déshydratation favorise les infections rénales et urinaires, mais aussi les épisodes de confusions. 
  • une incontinence
  • des troubles cognitifs, liés à la déshydratation, la dénutrition, la fatigue et la dépression
  • l’opposition aux soins, avec parfois de l’agressivité. 
  • un repli sur soi progressif allant vers une disparition complète de la communication.

Quelles sont les conséquences d’un syndrome de glissement ? 

Dans 85% des cas, le syndrome de glissement est fatal à la personne âgée ! 

Elle a en effet de gros risques de mourir d’une complication. Les infections peuvent en effet se multiplier, en lien avec l’absence de toilette et l’incontinence, mais aussi avec la dénutrition et l’épuisement du corps et de l’esprit. 

Ce chiffre est d’autant plus important que souvent les aidants ne se rendent pas toujours compte rapidement de la situation et hésite à alerter les soignants. Il faut en effet garder en tête que la personne âgée n’alertera pas d’elle-même son médecin ou son aidant. Elle est dans le refus du soin. Le syndrome de glissement peut être vu comme une forme de suicide inconscient. 

Dans les cas où la personne âgée ne décède pas, elle peut néanmoins garder une certaine forme de dépendance, même après guérison. En effet, une personne âgée déjà fragile n’arrivera pas forcément à entièrement récupérer après un alitement prolongé. Elle perd en masse musculaire, ce qui rend ses déplacements plus compliqués et donc toute activité devient pénible. Elle peut alors rechuter ou développer une dépression détachée d’un syndrome de glissement. 

Enfin, pris en charge rapidement, le syndrome de glissement peut également ne devenir qu’un vilain souvenir. Toutefois, l’aidant sera particulièrement vigilant à l’avenir si son parent subit à nouveau un choc important. 

Comment soigner une personne âgée d’un syndrome de glissement ? 

Une orientation souvent tardive vers un professionnel de santé…

La première chose à faire face à un syndrome de glissement est d’alerter ! Mais ce n’est pas toujours si évident. 

Les aidants n’ayant pas toujours la possibilité de se rendre fréquemment chez leur proche, ils ne constatent pas la dégradation soudaine de son état de santé. 

Et même quand l’aidant se rend compte que quelque chose ne va pas… il est fréquent qu’il n’alerte pas de suite ! En effet, beaucoup d’aidants mettent ce changement d’attitude sur le dos d’un virus affaiblissant momentanément leur parent, ou sur celui d’une fatigue extrême. La personne âgée est tellement souvent malade que l’aidant ne veut pas déranger le médecin une fois de plus. Souvent, l’aidant se donne le temps de voir comment cela évolue. Cela, ajouté aux délais parfois importants pour avoir rendez-vous chez le médecin traitant… la personne âgée a le temps de glisser, de glisser… 

Si vous constatez donc un changement d’attitude important de votre proche âgé, peu de temps après un choc, et qui évolue rapidement… alertez le médecin traitant !  Il n’est pas disponible avant un moment ? Dans ce cas, faites intervenir SOS médecin ou les secours. Au pire des cas vous vous serez inquiété un peu hâtivement… mais il vaut mieux cela que l’inverse. Personne ne pourra vous reprocher d’avoir appelé les urgences parce que vous étiez inquiet face à un problème de santé qui vous semblait majeur et à évolution rapide ! 

Quels soins pour un syndrome de glissement ?

Dans la majorité des cas, la personne âgée sera hospitalisée.

L’état général de la personne âgée est souvent très mauvais au moment où les soins peuvent commencer. Il est donc important de surveiller la personne à chaque instant. La famille, déboussolée et ne reconnaissant pas son proche, se retrouve déstabilisée à domicile. Comment soigner une personne qui s’oppose aux soins ? Nourrir quelqu’un qui vomira son repas ensuite, s’il n’envoie pas simplement l’assiette au sol ?

Par ailleurs, hospitaliser la personne permet de faire différents examens de santé qui permettront d’être certains du diagnostic, mais également de surveiller l’état général de la personne. 

En établissement, la prise en charge est globale. 

Dans un premier temps, il faut faire face à l’urgence :

  • réalimenter et réhydrater la personne malade, avec ou non une alimentation par perfusion en fonction de l’état de la personne. 
  • soigner ses éventuelles infections.
  • traiter la sphère urinaire et sphinctérienne en fonction de la situation (sonde, lavement…)
  • prévenir et soigner les escarres liées à la dénutrition et aux appuis prolongés
  • stabiliser les autres troubles de la personne âgée, qui a potentiellement cessé de prendre les médicaments qu’elle prend pourtant depuis des années pour une maladie sans rapport avec le glissement. 

Mais pour que la personne guérisse totalement après un syndrome de glissement, il faudra également :

  • rééduquer la personne à l’effort, notamment si elle est cardiaque. En effet, ce manque d’activité prolongé ainsi que la dénutrition impacte la masse musculaire. Il devient difficile de tenir sur ses jambes, de rester debout de façon prolongée, de porter des objets, se baisser…
  • mais aussi et surtout de veiller au rétablissement psychologique de la personne âgée. Il ne faut pas oublier que la dépression est un symptôme majeur du syndrome de glissement, qui a été causé par un choc. Un suivi de l’état psychologique de la personne est donc indispensable. 

 

A propos de l'auteur Amélie Wallyn

Ergothérapeute et co-auteur de la méthode MALO, je partage mes conseils et outils pour vous aider à maintenir votre proche à domicile le plus longtemps possible !

Ne partez pas sans nous laisser un petit commentaire :)

  • Bonjour à toutes et à tous aujourd’hui alors que je viens de prendre mon programme pour la journée et Dieu c’est que c’est pas facile d’être Artisan je vais me rendre chez mes deux parents qui ont eux cette perte d’autonomie, maman c’est beaucoup occupé de mon papa après de nombreuses maladies diverses et variés. Et bien je suis absolument d’accord sur l’approche que vous y conférer. Parce que les aidants en prennent toutes les parties de la difficulté d’aider l’autre, et c’est la que prends tout son sens de stimuler renforcer accompagner mais arrive un jour ou cela a un prix. Le prix de l’oublie de soit aux profits de la personne qui ne stimule plus ces attentions majeur. Et la c’est l’aidant qui tombe, mais vraiment dans le sous-sol de la maison heureusement bracelet en alerte pompiers à la rescousse moi qui les rejoint en attente d’un diagnostic de prise en charge, et ce jours là malheureusement direction l’hôpital 22h45 ne pouvant accompagner ma maman a l’hôpital et après un rapport impeccable du médecin urgentiste et de l’équipe magnifique des pompiers me voilà rassuré. J’ai rassuré ma mère avant sont départ a l’hôpital et je lui est promis de m’occuper de mon père en attente des résultats de son hospitalisation.
    La nuit fut longue et les attentes de mon père incessantes sur le retour de ma mère, je lui est promis d’appeler afin d’avoir de ces nouvelles par les services d’urgence. Ce que je fût vers 0h30 du matin avec un rappel de leur part. Je rassure mon père et lui demande de bien vouloir s’endormir. Angoissée il n’y parvient pas. C’est la que mon esprit c’est réorganiser d’un coup et me souvins des techniques de respiration 365. Aux vue de ces problèmes respiratoires je tante le coup. Il essaie tant bien que mal, et la miracle il ce met à bailler et vouloir gagner son lit hospitalier à la maison. Il s’endormit confiant. Le médecin me rappelle 3h45 du matin pour me signifier l’ensemble du diagnostic et de la prise en charge de soins. Retour de maman 4h20 du matin avec une ambulance et une équipe merveilleusement prévenant. Je lui demande comment ce sentait t’elle. Très éprouvé et fatigué avec le souci d’avoir laissé mon père seul.
    Voilà une partie de ce qu’est le glissement. Aujourd’hui je leur ai appris à parler avec leur cerveau et préconiser les repas avec des jus de légumes des fruits. Des produits laitiers seins et probiotic. Oui parler à son cerveau c’est redirigé sa conscience vers sont subconscient. C’est à dire de remettre les apprentissages de sont cerveau inconscient vers nos besoins primordiaux.
    Oui c’est vraiment une approche très juste de la part d’Amelie Wallyn et il me tarde d’en apprendre plus pour être un Bonne aidant bien aider

  • Je n’avais jamais entendu parler de cette maladie . Cependant en ce moment j’ai une personne dans ma famille qui est atteinte de ce syndrome et qui va de plus en plus mal.et cela est allé très vite.

  • Je n’avais jamais entendu parler du syndrome de glissement, ce syndrome peut-il par erreur être diagnostiqué comme une maladie cognitive (type sénilité, Alzheimer). Merçi

    • Bonjour,
      Non, ca me semble improbable. Les démences ne sont pas diagnostiquées à la légères mais en s’appuyant sur des résultats d’imageries (et éventuellement prise de sang et ponction). Ce sont ces examens qui montrent qu’il y a une anomalie. Par ailleurs, le syndrome de glissement évolue bien plus vite tandis que les diagnostiques de démence arrivent en moyenne 3 ans après le début des symptômes (le temps que l’aidant se rendent compte des oublis, puis qu’il trouve cela suffisamment inquiétant pour consulter, puis d’avoir les rdv chez les spécialistes et pour réaliser les examens, etc.).

  • Bon sang c est juste mon conjoint depuis 43 ans , je vie avec mon mari cet étranger . Par moment il me regarde méchamment, mais n en est pas vraiment conscient . Pourtant , il est médecin et comme je dois avoir des piqûres 2x par jour, j insiste pour que ce soit lui qui continue à les faire . Uniquement pour le revaloriser . Pour qu il sache qu il est encore indispensable à la famille . Je suis démunie , je ne sais plus ce que je dois faire. Il dort dans un fauteuil relax dans le salon depuis plus de 4 ans . Moi sur un coin du sofa car je dois être près de lui . Il a peur de tout . Il ne lui faut aucun changement sans que cela le perturbe. Pas question de rester 10 minutes seul Je lui donne également un complément alimentaire pour personne dénutrie , malgré qu il mange très bien Il a perdu 30 kg sur 1 an . Lui qui lisait beaucoup, il ne lie presque plus . Je suis désespérée et vraiment démunie. Certains me disent que ce sont des caprices, moi je crois que c est un état . Que faire , je suis épuisée. Mais ma décision est prise , il restera avec moi dans la maison jamais dans un home .

    • Bonjour,
      Est-ce que vous avez pu consulter un médecin ou un neurologue ? Y a-t-il une pathologie retrouvée via une IRM ?
      Pour le poids, est-ce qu’il y a eu des recherches de pathologie, comme un souci de diabète ou de thyroïde ? (Ou autre, car je ne suis pas médecin et il y a sûrement des causes possibles auxquelles je ne pense pas).

  • Mon dieu, vous décrivez vraiment là ce que vit mon père. Suite à un avc, décès de ma tante et perte d’emploi. il s’est petit à petit replié sur lui meme et ne veut faire aucun effort de la journée. Mais le plus dur pour nous c’est qu’il ne parle quasiment plus combien même on essaie :/ Voilà presque 5 ans que cette situation dure et malheureusement, ici à Madagascar, il n’y a pas de soins adaptés… Nous sommes vraiment perdus et impuissants …

  • Merci pour votre article! Vous m’avez éclairé sur l etat de ma mère qui serait en début de glissement.
    Je suis aidant pourtant, vivant avec elle. Je la stimule à bouger de son lit mais refuse de s habiller etc.
    Merci donc à vous … je préviens son médecin traitant des demain, si toutefois il prendra mes propos et craintes au sérieux…. je suis et serais attentive pour votre prochain article.

  • Merci pour cet article, la description y est très juste.
    Mon grand-père vient de sortir de l’infection au variant Omicron mais je pense que cet épisode l’a fait basculer vers le syndrome de glissement. C’est arrivé de façon très soudaine mais on a constaté un rapide changement de son comportement et son humeur : il refuse de s’alimenter ou de s’hydrater, il s’isole, il réclame systématiquement un accompagnement pour les besoins vitaux élémentaires alors qu’il était, préalablement à cet épisode, tout à fait autonome, il refuse même de nous répondre parfois et tient un discours décousu. Il semble tout à fait conscient de son état lorsqu’il dit Je veux bien manger une pomme, ça fait 10 jours que j’en ai pas mangé et tout à coup on est déroutés en l’entendant dire Je veux partir, il est temps, laissez-moi m’en aller…Les professionnels de santé font tout ce qu’ils sont en mesure de faire mais restent impuissants par une méconnaissance de ce syndrome et un manque de volonté à s’y intéresser de plus près. Les familles quant à elles sont désespérées et ne savent pas quoi faire.

    • Bonjour,

      Vous trouverez pas mal d’idées pour lui redonner un peu le moral dans l’article et les commentaires ci-dessus.
      Au sujet du discours décousu, il faut savoir qu’une déshydratation peut créer de la confusion extrème (en plus de la fragilité physique, des pertes d’équilibres, etc.). Essayez autant que possible de lui proposer des boissons qu’il apprécie et de boire en sa compagnie. Souvent, on ne propose que de l’eau aux personnes âgées et cela peut les lasser.

  • Bonjour,
    Mon papa est hospitalisé depuis 5 mois à la salpėtrière, à la suite d’un accident de vélo ! Avec énormément de lésions, pour nous il à guéri de son accident, mais maintenant il subit toutes les complications, mon papa à 82 ans, il est sportif, jamais aucunes maladie, d’ailleurs il vient de contracter le Covid, et s’en sort ! Il à toute sa tête avec une sacré mémoire ! Mais à l’heure d’aujourd’hui, il baisse les bras,refuse de se nourrir, d’essayer de se lever, nous sommes dévasté, malgré nos futurs projets ensemble, nous lui rendons visite tout les deux jours, et le mottivons ! Je suis sa fille,et je vous demande de l’aide ! Merci

  • Vous écrivez « Comme si elle attendait la mort. « . Et oui certaines personnes âgées attendent la mort, veulent partir, rien de plus humain quand tous les amis sont morts, les frères et soeurs, j’ai connu et entendu beaucoup de ces personnes vouloir partir rejoindre leurs proches (pour les croyants), dirent explicitement j’en ai marre, je voudrai partir, je veux que cela s’arrête (cela : la dépendance, la perte d’autonomie, la sénilité, la solitude, un monde totalement changé par rapport à ce qu’elle on connu).

    • Oui, effectivement certaines personnes en ont assez et sont sereines vis à vis de la mort et en parlent comme le début d’autre chose. Mais d’autres attendent la mort pour échapper à des soucis, à des douleurs, à de l’ennui… et si les douleurs et l’ennui disparaissent, retrouvent l’envie de vivre. Il faut faire particulièrement attention à cela, à voir si l’on ne peut rien faire de plus pour elles. L’idée n’est pas de les forcer mais au contraire de leur donner le choix (et pas un choix fait par dépit, à cause de la douleur ou du chagrin).

    • Tout à fait d’accord. On peut comprendre la lassitude quand on souffre, qu’on est seul(e), mais l entourage voudrait pouvoir aider la personne âgée, que faire…..

      • Parfois, il suffit d’un rien pour redonner le sourire à la personne. Lui montrer qu’elle est toujours utile en lui donnant des petites tâches à faire pour aider (en fonction de ses capacités, cela peut être d’aller chercher un colis à la poste pendant que son proche est au travail, plier le linge, préparer les bonnes recettes de mamie pour que tout le monde ait une gamelle pour le travail, etc.)
        Cela peut être aussi en lui proposant des choses nouvelles : tester un nouveau restaurant, goûter de la nourriture asiatique, aller se faire faire les ongles pour la première fois de sa vie, etc.
        Ou en multipliant les contacts : envoyer des cartes postales et des photos via le courrier, appeler, montrer des vidéo du quotidien quand on se voit, etc…

        (Et bien sûr, veiller à ce que la santé de la personne soit bonne… difficile d’avoir le sourire quand on a du mal à respirer ou de fortes douleurs non soignées)

  • description du symptôme très juste
    Ma maman n’est qu’en début de syndrome. L’ hôpital covidienne a été un désastre sans compter que le monde médical n’y connait pas grand chose et s’en fout. Ce monde là nous répète que c’est son choix.
    Moi, j’ai bien l’intention de prouver quelle peut guérir. Elle remange un peu et boit 3ou 4 verres de limonade/jus de raisin/…
    J’y ajoute du Pianto, CBD médical, green pasture, vitamines,etc mais ce n’est pas assez régulié
    J’ai même un dépôt de plainte contre moi d’une maison médicale pour avoir deamnder avec insistance des soins.
    Aujourd’hui, nous sommes seuls avec un kiné holistique qui coûte 45€/h

    • Bonjour,
      Malheureusement je ne connais pas du tout ces compléments que vous lui apportez ni leurs effets.
      Ce que je peux vous conseiller en tout cas c’est d’être présent pour elle, de la faire participer à des activités qu’elle aime ou aimait, de l’amener le plus possible sur l’extérieur (choisir une pâtisserie en boulangerie, dans un petit café, aller au parc, etc.). Voire même, lui faire découvrir des choses nouvelles comme de la nourriture étrangère. Et surtout… de la faire se sentir utile pour lui donner une raison de continuer à vivre.

  • Tout d’abord merci mille fois pour vos conseils précieux. Maman 94 ans, ne se nourrit que très peu, mais continue de se maquiller. Souvent, elle ne s’habille pas. Je suis en permanence avec elle, car elle n’est absolument plus en capacité de faire face au quotidien. Elle ressasse le passé et confond les liens de parenté de ses petits enfants avec les étrangers, mon frère et son frère etc….la façon dont est dcd son frère avec un de ses accidents qu’il a eu, où est sa Maman….Elle a grand plaisir de raconter son passé à qui veut l’entendre. Elle répète et répète et oublie, c difficile et je la malmène souvent; Elle n’a pas Alzheimer, seulement fatiguée me dit on suite à l’IRM cérébral; Elle pleure souvent, je ne reconnais plus Maman qui était très joyeuse et aidait les autres, qui la trouvent toujours hors du commun; mais elle fait erreur sur son passé et les choses qui se sont passées et qu’elle a vécu péniblement et tout revient plus qu’avant et elle raconte tout cela aux personnes lorsqu’on nous faisons les courses, et qu’elle veut venir avec moi; J’avoue ne pas l’emmener souvent car elle se déplace très péniblement; Elle aimerait que la promène en voiture. Mais je n’en ai plus et j’ai horreur de conduire, mais je sais que cela serait pour elle une grande joie. Son sommeil est de très mauvaise qualité car le voisinage est extrêmement odieux et bruyant qui ne travaille pas et c’est l’horreur en permanence. merci pour tout!

    • Le fait de mal dormir et d’avoir aussi éventuellement des carences alimentaires peut en effet entrainer des problèmes de mémoire. Parfois aussi, quand on raconte mille fois une histoire, on finit par y ajouter quelques petites erreurs et par y croire. Cela peut donc ne pas être plus grave que cela.
      Il y a des cheque sortir plus qui permettent aux personnes âgées de bénéficier d’un taxi. Si elle est assez autonome pour être seule, vous pourriez utiliser ce cheque pour que le taxi la dépose à l’entrée d’un parc, par exemple. Sinon, est-ce qu’elle serait d’accord pour utiliser un fauteuil roulant lors de ses sorties (voir uniquement un déambulateur si cela suffit) ? Vous pourriez ainsi vous promener ensemble dans le quartier.
      Peut-être aussi qu’elle a le droit à l’APA, qui pourrait ainsi financer le passage d’une aide de vie. Certaines sont véhiculées et pourraient emmener votre mère faire des petites courses pour se promener (si elle accepte le fauteuil roulant ou une autre aide à la marche qui serait adaptée).

  • Le médecin de ma mère de 92 ans a diagnostiqué ce syndrome mais comme maman vit depuis de nombreuses années avec la bipolarité, on se questionne à ce sujet. Nous aimerions que maman soit soulagée de l’angoisse et c’est comme si on nous disait qu’il n’y avait rien à faire sauf accepter.

    • Dans tous les cas, il y a quelque chose à faire. Mais effectivement, soutenir une personne atteinte de syndrome de glissement est à peu près pareil que soutenir une personne souffrant de dépression. C’est très difficile. Bien sûr, tout cela est sans garantie de fonctionner. Comme tous les soins, surtout lorsqu’il s’agit de l’esprit et non du corps. Vous pouvez la revaloriser en lui proposant de faire des choses utiles, lui montrer qu’il y a encore des choses intéressantes qu’elle peut faire malgré son état de santé, lui faire gouter ou tester de nouvelles choses, etc.

      • On lui propose des activités et elle ne veut absolument rien faire. Elle reste assise toute la journée mais veut qu’on reste assis devant elle sans rien dire. Elle refuse souvent de manger, de boire et de prendre ses médicaments. Elle dit vouloir vivre mais le dire et le faire diffère. Elle nous traite ainsi que le personnel du Centre d’hébergement de méchant et d’hypocrite. Bon enfin…. ce n’est pas agréable et déstabilisant.

  • Bonjour, Mon mari (psy retraité) depuis août 21 a subi 2 néphrectomies et dialysé maintenant, donc je comprends que ce soit un traumatisme pour lui (impréparation et non acceptation). Par ailleurs, il a perdu + 15 kgs entre les interventions et hyperthyroïdie régularisée maintenant. Hospitalisé depuis août, il mangeait de moins en moins car nausées puis vomissements. Il a fait une pleurésie et on lui a drainé les poumons (drain retiré il y a 4 jours) Actuellement alimenté (depuis 5 jours) à 2 reprises par sonde gastrique, il est maintenant devenu complètement anorexique car il n’accepte plus rien par la bouche. Il a des visites régulières de nos enfants + amis proches. Un ami à Lyon lui a fait hier une première séance d’une heure d’hypnose par Facetime. Je ne sais pas comment procéder pour réintroduire une alimentation buccale qu’il refuse (même une soupe hyperprotéinée qu’on lui donne le soir) Auriez-vous quelques conseils à me donner ? (même les aliments qu’il aimait sont refusés catégoriquement et je pensais qu’il voulait éviter les nausées et vomissements mais en réalité, il s’agit de ce syndrôme de glissement, si je comprends bien)
    Merci beaucoup pour vos échanges car évidemment, on ne peut connaitre ce syndrôme tant qu’on y est pas confronté….
    Bien cordialement

  • Bonjour merci
    Tout ce que vs avez écrit me touche bcp car je le vis av ma maman de 93 ans
    Mais mnt on a du la placer et j’ai du mal à vivre cette situation
    Cette fin de vie pour elle
    J’aimerais savoir cmt l’aider
    Cmt lui parler
    Elle est démente mot très dur mais parfois elle est bien « comme avant « pdt 1h
    C’est très dur à vivre pour moi peut être ne suis je pas forte assez
    Avec mes sœurs on va à tour de rôle tt les jours qlq heures près d’elle
    Merci à vous

    • Il ne s’agit pas de force ou de faiblesse. Nous sommes humains et avons des émotions, c’est normal. L’attachement que vous avez pour elle, vos souvenirs mais aussi votre peur pour l’avenir vous font éprouver toutes ces émotions. N’hésitez pas à trouver quelqu’un à qui en parler (un proche ou une association d’aidants, par exemple). N’hésitez pas à m’écrire si la lecture du site ne répond pas à toutes vos questions et nous verrons ensemble comment aider votre maman au mieux.

  • Merci beaucoup de cette présentation simple et accessible qui m’a éclairée et déculpabilisee. L’honnêteté du pronostic, bien qu’il soit sombre, m’a quelque part rassurée, aussi étrange que cela puisse paraître!

  • Bonjour, je suis complètement démunie face au comportement de mon beau père qui ne se souvient plus de son fils( mon mari) et qui présente aussi des symptômes que vous décrivez. Il refuse de dormir dans son lit, il dort assis sur une chaise la journée et en tombe fréquemment. Il s’est ouvert la paupière inférieur récemment. La nuit, il dort su rle canapé, les jambes comme s’il était assis et le buste allongé sur celui ci. Il est violent avec ma belle mère et refuse de la laisser sortir de la maison en lui disant  » tu ne me laisse pas hein?! » Mon.mari est parti les voir. Ils habitent en Algerie. Ils ont 80 ans passé tous les 2. Et avec la Covid, on n’a pu allé les voir avant. Ma belle mère est illettrée et c’est mon beau-père qui effectuait toutes les démarches administratives. Il y a tellement à faire et moi je suis seule ici à Pariq avec les 3 enfants de 7, 5 et 2ans et je me demande quoi faire… Il est sûr que mon beau-père à besoin de soin en urgence. Il a les chevilles enflées par sa posture avec des croûtes. Je me suis même demandée si je ne devrais pas écrire au Président de la République pour solliciter son aide. Je suis triste car j’ai connu un homme instruit, autonome, plein d’entrain qui ne laisser rien au lendemain et qui l’était jusqu’à il y a 5ans. Il a collé des papiers dans tout son appartement avec les dates d’anniversaire les choses à faire, les numéros de téléphones mais il ne sait même plus comment les composer… Je pense qu’il est atteint d’Alzheimer mais il refuse d’aller voir un médecin. Pour lui, il va bien… Que puis-je faire??? Merci d’avance pour votre(vos) réponse(s). À bientôt.

  • Merci beaucoup pour vos écrits, je comprends mieux la descente de ma mère. On pensait que c’était juste dû à son âge mais je vois bien qu’elle est bien dans cette descente avec un changement de jour en jour..
    Merci beaucoup je vais réagir très rapidement

  • expliquer moi,comment faire entrer une personnes de 73 ans qui refuse toute aides.on na aucun droit de faire entrer de reculons une personnes a l,hopital, a prt d,avoir un mandats,alors non cest pas si facile,si vous avez une iddées

    • Est-ce qu’il est reconnu qu’elle a des troubles cognitifs ? Car s’il est reconnu qu’elle n’est pas apte à prendre la décision elle-même, des soignants peuvent la prendre pour elle après un conseil médical. Sinon, malheureusement, il n’est pas possible de la soigner contre sa volonté.

  • Je pense que ma mère est atteinte du syndrome de glissement, les structures, ephad en particulier ne réponde pas aux attente du patient. Et que les aidants famille sont mal conseillers

  • Vos avis sont respectables et sont un soutien pour les personnes dont un ou un parent est atteint du syndrome de glissement.
    Mais je trouve qu’il relève aussi d’un non reconnaissance du droit de la personne à mourir dans la dignité.

    • Et je suis d’accord avec vous. Les deux sont compatible. Le syndrome de glissement est une maladie dont on peut se sortir. La personne peut avoir la sensation de vouloir mourir, et au final retrouver le goût à la vie dès que ce symptôme s’estompe.
      Par ailleurs je ne parle pas de forcer des soins. Mais de proposer des choses stimulantes à la personne, d’essayer de lui remonter le moral. Pour que soit elle remonte la pente dans le meilleur des cas, soit décéde après avoir passé de bons moments plutôt qu’après une dépression.

  • Bonjour mon père a chuté de l’escalier donc fracture des attaches de la prothèse de la hanche verdict il ne remarchera plus il est hospitalisé depuis huit jours et depuis il est amaigri affaibli les yeux vitreux le regard vide.il a de gros problème de constipation et il ne s’hydrate plus comme avant et il refuse de manger. Je l’ai signalé à l’infirmière au médecin mais sans résultat

    • C’est un coup dur pour votre père. Il doit être très inquiet de son avenir, du lieu où il va pouvoir vivre, des activités qu’il pourra encore faire ou non. Rassurez-le sur ces sujets, cela lui fera beaucoup de bien. Apportez peut-être quelques friandises ou petits sandwich s’il n’a pas de régime spécial. La nourriture en collectivité n’est pas toujours au top, et encore moins quand on est fatigué et déprimé.

      Concernant la constipation, c’est assez fréquent pour les personnes alitées et celles qui ont subit une anesthésie. Les soignants vont certainement l’aider à se mettre debout et lui proposer un traitement si besoin.

  • Bonjour, ma mère âgée de89 ans, se laisse aller, ne fait plus sa toilette, s’alimente peu et mal. Elle a les jambes qui me font peur, des peaux blanches sur celles-ci. Le médecin l’a vue mais n’intervient pas. Je ne sais quoi faire.

    • Bonjour, il est tout à fait possible de changer de médecin si vous ne vous sentez pas écoutée par celui-ci. Malheureusement, certains médecins ne prennent pas toujours au sérieux les soucis et symptômes de leurs patients âgés. A-t-elle d’autres soignants qui peuvent constater le problème ? comme un.e infirmier.e ou un.e kiné qui pourrait écrire un courrier au médecin ?

  • Bonjour,
    ma mère âgée de 92 est hospitalisée, après plusieurs chutes, la dernière a été plus grave, le nez cassé une blessure au front, elle a fait il y a plusieurs mois un AVC qui est passé inaperçu, depuis 10 jours elle n’a plus la force de se lever, elle souhaite mourir a perdu l’appétit, des problèmes aussi de mémoire, elle nous réclame bien que nous passons la voir chaque jour moi et ma soeur, les petits enfants aussi sont passés la voir. Elle pleure et très anxieuse, Comment l’aider davantage ? Nous sommes démunis et tristes de l’a voir comme ça, anéantie, merci de vos conseils A bientôt

    • Bonjour,
      Cela ressemble en effet à un syndrôme de glissement.
      Vous pouvez l’aider à reprendre confiance en elle. Quand on chute à répétition, on a peur de marcher et on se dit que l’on n’est plus bon à rien. La difficulté à se lever vient sûrement d’un manque d’envie à l’origine, puis à une perte musculaire à cause de l’alitement et du fait de ne pas bien manger (je vous renvoie vers mon article sur la sarcopénie)

      Pour l’aider à reprendre confiance en elle, vous pouvez lui demander la recette d’un plat dont elle est la pro. Ou lui demander si elle peut vous dépanner en pliant du linge dont vous n’avez pas le temps de vous occuper. Des choses simples et utiles.
      Parfois ca peut aussi passer par son apparence physique. Après plusieurs jours d’hospitalisation, on a les cheveux plats à l’arrière de la tête. On ne porte pas nos jolis vêtements, le parfum habituel. Rarement du maquillage etc. Surtout si on ne sait pas en mettre nous-même car les soignants ont peut de temps pour cela lors de la toilette. Vous pouvez donc lui apporter son parfum, un peu de poudre pour le teint, son rouge à lèvres… En fonction de ses habitudes.

      Pour lui redonner le moral, vous pouvez lui apporter des choses qu’elle apprécie. Cela peut être de la nourriture (s’il n’y a pas de contre-indication médicale), son courrier, son magazine préféré, un cadre photo.
      Vous pouvez aussi lui proposer des nouveautés. Par exemple, quand elle n’a pas le moral, je fais découvrir un nouveau type de cuisine à ma grand-mère ce qui lui fait dire que finalement, elle a encore beaucoup de choses à découvrir durant cette vie.

  • Bonjour, je vous remercie de fournir l’information du glissement. 1 an et demi passé, aout 2020 ma mère de 85 ans, qui vivait seule dans sa maison, et qui était autonome, est tombé et s’est cassé la hanche. Apres la chirurgie de la hanche qui a bien guérie, elle est revenu a sa maison mais avec de l’aide de préposées et de ma soeur. Elle n’était pas bien, elle voulait juste dormir, et n’était plus interessée a rien, aucun interet sauf dormir, elle refusait de l’aide, ne jaisait plus, répondait aux questions c’est tout. La nuit elle faisait de l’anxiété et nous tenait réveillé toute la nuit. Finalement, parce qu’elle ne pouvait plus s’occupé de sa maison, et ne voulais pas de l’aide de personne, elle m’a démandé de lui trouvé une résidence. En octobre 2020 elle entrait dans une résidence, pendant 6 mois a la résidence, elle a été malheureuse. Elle ne s’est jamais adapter, et s’est isolé, est devenu aggrésive, me demandait de l’apporter chez elle, refusait les soins, l’aide, ne voulait pas se faire laver, ni se faire habiller, n’aimait pas les préposées, elle voulait dormir et demandait qu’on la laisse tranquille. En avril 2021 elle a fait un petit ACV, sa jambe gauche été touché un peu.. elle est hospitalisé depuis, et est en attente d’un foyer spécialisé. Je vais la voir a tout les jours, mais elle n’a pas plus d’intéret pour rien. J’ai été surprise qu’apres avoir expliqué son histoire a une Dre, elle m’a dit tout de suite, que sa resemblait au syndrome du glissement. Elle lui a prescrit du Zoloft, mais ca aidé un peu, mais ne discute de rien. Je trouve très dure de la voir comme ça, j’aimerais tellement pouvoir lui redonné le gout de vivre, et qu’elle arrete de souffrir.. Merci.

  • BONJOUR JE VOUS REMERCIE CAR JE PENSE AVOIR COMPRIS DE QUOI SOUFFRE MA MERE SUITE
    A UNE CHUTE ET HOSPITALISATION JE CONTACTE SON MEDECIN DE SUITE

  • Bonjour,
    Mon père semble traverser le m^me type de situation. A 90 ans, il a du partir en maison de retraite car impossible pour lui de vivre dans sa grande maison seul. Depuis son arrivée là bas , son moral s’est grandement dégradé. Il dit qu’il est en prison alors que l’endroit est très agréable : il a une terrasse et peut sortir se promener, il a emmené son chat. Le personnel est charmant. Bref ,tout pour plaire. Pourtant chaque jour depuis 2 mois , il m’appelle pour se plaindre de tout. Il a tellement changé, lui qui était si gentil…. il est maintenant agressif, se met colère lorsqu’il s’agit de demander aux aidants de gérer sa prise de médicaments . Mais surtout, il est persuadé qu’il est seul alors que toute sa famille est autour de lui.Il me demande même d’appeler nos proches afin qu’ils soient plus présents… comme si j’avais encore le temps de solliciter les gens pour être autour de lui. Il est devenu une personne autocentré et oublie l’épuisement que nous ressentons en tant qu’aidants. Chaque jour , il appele du matin au soir pour m’exprimer son mal être. Je me sens impuissante. Il a été hospitalisé 10 jours avec pose de stents et son retour est terrible . Il ne mange plus et vomit. Il exprime clairement sa volonté de partir. J’habite à 200 kms et chaque jour j’ai des appels qui m’angoissent : il tombe, il vomit, il dort toute la journée, il a des saignements. Je n’en peux plus de la voir comme ça . il est en souffrance et je n’arrive pas à l’aider.

    • Bonjour,
      Est-ce que vous avez un retour des soignants sur la situation ? Savent-ils que le comportement actuel de votre père n’est pas dans ses habitudes et que cela cache quelque chose ? Dans les structures de vie, il y a parfois un psychologue qui peut être consulté.
      Est-ce qu’il s’est passé quelque chose de spécial il y a 2 mois ? Peut-être qu’il s’est fâché avec un ami dans la résidence ou qu’il y a eu un décès…

  • Help bonjour à vous ma maman âgée de 67 ans à perdu subitement son mari il y 3 ans puis s’est cassée le bras avec intervention chirurgicale (bronches) en juillet 2020. En regardant l’article sur le symptôme de glissement dont ce symptôme m’était inconnu jusque là je me rends compte que ma maman a les pieds en plein dedans. S’ajoute à cela l’alcoolisme depuis plusieurs années avec dépression depuis le décès de son mari. Elle s’alimente très peu incontinente ne bouge plus de chez elle, se lave rarement ( maman est en obésité ) difficile pour elle. Tous ces maux représentante bien ce syndrome qu’elle a depuis maintenant plusieurs mois. Pouvez vous me conseiller dites moi si vous vivez la même chose je ne sais pas vers qui me tourner. Je vous en remercie par avance.

    • Bonjour,
      Est-il possible de la faire consulter un gériatre ou un psychiatre ? Il ne faut pas laisser la situation évoluer.
      Est-ce qu’elle admet son alcoolisme ou est dans le déni ?
      Un médecin traitant pourrait l’aider également. L’alcool entraîne des carences au niveau alimentaire qui peuvent lui faire perdre son énergie.

  • Bonjour,
    Ma mère, qui a 68 ans, est en EHPAD depuis Mars 2021.
    Ces 4 dernières années, elle a eu un cancer métastasé de l’utérus, puis de la thyroïde. Elle a enchainé avec un arrêt cardiaque qui lui a valu une pose de stents puis, il y a 1an et demi, les chirurgiens lui ont retirés une métastase au cerveau. Depuis cette dernière intervention, ma mère a beaucoup changé. Elle a perdu sa joie de vivre et a eu beaucoup de soucis de mémoire. Suite à de gros problèmes de concentration, de mémoire, de chutes à répétition, et d’hallucinations (on lui a détecté également une schizophrénie), ma mère a été placé en Ehpad. Depuis son placement, son état ne fait que de se dégrader d’avantage…Elle est incontinente, ne s’habille plus, ne se lave plus et elle voit des choses qui ne sont pas réelles. La seul chose qui l’anime, c’est la nourriture. Elle avait perdu + de 30kg lors de son 1er cancer et elle est persuadée que c’est grâce à son léger surpoids qu’elle s’en est sortie. Ce n’est pas facile de voir son parent se dégrader si vite et je ne sais pas si cela peut-être dû à un syndrome de glissement ou bien, si c’est l’issue de tout ce qu’elle a traversé ces dernières années.

    • Bonjour,
      C’est délicat à dire car le syndrome de glissement est encore assez peu connu. Si les troubles arrivent d’un coup, cela peut néanmoins être lié (syndrome de glissement ou dépression… l’entrée en ehpad est rarement facile psychologiquement).
      Je suis assez étonnée par le diagnostic de schizophrénie car ce sont des diagnostics que l’on fait en général bien plus tôt (plutôt début de vie d’adulte). Elle avait déjà des troubles d’ordre psy avant ses différentes opérations ? D’autres options ont-elles été envisagées ? (Il est malheureusement encore assez facile de se retrouver avec un diagnostic psy par dépit quand un autre diagnostic est difficile à établir).
      Je vous envoie mes belles pensées et vous soutien dans cette difficile épreuve.

    • Bonjour Linda,
      Les symptômes que vous décrivez (visions/hallucinations) me font penser au syndrome de corps de Lewy.
      Comme Amélie, la schizophrènie m’étonne vu son âge mais, je ne suis pas médecin…
      Bien cordialement,
      Jackson

  • Bonjour,
    Ma mère qui a 84 ans, a appris il y a 2 semaines le décès de son frère, en quelques jours son état s’est dégradé alors qu’une semaine avant elle était gaie et nous cuisinait de bons petits plats,
    Il est vrai qu’elle avait tendance a oublié les mots, mais pas sa tête ! alors que là elle n’a plus goût à la vie, parle d’en finir avec la vie, a fait une tentative de suicide et a pris 2 Préviscan, nous l’avons emmené aux urgences 2 fois car son taux INR est monté à 7, après lui avoir administré de la vitamine K, ils l’ont fait ressortir; aujourd’hui nous veillons sur elle 24/24…à certains moment de la journée, surtout le matin et l’après-midi, elle ne parle plus, nous regarde de travers, elle rentre dans un mutisme…par contre nous lui avons redonné le goût de manger et de boire de l’eau.
    Elle a des peurs soudaines, comme quand nous voulons prendre sa télécommande de télé, elle ne veut pas et crie de peur que nous lui cassons sa télé, elle dit qu’il n’y a plus son émission favori alors qu’elle la regarde…
    elle fait des cauchemars la nuit, mais elle est rassurée si nous sommes là…
    Nous sommes perdus, y a -t-il un traitement ? comment pouvons nous l’aider ? nous avons envoyer en urgence avec l’aide d’une association, un dossier APA pour qu’elle puisse avoir toutes les aides possibles, nous ne voulons pas qu’elle aille en EPAHD, nous souhaitons la maintenir chez elle, mais pour la nuit c’est compliqué !
    nous avons besoin de vos conseils,
    Par avance merci

    • Bonjour,
      Peut-être que la situation évoluera favorablement avec le temps. 2 semaines, c’est peu pour faire son deuil et se remettre d’un tel choc. Les personnes en situation de fragilité (du fait de leur âge, de leur psychisme ou de leurs fonctions cognitives) peuvent exprimer ce deuil d’une façon différente des autres personnes. A-t-elle pu exprimer ce qu’elle ressent auprès d’un proche ou d’un professionnel ?
      Il est très important de surveiller son alimentation car une mauvaise alimentation et surtout une déshydratation peuvent aggraver les symptômes. Il en est de même pour de petites infections (comme une infection urinaire ou même un simple rhume).
      Il existe quelques services d’aides à domicile pour la nuit mais c’est encore assez peu développé et les coûts sont importants. L’association dont vous vous êtes rapprochés semble compétente et devrait pouvoir vous fournir la liste de ces services s’il y en a près de chez votre mère. Parfois aussi, certains ehpad proposent uniquement des séjours de nuit. Cela peut-être un compromis.

      • Bonjour, je vous remercie pour vos précieux conseils et le temps passé à nous répondre. Vous êtes une personne rassurante et ça fait du bien.
        Bien à vous

  • Bonjour ,
    Voilà maintenant un an que ma mère( 76ans) a été placé en EPAHD suite à une dépression et un confinement dans un état déplorable ( mutisme, denutrition,…) à l,hôpital .
    Aujourd’hui je pense qu’elle a le syndrome de glissement. Elle ne marche plus, ne mange plus seule, bref n’est plus autonome . Elle n’à plus envie de vivre.
    Mon père ne comprends pas ce qu’il lui arrive. C’est très difficile de la voir dans cet état. Je ne sais plus quoi faire pour l’aider à retrouver goût à la vie et sortir de cet état..
    Elle a un traitement contre la dépression mais pas très efficace à priori !
    Que puis je faire pour l’aider.

    • Bonjour,
      Malheureusement, c’est très difficile d’aider une personne dans cette situation. La dépression est une maladie dont il est difficile de se sortir et la personne malade doit avoir envie d’aller mieux.
      De votre coté vous pouvez faire preuve de patience et tenter chaque jour de nouvelles choses pour lui donner le moral. Lui montrer que la vie vaut encore la peine.
      Tout dépend ensuite de sa personnalité. Est-ce qu’il y a une activité à laquelle elle tenait beaucoup qu’elle ne peut plus faire maintenant ? Dans ce cas, il est posible de lui montrer qu’avec un peu d’aménagement, il est possible de faire quelque chose de ressemblant.
      Si elle a l’impression d’être inutile, d’être une charge pour les autres, il est possible de la « rendre utile » en lui demandant des services. Par exemple, vous pouvez apporter votre panière de linge à l’ehpad et le plier ensemble. Si elle est bonne en orthographe elle peut relire des documents pro ou des devoirs de ses petits-enfants.
      Il est aussi possible qu’elle ait besoin de réaliser que même à son âge de belles choses peuvent lui arriver et qu’elle peut encore faire des découvertes et donc que ce vaut la peine de continuer. Cela peut-être des activités nouvelles qu’elle n’avait pas l’idée ou le temps d’essayer (activités manuelles de création de cartes, de dessins, atelier d’écriture, etc.) mais ca peut aussi être tout bêtement de goûter à de la cuisine exotique.
      Je vous souhaite le meilleure à toute les deux.

  • Bonsoir je suis un peu perdue je tombe sur votre article je mets le mot de glissement sur ce que vit ma mère 76 ans actuellement est ce que nous vivons avec elle. mon père est décédé en 2018 elle avait fait son infirmière pendant 16 an, il est parti du cancer de la prostate depuis elle se sentait seule. Mais bon… Et puis en décembre 2019 elle a été hospitalisée tumeur au cerveau elle a subi des rayons mais sa mémoire immédiate était altérée les petits symptômes neurologiques mais qui ne l’empechaient i pas d’être autonome chez elle et puis le 29 janvier elle est tombée et s’est cassée le fémur. elle a été opérée mais avec le covid pendant près d’une semaine n’avons pas pu aller la voir. elle comprenait pas elle pensait qu’elle était abandonnée. Ces problèmes neurologiques ce sont amplifiés et cette dépression quelle avait depuis 1 an s’est accentuée. elle est actuellement en maison de convalescence mais elle ne se souvient pas quand on y va où quand on l’appelle. Elle croit encore être abandonnée et chaque fois que j’y vais elle pleure elle se lamente sur son sort elle dit qu’elle veut mourir que ce n’est pas une vie pour elle, qu’ elle embête tout le monde et que ce serait mieux pour tout le monde si elle partait elle ne fait plus du tout d’efforts, n’accepte pas de se lever avec le kiné ses jambes sont devenues toutes maigres. Ça me rend dingue ça me met en colère de l’avoir se laisser aller ne pas se battre alors que mon père s’est battu pendant 16 ans contre un cancer qui devait l’emporter en 2 ans en fait je lui en veux beaucoup d’être égoïste et de ne penser qu’à elle et là c’est vraiment le glissement je ne pense pas qu’elle pourra remonter c’est très difficile à vivre je crois que c’est encore plus difficile de se dire que ma mère vivre les derniers j’attends les dernières années et dernier moment avec ce manque d’envie de vivre que de recevoir un jour un coup de fil m’annoncant son départ dans la nuit. Dans son cas on a beau alerter contre le glissement j’ai l’impression qu’il n’y a plus rien à faire et pourtant je me dis qu’on ne peut pas mourir d’une fracture le fémur je ne sais pas si vous aurez une réponse pour moi et je crois que j’avais besoin d’en parler car je suis seule mon frère vit à 500 km et lui le vie différent de moi il est souvent très en colère contre elle il se dispute souvent avec elle mais je pense que c’est parce qu’il souffre et comme moi il lui en veux de ne pas se battre alors qu’elle a encore des choses à vivre comme la naissance de son arrière petit-fils le mois dernier qu’elle n’a toujours pas vu voir ses petits-enfants grandir encore et ses enfants être heureux mais non elle ne voit qu’elle…
    Merci de m’avoir lu….

    Bonne soirée
    Barbara

    • Bonjour,
      Malheureusement, ce que vous décrivez correspond tout à fait au syndrome de glissement. Le positif c’est qu’elle est entourée d’une équipe de soignant et donc qu’ils peuvent surveiller son alimentation, essayer de la stimuler au quotidien et essayer de lui redonner le désir de se battre.

      Il ne faut pas lui en vouloir. Le syndrome de glissement est une maladie comme une autre. Elle en est la première à souffrir. Elle n’est pas malade de sa fracture mais de ce syndrome qui peut toucher n’importe qui et plus encore les personnes âgées qui traversent ce type de situation. Pour elle, ces dernières années ont été vues comme une dégringolade, avec des chocs émotionnels importants et des troubles cognitifs qui l’ont empêchée de faire le tri dans ces émotions et de faire appel à la raison. Ce n’est pas un parallèle à faire avec le cancer de votre père, les situations sont très différentes, les vies vécues le sont aussi.
      Son manque d’envie de vivre actuel ne signifie pas qu’elle n’aime pas assez ses enfants et petits-enfants. C’est juste qu’elle a l’impression d’être dans un chaos dont elle ne pourra jamais sortir. Surtout si elle ne comprend pas ce qui lui arrive, et ne se souvient pas des visites.

      Communiquez un maximum avec l’équipe soignante pour leur faire savoir qu’elle ne se souvient pas de vos visites. En fonction de son état de santé, ils vous proposeront peut-être de laisser une photo ou des friandises qu’ils pourront lui montrer entre chacune de vos visites. Ou vous proposer des appels visio sur tablette de temps en temps.

      De votre côté, n’hésitez pas à consulter une psychologue ou une association d’aidants qui pourra vous aider à comprendre ce qu’il se passe et vous mettre en relation avec une personne qui pourra vous écouter et vous aider à vivre la situation.

      Bon courage à vous, et je l’espère, bon rétablissement à elle.

    • Bonjour
      Je comprends tout a fait ce que vous éprouvez, notre mère à un syndrome de glissement mais c’est seulement maintenant que l’on entend parler de ce syndrome.
      Nous sommes dans un désarroi total. Notre mère sort de l’hôpital après une chute sans suivi psychologique il la laisse sortir sans se soucier si sa maison est adaptée ou pas, ma soeur habite à 450 Km et moi 300 Km. Notre mère a chuté le 1er jour de sa rentrée de l’hôpital. Notre père est lui aussi décédé d’un cancer du pancréas il y a 4 ans après l’enfer, j’ai dû faire hospitaliser mon frère schizophrène qui a toujours vécu chez mes parents car cela devenait trop dangereux car les conflits entre ma mère et mon frère étaient très alarmant. Depuis le décès de notre père toutes les démarches ont été faites aide à domicile portage des repas infirmières 2 fois par jour et ma soeur s est occupé de tout l’administratif. De plus mon frère et ma mère présentaient un syndrome de diogène. Le nettoyage le tri on l a fait à plusieurs reprises.Elle a refusé de rentrer en epadh mais dès lors que notre mère est rentrée elle s apercoit qu elle ne peut pas rester dans cette maison et toute seule et ma soeur reste coincé là bas. Je vais aller la seconder quelques jours il faut faire rentrer notre mère dans un établissement. Notre vie est la misère depuis 4 ans ma mère à toujours tout refuser elle a toujours été dans le déni pour tout la maladie de mon frère, de mon père, elle a toujours été près de ses sous jusqu’à délaisser l’entretien de sa maison et son jardin. cela fait bien longtemps qu elle se laisser vivre c’est notre père qui portait tout. C est vraiment l’enfer aucune démarche de protection n’avait été faite pour notre frère c’est en cours. Ce n’est pas juste que l’on doit supporter tout ceci car mes parents n’ont jamais rien fait pour prévenir de l’avenir alors que je les avait alerter de tout cela. Ma soeur vit avec ses 4 enfants toute seule dont une atteinte d une maladie orpheline certes ils sont grands. Je suis en invalidité et mon mari travaille toujours et a subi un infarctus, nos enfants et petits enfants ont besoin de nous les épreuves de la vie ne les a pas épargné. Je trouve que les familles ne sont vraiment pas aider dans toutes ces grosses épreuves de la vie et le contexte actuel ne fait rien pour arranger. Je m étendrai pas plus car cela ne changera pas grand chose.
      Courage à vous tous

      • Bonjour, je suis vraiment désolée pour votre situation. J’espère que petit à petit, les aides et mesures nécessaires se mettront en place. Mais il est vrai qu’en cette période de crise, tout prend encore plus de temps que d’habitude. Je vous envoie mon soutien.

  • Mon mari est en clinique convalescence/rééducation : il a u un AVP avec un tram le 19.03.2018 et a été opéré pour changement de prothèse : hanche D 3 fois, hanche G 5 fois la dernière datant du 12.05.2020, puis opération du cœur en urgence 8 jours plus tard le 19.05.2020.
    J’ai le droit de le voir 1 h. par semaine au réfectoire, séparés par une table de 1m40 . Depuis qq. temps plus rien ne l’intéresse; il oublie beaucoup de choses; il a d’énormes douleurs et est sous sulfate de morphine. Il ne peut plus marcher et se déplace en fauteuil roulant.
    Le chirurgien revu la semaine dernière dit que tout va bien mais ce n’est pas le cas.
    Auj. il m’a fait peur : le visage blafard, la bouche ouverte, les yeux retournés : il n’a pas voulu que j’appelle une infirmière.
    Pour mois il se laisse glisser vers le départ final : il pleure chaque fois que je l’appelle .

    Je pense demander une entrevue avec la doctoresse de l’établissement JE NE SAIS PLUS QUE FAIRE. AIDEZ-NOUS. (NOUS VONS 86 ET 87 ANS et notre fils nous a quitté le 15.04.2019 à l’âge de 52 ans suite à un cancer.)

    • Bonjour,
      Je suis désolée pour la souffrance et l’angoisse que vous ressentez.
      C’est une bonne idée de prendre rendez-vous avec le médecin chef de service. Il pourra faire un point sur le dossier de votre mari, et peut-être pourra-t-il faire une exception pour les visites en connaissant la situation. Il doit aussi être informé des pleurs de votre mari car il peut envisager un autre plan d’action ou un accompagnement/traitement…
      Parlez aussi à votre médecin traitant pour avoir son avis ou pour servir d’intermédiaire si vous en avez besoin.
      Bon courage à vous deux et beau rétablissement à votre mari.

  • bonjour,
    ma mère en maison de retraite 93 ans a le syndrome du glissement, combien de temps peut elle vivre en sachant qu’elle refuse de boire et qu’elle est déshydratée depuis 15 jours, qu’elle est confuse, qu’elle maigri, .elle dit que l’eau est empoisonnée

    • Bonjour,
      Je ne peux absolument pas vous donner d’indication de ce genre. Cela dépend de son corps, de son état de santé à la base. Cela dépend aussi si elle parvient à avoir envie de vivre à nouveau, si une hydratation par perfusion est proposée, etc.
      Je suis vraiment désolée que vous viviez cela et j’espère que tout s’arrangera.

    • Bonjour, mon papa à également développé se genre de comportement. Il refusait de boire car l’eau avait une odeur voir empoisonné. Il ne mangeait plus, et développait une paranoïa sur ces voisins et sa famille. Il à été hospitalisé en psychiatrie sans traitement n’arrivant pas à l’alimenter. Il à perdu 30 kilos et avait du mal à bouger, nous avons rencontré beaucoup de psychiatres. Par le biais de recherche on nous a parlé d’un traitement qui pouvait être adapté à sont états. Après de nombreux examens nécessaires pour mettre en place un protocole. Il à subit 20 séances de sissmo (impulsions électriques au niveau de la tête). À présent il à retrouvé l’appétit et se porte bien tout cela à durer 8 mois.

  • Bonjour ,je connais la même chose avec mon époux de 66 ans ,en juin 2019 ,plusieurs passages aux urgences et un mois et demi en hôpital psychiatrique ,le spy a dit qu’il pouvait rentrer à la maison car la dépression était traitée que son cas était plus neurologique .
    Rendez vous pris au centre de la mémoire, avec le corona rendez vous annulé.
    Depuis sa sortie en août ,mon mari refuse de s’alimenter,son seul repas ( 6 gros biscuits bn et un peu de café)qu’il vomit tout de suite après) ,refuse de se laver ,ne veut plus voir le médecin, ne prend plus aucun médicament,refuse tous soins .Il a perdu 40 kg.
    J’ai alerté plusieurs fois mais personne ne bouge(médecin,infirmier,samu ) tous me disent ,qu’il à la droit de refuser de se soigner que fait-on de la non assistance de personne en danger ?
    Si une personne a une solution je suis preneuse .

    • Bonjour,
      Je suis vraiment désolée par cette situation. Je ne sais vraiment pas quoi vous conseiller. Est-ce que vous avez pu reprendre contact avec son psychiatre pour voir ce qu’il en pense ? Peut-être que vu l’évolution de la situation il pourrait reprendre votre époux en consultation ou peut-être qu’il connait un neurologue à conseiller ?

  • Bonsoir..ma maman semble traverser ce symptôme sauf qu’ elle mange..et qu elle prends soin de sa propreté en plus de l ide a domicile pour la toilette..ma question est..peut on dire que c est un symptôme de glissement ? Elle a 89 ans et a subi le 11 septembre dernier une laparotomie suite a un kyste benin mais enorme sur une ovaire ..merci pour votre réponse.

    • Bonjour,
      N’étant pas médecin et n’ayant en plus par rencontrer votre mère, je ne peux pas effectuer de diagnostic. Si vous êtes inquiète, n’hésitez pas à en parler à son médecin qui déterminera s’il s’agit d’un syndrome de glissement ou d’une dépression.
      Le fait qu’elle mange et reste coquette est un point très positif. C’est qu’elle a encore le goût à quelque chose.
      Mais vraiment, il ne faut jamais laisser place au doute. Il vaut mieux consulter pour pas grand chose, que se mordre les doigts après. Nos ainés sont fragiles.

  • Nous avons connu ce problème avec ma mère, il y a quelques années. Le syndrome s’est déclenché à la clinique après une chute qui avait entraîné une fracture du col du fémur : techniquement l’opération avait réussi, mais ma mère se laissait mourir, ne voulant plus rien avaler et même débranchant les perfusions ; le chirurgien nous a averti qu’elle faisait un syndrome de glissement qui allait être fatal. C’est une de mes sœurs qui a tellement insisté pour qu’on la traite avec des antidépresseurs qu’elle a obtenu gain de cause : le traitement a été réellement efficace : en un mois et demi, elle a retrouvé des forces, a pu aller en convalescence et après un séjour de quelques mois retourner chez elle où elle vivait avec mon frère, ceci, malgré sa maladie d’Alzheimer.
    Elle a survécu ainsi plusieurs années avant que son état ne nécessite une hospitalisation en EHPAD. Elle est aujourd’hui décédée.

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