Comment savoir si c’est Alzheimer ou une démence vasculaire cérébrale ? Qu’est-ce que la démence vasculaire ? Comment diagnostiquer une démence vasculaire ? Comment traiter la démence vasculaire ?
La démence vasculaire est la deuxième cause de démence dans les pays occidentaux, après la maladie d’Alzheimer. Comme elle concerne donc de nombreuses personnes, mais qu’elle n’est pas aussi souvent évoquée que la maladie d’Alzheimer, j’ai décidé aujourd’hui de consacrer un article à la démence vasculaire. Dans cet article, je répondrai aux questions que vous m’avez souvent posées !
Qu’est-ce que la démence vasculaire ?
La démence vasculaire est une forme de démence causée par des lésions cérébrales d’origine vasculaire. Ces lésions résultent généralement de maladies des vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveau, telles que des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des micro-infarctus, ou des maladies des petits vaisseaux sanguins.
Quelles sont les causes de la démence vasculaire ?
La démence vasculaire est causée par des dommages au cerveau dus à des problèmes de circulation sanguine. Elle peut survenir :
- après un AVC ou plusieurs mini-AVC. Un AVC peut provoquer une hémorragie dans une partie du cerveau ou être causé par un caillot qui bloque un vaisseau sanguin, empêchant le sang de circuler correctement. Ces accidents peuvent endommager les cellules du cerveau et entraîner une démence vasculaire.
- En lien avec une artériolopathie hypertensive, qui est une atteinte des vaisseaux et qui entraîne des zones de lésions au niveau du cerveau.
- À cause d’hypotensions fréquentes. En effet, avec l’hypotension la pression sanguine n’est plus suffisante et le cerveau n’est donc pas suffisamment irrigué.
- En lien avec une maladie de Binswanger qui est une maladie rare qui atteint le cerveau. La maladie de Binswanger se produit lorsqu‘il y a une obstruction généralisée des petits vaisseaux sanguins dans la substance blanche (une zone profonde du cerveau). Souvent, elle est associée à une hypertension artérielle importante non stabilisée et à des troubles des vaisseaux sanguins dans tout le corps.
Pour réduire les risques de démence vasculaire, il est important de surveiller régulièrement sa tension artérielle pour éviter l’hypertension et l’hypotension. Il faut aussi adopter une alimentation saine pour prévenir le diabète, un facteur de risque d’AVC. Suivre des recommandations de santé comme faire de l’exercice et ne pas fumer aide également à prévenir les AVC et autres complications vasculaires.
Toutefois il y a certains facteurs contre lesquels on ne peut rien faire : l’âge et le sexe masculin sont des facteurs de risques pour les démences vasculaires.
Leucoaraïose et démence vasculaire :
La leucoaraïose est une condition caractérisée par des lésions de la substance blanche du cerveau, souvent visibles sur les IRM sous forme de zones hyperintenses. Il s’agit de ce que l’on appelle aussi une leucopathie vasculaire.Ces lésions sont généralement causées par des maladies vasculaires, telles que l’hypertension, le diabète, ou des maladies des petits vaisseaux sanguins.La leucoaraïose n’entraine pas forcément de troubles cognitifs ou de démence. Toutefois, a un stade avancé, elle peut avoir un impact significatif sur l’espérance de vie des patients, en augmentant le risque de démence vasculaire, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) et de déclin cognitif.
Comment diagnostiquer une démence vasculaire ?

Les symptômes de la démence vasculaire
Les symptômes peuvent varier d’une personne à une autre. En effet, cela dépend des zones concernées par les AVC et autres troubles vasculaires.
Toutefois, certains symptômes se retrouvent souvent et font penser à une démence vasculaire :
- les troubles de l’humeur : ils arrivent rapidement dans le cadre d’une démence vasculaire. Plus de la moitié des personnes atteintes par cette maladie souffrent également de dépression.
- Les troubles du comportement : la personne ne prend plus d’initiative dans ses activités, ne montre plus de signe d’émotion, ne s’intéresse plus à grand-chose…
- les troubles cognitifs : il s’agit de trouble de la concentration, un trouble du jugement. La personne n’arrive plus à planifier, à s’organiser. Préparer un repas devient difficile, car elle ne prévoit pas ses ingrédients, ne prend pas compte des temps de cuisson et commence donc à cuisiner un long repas à l’heure où le repas devrait être servi.Il y a également des pertes de mémoire et c’est souvent suite à ce symptôme que la famille s’inquiète et incite la personne à consulter.
- les troubles neurologiques : il s’agit de la conséquence des AVC au fil du temps, qui peuvent toucher des parties du cerveau qui servent à la motricité, au contrôle des émotions. Cela peut se caractériser par un membre qui perd en force, par une partie du visage paralysée, par des troubles de la déglutition. Mais cela peut également causer une incontinence urinaire, un passage du rire aux larmes sans raison.
- des migraines, une fatigue importante.
Alzheimer ou démence vasculaire ?
Les personnes qui voient leur proche perdre la mémoire peuvent se poser la question du diagnostic. Est-ce que c’est Alzheimer ou une démence vasculaire ? Quelques éléments peuvent vous donner des indices. Toutefois, je vous rappelle que pour avoir un diagnostic et mettre en place les traitements et suivis nécessaires, il faut en parler avec le médecin traitant et les médecins spécialistes.
Les causes ne sont pas les mêmes :
Les personnes qui ont une démence vasculaire ont également une athérosclérose, du diabète, des problèmes de tension ou des antécédents d’AVC.
Ce n’est pas forcément le cas des personnes qui ont la maladie d’Alzheimer.
Les symptômes ne sont pas les mêmes :
Même s’il s’agit de deux maladies neurodégénératives, les symptômes ne sont pas exactement les mêmes.
- Les troubles cognitifs ne sont pas exactement les mêmes que ceux entraînés par la maladie d’Alzheimer.Dans une démence vasculaire, la perte de mémoire est moins importante, moins évidente que dans la maladie d’Alzheimer. Au tout début de la maladie, la mémoire est plutôt préservée.Ce sont surtout les troubles de l’attention ou de l’orientation spatiale qui sont le plus gravement touchés.Par ailleurs, les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer perdent progressivement le langage, tandis qu’une personne atteinte d’une démence vasculaire a des troubles du langage, mais pas aussi prononcés.
- Des troubles de l’humeur peuvent être retrouvés chez des personnes présentant une maladie d’Alzheimer, mais ne sont pas aussi fréquents que lors d’une démence vasculaire. Par ailleurs, dans la démence vasculaire, les troubles se manifestent très tôt, parfois avant même que les proches ne découvrent les troubles cognitifs.
- Les troubles neurologiques et comportementaux sont des troubles que l’on retrouve dans la démence vasculaire et beaucoup moins dans une maladie d’Alzheimer. Mais il faut savoir que les personnes qui ont une maladie d’Alzheimer ont aussi parfois des lésions vasculaires, qui peuvent avoir pour conséquences une partie des symptômes de la démence vasculaire.
Les résultats d’imagerie ne sont pas les mêmes :
Sur les IRM d’une personne présentant une démence vasculaire, on peut voir que des zones du cerveau sont détruites, qu’il y a des « trous ». Ce n’est ordinairement pas le cas sur les IRM de personnes ayant la maladie d’Alzheimer.
L’évolution de ces maladies n’est pas la même :
La démence vasculaire évolue par à coups. À certaines périodes les symptômes seront stables, puis ils s’aggraveront brutalement. On parle d’une évolution par paliers.La maladie d’Alzheimer est plus progressive. Les neurones sont détruits progressivement et entraînent une diminution progressive des capacités de la personne atteinte.
Evolution de la démence vasculaire
La démence vasculaire évolue généralement par paliers, avec des périodes de stabilité suivies de déclins soudains.Au stade initial, les patients peuvent présenter des troubles légers de la mémoire et de la concentration, souvent accompagnés de troubles de l’humeur comme la dépression.
À mesure que la maladie progresse, les symptômes cognitifs s’aggravent, avec des difficultés croissantes dans la planification, l’organisation et le jugement.Les troubles neurologiques, tels que la faiblesse musculaire et les problèmes de déglutition, deviennent également plus prononcés.
Dans les stades avancés, les patients peuvent souffrir de pertes de mémoire sévères, de désorientation et d’une dépendance accrue pour les activités quotidiennes.La maladie évolue en 5 ans à 7 ans en moyenne à partir du diagnostic. Le décès est généralement lié à un AVC ou à un infarctus.
Comment traiter la démence vasculaire ?

Malheureusement, il n’existe actuellement pas de traitement pour guérir les lésions cérébrales qui entraînent les symptômes. Il est donc actuellement impossible de faire disparaître les symptômes de la démence vasculaire lorsqu’ils sont déjà présents.
Ralentir l’évolution de la maladie.
Par contre, il est possible d’intervenir pour empêcher l’évolution de la maladie. Pour cela, il faut empêcher les facteurs de risques de se développer.
- Adopter une alimentation saine.
- Surveiller son taux de sucre pour détecter précocement un diabète et le stabiliser grâce à un changement d’alimentation et un traitement.
- Éviter le cholestérol ou tenter de le réduire.
- Faire surveiller sa tension régulièrement et la corriger si nécessaire par un traitement, une alimentation moins riche en sel, des temps de relaxations.
- Avoir un suivi régulier chez le cardiologue pour évaluer les risques cardio-vasculaires et opérer en amont s’il y a un risque d’AVC.
Cela demande un certain contrôle de la part de l’aidant.
En effet, il est donc très important de vérifier que malgré ses troubles, la personne atteinte de démence vasculaire prend bien ses traitements.
Il faut aussi avoir un oeil sur son alimentation. Comme la personne malade souffre de troubles du jugement et des émotions, il est préférable qu’il n’y ait pas trop de tentations alimentaires chez elle. Elle pourrait en effet manger beaucoup de biscuits ou d’aliments gras et s’énerver quand vous lui en ferez la remarque.
Pour lutter contre les troubles cognitifs liés à la démence vasculaire
Pour lutter contre les troubles cognitifs et retarder leur apparition et leur évolution, de la stimulation cognitive peut être proposée.
Cela peut être mis en place par une équipe spécialisée Alzheimer, un(e) orthophoniste ou un(e) ergothérapeute.
L’idée est de proposer des exercices ou petits jeux qui font appel aux fonctions cognitives. Ces jeux sont adaptés de manière à être légèrement compliqués pour la personne, de sorte qu’elle doive produire un effort. C’est le même principe que pour la musculation. Si la personne réussit l’activité trop facilement, cela ne la stimule pas beaucoup. À l’opposé, il ne faut pas non plus qu’elles soient trop difficiles. Cela ne ferait que mettre la personne en échec et ne lui donnerait pas envie de continuer ce soin. De plus, cela la dévaloriserait et renforcerait ses émotions négatives.
Si votre proche n’est pas en mesure d’être accompagné par un professionnel (pas de professionnels disponibles dans le secteur, raison financière, refus de la part du malade, etc.), ou s’il souhaite faire plus de stimulation, vous pouvez proposer à votre proche d’essayer la Méthode MALO. Il s’agit d’une méthode que j’ai co-créé avec une aidante familiale afin de proposer des activités adaptées aux personnes atteintes de troubles cognitifs qui sont simples à mettre en place par l’aidant en moins d’une heure par semaine.
Lutter contre les troubles de l’humeur
Enfin, il pourra être proposé un suivi par un psychologue ou psychiatre pour lutter contre les troubles de l’humeur qui peuvent devenir invalidants et source de grandes souffrances pour la personne atteinte d’une démence vasculaire comme pour ses proches qui ne reconnaissent plus la personne dynamique qu’ils ont toujours connue. Parfois, un traitement sera proposé. Mais des thérapies et alternatives non médicamenteuses sont à essayer en premier lieu. En effet, les traitements contre l’angoisse et la dépression peuvent entraîner des effets secondaires tels qu’une hypersomnie ou de troubles de la mémoire. Les personnes atteintes de démences vasculaires sont souvent des personnes prenant déjà d’autres traitements de manière chronique et il est toujours mieux d’éviter de les multiplier pour éviter des interactions malheureuses entre deux molécules.
L’importance de préserver sa vie sociale
Il est très important de préserver la vie sociale de la personne malade.
- Une vie sociale enrichissante est bénéfique sur le l’humeur de la personne. Il s’agit de moments hors du temps où la maladie ne captive pas toute l’attention de la personne. Ils donnent un but pour l’avenir et de jolis souvenirs du passé.
- La vie sociale est également très stimulante pour les fonctions cognitives. Il faut rester concentré quand l’autre personne parle pour pouvoir lui répondre. Il faut solliciter son langage pour comprendre et s’exprimer. La mémoire est mobilisée pour se rappeler du prénom et de la profession de son ami, mais aussi de ce que font ses enfants dans la vie.
- Sortir ou recevoir des amis donne également une bonne raison de faire sa toilette, de faire un peu de ménage. Cela maintient donc l’autonomie de la personne.
- Si l’aidant vit avec la personne atteinte de démence vasculaire, cela lui permet également de discuter avec d’autres personnes sans pour autant laisser son proche seul. Et il est très important que l’aidant ne s’isole pas. L’aidant doit avoir des plaisirs dans la vie, pour ne pas s’effondrer sous le poids de la responsabilité et de l’angoisse.
Si les amis se sont enfuis…
Malheureusement, les troubles du comportement de la personne malade peuvent mettre mal à l’aise. Certains amis réduiront leurs visites, leurs appels.
Avec l’âge, peut-être aussi que les amis ont également leurs propres problèmes de santé.
Dans ce cas, n’hésitez pas à sortir. Quelques mots à la boulangère en allant chercher son pain, ou une brève discussion au parc avec un promeneur qui balade son chien peuvent également faire beaucoup de bien.
Vous pouvez également contacter les associations d’aidants autour de chez vous, qui organisent parfois des activités aidants-aidés.
Ou proposer à votre proche de se rendre une demie-journée par semaine dans un accueil de jour, s’il existe dans votre secteur un groupe présentant le même niveau de troubles que lui.
Créer un environnement stable et des routines de vie
La personne a du mal à s’organiser. Même effectuer sa toilette peut devenir compliquer car elle peut oublier d’apporter ses vêtements dans la salle de bains, de faire chauffer l’eau. Elle peut enfiler ses vêtements avant ses sous-vêtements. Et elle peut tout simplement oublier de faire sa toilette, parce qu’elle aura du mal à placer cette activité à un moment dans sa journée. Et comme beaucoup de personnes atteintes de démence vasculaire souffrent de dépression, il se peut tout simplement qu’elle ne trouve pas la motivation d’aller jusqu’à la salle de bains.
Avec des routines établies, la personne est rassurée. Elle sait ce qu’elle a à faire et quand le faire. Elle va se laver directement après le petit-déjeuner et n’a donc pas à trouver l’énergie de se motiver pour le faire à un moment quelconque de la matinée.
Pour finir
Comme les aidants de personnes qui ont une maladie d’Alzheimer, les aidants de personnes qui ont une démence vasculaire peuvent avoir tendance à s’épuiser. Vous accompagnez votre proche au jour le jour pour pallier ses difficultés. Vous vivez dans le stress d’une évolution de la maladie. Vous ne savez pas à qui en parler. Surtout, ne restez pas seul avec tout cela !
Il existe des solutions pour avoir moins de tâches à charge. Des professionnels peuvent intervenir pour donner les traitements, faire les soins de toilette. Des structures existent pour que vous laissiez des professionnels s’occuper de stimuler votre proche durant une journée par semaine, ou durant quelques jours que vous pouvez utiliser pour faire votre propre suivi médical ou simplement partir en vacances.
Il existe également des associations qui pourront vous expliquer ce qu’est la maladie, vous permettre de trouver des oreilles attentives de personnes qui savent ce que vous traversez.Pour découvrir tout ce qui existe dans votre région, n’hésitez pas à consulter le CLIC (gratuitement) qui vous donnera des brochures de structures, vous éclairera sur les services et aides financières auxquelles vous pouvez prétendre, sur les associations qui se réunissent proches de chez vous…
N’hésitez pas également à me poser vos questions dans les commentaires, les réponses que je donnerai en aideront d’autres que vous.

Bonjour je viens d’apprendre qu’un de mes proche a une démence vasculaire Il est jeune 34 ans Un début de prise en charge se met en place Il est très positif ce qui est admirable. Pouvez vous me dire si cela est fréquent pour un homme si jeune et quel type de suivi est à prévoir Merci
Bonjour,
La démence vasculaire peut en effet arriver assez tôt (les malades sont en général plus jeunes que ceux atteints de la maladie d’alzheimer par exemple) mais je n’ai jamais rencontré personne d’aussi jeune.
Le suivi est le même que pour tous : medecin traitant probablement cardiologue, neurologue puis des paramédicaux (orthophoniste, ergo, kiné) pour maintenir ses capacités actuelles.
Il peut être intéressant de voir un psychologue également pour accepter la maladie et ses conséquences ainsi qu’une assistante sociale car il y a des conséquences sur son travail, sa vie de famille, etc.
Bon courage à lui.
Bonjour,
J’ai 57 ans, je suis bipolaire et je fais également une névrose obsessionnelle.
Je suis majoritairement dépressive avec des envies suicidaires et quelques périodes où je suis relativement bien, si je puis dire cela.
Je suis bien entendu traitée pat un lourd traitement médical pour ces maladies et suivie par un psychiatre dans un CMP.
Suite à un IRM que j’ai passé pour une surdité brutale, dans le compte-rendu j’ai pu lire cela : » La séquence FLAIR objective une leucoaraïose Fazekas 1″.
Je ne comprends pas ce que cela signifie et surtout, dois-je consulter un médecin ?
Ai-je un début de démence vasculaire?
Merci par avance pour vos réponses et votre aide.
Bonjour,
Le médecin qui vous a prescrit l’examen et qui vous connaît bien saura mieux répondre que moi à cette question.
Il faut vous méfier des diagnostics d’internet par des gens qui ne sont pas toujours diplômés et qui n’ont pas tous les éléments en main.
Bien à vous,
Amélie
Bonjour ma fille à fait un avc à 28 ans, ischémique sylvien droit, elle est restée paralysée a85%, je suis son aidante, depuis 6 ans… Depuis qq mois elle présente des dysfonctionnement, déstabilisants, perte de logique, détruire des livres pour les classer, ranger en dérangeant, dire des choses blessantes, elle a fait un séjour en hôpital psychiatrique mais pour eux il n’ont pas trouver de troubles… Et aujourd’hui 34 ans sonde urinaire… J’ai l’impression de la perdre…. Ou dois je m’adresser ? Elle m’accuse de la contrôler, de ne plus la comprendre alors qu’elle est incompréhensible…. Je suis perdue.
Bonjour, le problème n’est peut-être pas psychiatrique. Est-ce qu’elle est suivie par un neurologue ? Il serait intéressant d’effectuer un bilan avec son médecin traitant ou son neurologue. Ils pourront effectuer de nouveaux examens en fonction du contexte. Par exemple, ils ne chercheront pas la même cause si les troubles sont arrivés progressivement ou s’ils sont arrivés d’un coup. Beaucoup de pathologies peuvent expliquer les troubles de votre fille. Un autre accident vasculaire, une déshydratation, une infection, et bien d’autres encore. Ne perdez pas espoir et trouvez surtout une personne qui vous accompagnera jusqu’à trouver ce qu’il se passe. Bon courage à vous deux.
Bonjour à vous….je me suis réveillée une nuit avec une sensation bizarre dans la tête..j ai réveillée mon conjoint en lui disant ce qui venait de se produire…et en même temps, je ne me sentait comme plus chez moi, mais je reconnais mon conjoint par contre..par 3 fois je lui si répété que je ne me sentait pas chez moi…ce n était pas un mauvais rêve…j étais vraiment éveillée…et la les tremblements ont débutés…j ai déjà fait 2 petits avc en 2010 et 2016, sans séquelles, et là je me pose bien des questions….que peut t il s être passer?…… Merci à vous
Bonjour,
Il faut impérativement en parler avec votre médecin. Il vous prescrira des examens afin de déterminer s’il s’agissait d’un autre AVC ou non. Il existe aussi ce que nous appelons des AIT (accident ischémique transitoires). Il s’agit d’un accident vasculaire qui s’arrange de lui même (compression passagère d’un petit vaisseau qui donne des symptômes neurologiques qui s’en vont quand la compression est finie). Nous en faisons tous au court de notre vie, mais on ne s’en rend pas forcément compte en fonction de la zone du cerveau touchée (on peut avoir juste un mal de tête, une fatigue…). Mais dans tous les cas, cela nécessite une consultation médicale afin de déterminer ce qui a pu se passer, surtout que vous avez des antécédents. Cela vous permettra de faire de la prévention.
Votre médecin étudiera peut-être aussi la piste des troubles du sommeil (comme une apnée qui engendrerait un manque d’oxygène temporaire au niveau du cerveau).
Vous serez rassurée d’en savoir plus et d’être examinée par une personne compétente et qui connait tout votre dossier.
Belle journée à vous.
Bonjour…l IRM de ma mère montre une leucopathie vasculaire grade 1..et une atrophie cartico-sous-cortical sustentorielle.+une atrophie hippocampique bilatérale grade 3…… et le rendez-vous du neurologue est à la fin du mois… Est ce une démence vasculaires ou Alzheimer ??? Merci de me répondre .
Bonjour,
Je comprends votre inquiétude et votre impatience, mais n’étant pas médecin, je ne suis pas habileté à réaliser de diagnostic. Le mieux est d’attendre l’avis du neurologue qui prendra en compte l’IRM, le vécu et les symptômes de votre mère ainsi que ses éventuelles autres pathologies et antécédents. Cela lui permettra de vous donner un diagnostic clair mais aussi de discuter de l’avenir avec vous deux ainsi que du traitement envisagé, des conseils d’hygiène de vie, etc.
Bien à vous.
Amélie
Bonjour
Je vous remercie pour vos explications, claires et instructives, de même que vos réponses.
Ma mère suite à une chute a fait une rhabdomyelise, et après avoir été soignée, est restée en SSR deux semaines . On lui a diagnostiqué une leucopathie d’origine vasculaire. Nous sommes cinq enfants à la maison et ça fait environ deux ans que j’essaie de les convaincre que quelque chose n’allait pas. Maintenant que le diagnostic est posé le déni n’est plus possible, et c’est un-triste- soulagement.
Ma mère est sortie il y a une semaine pour rentrer chez elle. J’ai mis en place un passage d’aide à domicile, infirmières deux fois par jour, une télé assistance, même si elle a du mal à accepter le port du bracelet alarme. Est-ce que c’est suffisant ?
Je suis la personne aidante, mais je ne peux pas rester tout le temps avec elle, travail oblige.
Pouvez-vous me conseiller ?
Encore une fois, merci.
Bonjour,
Pour le moment, vous avez déjà mis en place beaucoup de choses. Il faudra voir quelles sont ses réelles difficultés au quotidien et adapter petit à petit. Par exemple, peut-être qu’elle aura besoin que vous achetiez des plats préparer à réchauffer au micro-ondes (ou que vous passiez par un service qui livre le repas chaque jour). Tout est à voir en fonction d’elle et de ses besoins.
Pour la télé-alarme, peut-être qu’elle accepterait mieux un collier qui peut se glisser sous ses vêtements ? Si elle ne sort pas de chez elle, il y a sinon des systèmes qui fonctionnent avec des détecteurs d’ouverture sur les portes et qui alertent lorsque la personne est restée longtemps dans une pièce (chute dans les WC par exemple) ou a modifié ses habitudes (n’a pas ouvert son réfrigérateur de la journée, n’est pas allée aux WC, etc.). Il n’y a dans ce cas pas besoin d’un bracelet.
Bon retour à elle.
Est ce que une personne atteinte d’une Démence vasculaire peut souffrir d’un grand manque de sommeil,merci
Bonjour. Oui elle peut, comme toute autre personne. Si elle est fatiguée, cela peut-être parce que chaque action du quotidien lui demande plus d’énergie (il faut réfléchir à tout, les gestes et actions ne sont plus automatiques). Ainsi, si elle continue d’en faire autant qu’auparavant, elle s’épuise.
Cela peut être aussi une perturbation du sommeil (elle n’a plus d’orientation dans le temps et se lêve plus tôt, ou déambule la nuit).
N’hésitez pas à parler à son médecin de la situation, il peut y avoir d’autres causes à la fatigue et il ne faudrait pas passer à côté parce que la personne a une démence vasculaire.
Quand on a le désir de garder le plus longtemps possible le patient au domicile (maladie à corps de Lewy), qu’est-ce qui rend nécessaire le choix de l’établissement spécialisé ?
Eh bien, j’imagine que ce moment dépend de chacun et des limites que l’aidant se fixe.
Certains aidants vivent avec leur proche et cela retarde ou évite l’entrée en établissement car ils peuvent être là plus souvent.
Mais d’autres ont tellement peur pour leurs proches qu’ils enlèvent tout l’électroménager, enferment leur proche chez lui pour qu’ils ne puissent pas en partir… là, c’est que la limite a été franchie et qu’il n’est pas en sécurité tout seul.
De même, quand il a besoin de surveillance permanente, il vaut mieux pour cette personne qu’elle vive dans une structure où il y a toujours du personnel réveillé. Car l’aidant doit dormir, aller se laver (et donc ne pas entendre ce qu’il se passe en bas quand il est sous la douche), a parfois besoin de sortir, etc.
Cela dépend de la personne malade également. Est-ce qu’elle a des moments d’agressivité ou non ? Est-ce qu’il peut être dangereux qu’elle vive avec les enfants de l’aidant ?
N’hésitez pas à m’écrire si vous vous posez d’autres questions plus spécifiques.
Bonjour,
Le diagnostic d’une leucopathie dégénérative de stade III vient d’être effectué pour mon père âgé de 91 ans à la suite d’une chute.
Comme symptômes jusqu’à cette dernière chute , il présentait une insensiblité au niveau de ses mains et un besoin d’aller à selles très fréquent.
Comment cette maladie peut-elle évoluer? Comment l’aider?
Merci par avance pour toutes les informations que vous pourrez m’apporter
Bonjour, je vous invite à en discuter avec ses médecins qui ont son dossier médical sous les yeux.
Pour les aides, comme je lis qu’il doit souvent se rendre aux WC, je vous invite à réfléchir à une solution type chaise percée, guidage pour qu’il sache trouver ses toilettes s’il est désorienté, pantalon à élastique plus faciles à baisser qu’un pantalon à bouton… Cela afin qu’il ne chute pas en se précipitant dans l’urgence du besoin…
Bonjour,
Je vous remercie pour cet article, bien renseigné. Je suis aidante de ma mère (82 ans), atteinte depuis plusieurs années de leucopathie microvasculaire. J’habite chez elle. Aucun médecin n’a voulu mettre de nom dessus, et depuis deux ans je les alerte de la perte de ses capacités cognitives. Seule la radiologue a nommé la démence vasculaire tout récemment, ce dont je me doutais bien, mais cette incapacité à nommer les choses pendant des années m’a fait beaucoup de mal car je privilégie les choses claires et nettes, et finalement on n’a fait que renforcer mes angoisses et ma solitude par rapport au quotidien.
J’ai une question sans doute idiote, mais qui me tracasse quand même. Ma mère souffre également d’une névralgie du trijumeau qui la fait beaucoup souffrir. Comme dans la démence vasculaire, j’ai appris qu’elle était causée par une dégénérescence de la myéline. Y aurait-il donc un lien causal entre les deux, ou ces deux pathologies n’ont rien à voir entre elles ?
Vous remerciant pour votre réponse,
Sincères salutations,
Karine
Bonjour,
Oui c’est très difficile de ne pas comprendre ce qui se passe, de ne pas savoir contre quoi se battre. Au moins avec un diagnostic, on peut mettre en place des soins, anticiper l’avenir…
Votre question concernant le lien avec la névralgie est malheureusement trop spécifique pour que je sache y répondre. Je ne suis pas médecin, et je n’ai jamais rencontré d’autres personne atteinte par ces deux maladies. Peut-être qu’un neurologue ou la radiologue dont vous parlez sauront vous répondre ?
Bonne soirée
Amélie
Bonjour Karine,
Je m’occupe également de ma maman qui a exactement les mêmes symptômes que votre maman.
J’aimerais, si vous le voulez bien, échanger avec vous sur l’évolution, les soins ou pratiques essayés.
Je ne sais pas si vous allez voir mon commentaire mais ce serait bien que l’on puisse échanger leur parcours.
Voici mon adresse mail : martine.pascal8 @ orange.fr
N’hésitez pas à me contacter.
Je vous en remercie par avance.
Martine
Très intéressant
Bonjour Madame,
Merci pour votre article et la possibilité de poser des questions.
Mon mari est atteint de démence vasculaire diagnostiquée en 2007 mais prise en charge seulement depuis 2 ans!!!! J’ai du me bagarer avec médecin de famille, psycho gériatre de centre mémoire et j’en passe pour qu’on daigne enfin lui proposer les séances de l’ESA. Aujourd’hui la maladie a tellement progressé qu’il devient apathique et se désintéresse de tout. Ayant eu la visite bisannuelle avec le gériatre qui le suit celui-ci prétend que c’est la phase dépressive de sa pathologie bipolaire et veut l’envoyer en clinique psy.
J’étais infirmière, et j’ai soigné mon mari migraineux durant plus de 50 ans .il a avalé des quantité astronomique d’aspirine et pour ma part je suis sûre que ce sont des petites hémorragies associées à une hemorragie méningée survenue en Afrique suite à un accident qui ont provoqué les lésions , mais personne ne veut m’entendre. Alors j’ai baissé les bras. Je suis totalement épuisée et mes relations avec ma famille s’en ressentent. J’ai de l’aide bien sur mais je suis quand même sur la brèche tout le temps.
J’ai besoin de conseils car en toute honnêteté mon attitude est inadéquate, je fais le contraire et je suis le contraire d’une bonne aidante.
Merci de me répondre
Alias Curieuse
Bonjour,
Je ne peux pas donner d’avis sur le diagnostic posé par le médecin. Mais si vous êtes convaincue qu’il se trompe, vous avez le droit de demander une seconde opinion auprès d’un autre médecin. C’est tout à fait légal et tout à fait compréhensible pour des situations aussi importantes.
Et si le 2eme avis confirme le 1er, cela vous convaincra peut-être. Et sinon, peut-être qu’il sera alors temps de contacter une association d’aidants et d’avoir un soutien psychologique. Le déni de la maladie est fréquent chez les proches. De là où je suis, je ne peux pas vous dire si c’est votre cas où non puisque je n’ai pas les compétences médicales pour établir un diagnotic et que je n’ai jamais rencontré votre mari.
Je pense que vous avez besoin d’être certaine du diagnostic pour pouvoir avancer, accepter les choses et naturellement changer de comportement.
Dans tous les cas, n’oubliez pas que votre mari est malade (peut importe de quelle maladie) et que son comportement n’est pas volontaire. Ne lui en voulez pas.
Bonne journée
tres bien
Bonjour je viens d’apprendre avec mon IRM que j’avais hypersignaux de la substance blanche en rapport avec une leucopathie micro vasculaire débutante serais til possible de m’espliquer se que sa veut dire merci
Bonjour, je vous invite à reprendre contact avec le médecin qui vous a prescrit cette IRM. Une leucopathie peut être le signe de différentes maladies (type sclérose en plaque ou Alzheimer) mais des personnes jeunes non malades présentes parfois aussi une leucopathie. En fonction de vos résultats, le médecin qui vous suit pourra prescrire des examens complémentaires ou vous dire qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter.
Mon mari a la maladie de Binswanger déclarée depuis 2014 (âgé de 65 ans à ce jour). Il est de plus en plus dépendant de moi. Il n’a plus la notion du temps, il ne sais plus mangé proprement, il a des difficulté à se déplacer, il fait sa toilette tout seul mais il oubli de se rincer par exemple ; il n’éteint plus les lumières, ne ferme plus les portes ; il me pose toujours les mêmes questions (l’heure du déjeuner ou du dîner) toutes les 5 minutes voire toutes les minutes. Dans une phrase il remplace des mots par les autres qui ne sont pas des synonymes donc des fois je ne comprends pas ce qu’il veut dire. Des fois il reste des heures prostré dans son coin, il a également des crises d’angoisse accompagnées de hurlements (il dit qu’il ne peut plus respirer et qu’il va mourir)
Il a fait une hémorragie cérébrale en 1997, est-ce le résultat de cette hémorragie ? Aucun médecin n’est capable de nous le dire.
Il a fait également une infarctus du myocarde en 2007 (perte de 40 % de ces capacité cardiaque). Il n’a pas de diabète ni de cholestérol.
C’est une maladie qui peut durer combien de temps ?
La maladie de Binswanger est malheureusement une forme de démence (comme Alzheimer) pour laquelle il n’y a pas de traitement pour le moment (du moins, pas pour guérir). C’est une maladie qui est souvent liée à l’hypertention (elle-même souvent liée aux problèmes cardiaques).
Un médecin peut prescrire de la stimulation cognitive par une ESA car c’est une maladie associée à Alzheimer avec perte des fonctions cognitives.
Si le diagnostique de la destruction de la substance blanche, leucopathie vasculaire., Alzheimer), est l’hypertension , sa prise en charge freine t’elle l’évolution ?
Bonjour,
Je vous invite à suivre les recommandations du médecin en ce qui concerne les traitements. De la stimulation cognitive pourrait également être intéressante.
Merci de votre intérêt pour les démences vasculaires et votre travail dans l’ensemble.
Me mère à fait un AVC en septembre et franchement prise en charge urgente inexistante et prise en charge soins de suite en SSR neuro nulle, avec entre autre un ergo tres hautain qui a avait décrété qu’il n’était pas nécessaire de rencontrer la famille et que ma mère était sénile avant AVC vu son age(84ans)
Bref déçue par le peu de motivation à s’occuper des personnes âgées et difficile de trouver un ergo qui prenne la suite et continue à essayer de faire évoluer les choses
Bonjour, je suis désolée que vous rencontriez autant de difficultés avec le parcours de soin de votre mère. C’est déjà une situation inquiétante et déstabilisante sans avoir à ajouter cela 🙁
J’espère que vous trouverez les bons professionnels pour vous accompagner et que vous trouverez en attendant toutes les informations dont vous avez besoin sur le site.
Bonsoir, Je suis AMP, et j’interviens à domicile auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
Je suis intéressée par vos exercices de stimulation cognitive
Bien cordialement
Nolwenn
Je viens de découvrir ce blog et suis ravie de tous vos bons conseils; trouver des adresses, des fiches, des documents divers:tout cela est une aide précieuse et oui finalement, je suis plutôt maladroite avec ma Mam !
Bonjour,
Je pense que dans des situations comme celles-ci, on est tous maladroits. On ne nait pas en sachant comment se comporter face à de telles maladies. Il faut d’abord gérer ses émotions, puis connaître la maladie… Bref, ce n’est pas évident ! Mais quand on y met de la bonne volonté, on ne peut pas nous le reprocher. Et on apprend de nos erreurs… 🙂
Dans les personnes âgées que j’accompagne, il y a des gens qui ont une démence vasculaire. C’est vrai que ce n’est pas tout à fait comme Alzheimer, et que j’ai un monsieur surtout qui est agressif des fois, il monte d’un d’un coup en colère. Votre article m’en dit plus sur cette maladie que je ne connais pas trop, je n’ai pas fais d’étude médicale.
Bonjour,
Effectivement, les personnes qui ont une démence vasculaire peuvent dans certains cas avoir du mal à gérer leurs émotions (tout dépend de l’endroit où le cerveau est « abimé »). Puis ils ont beaucoup de choses à gérer, de la tristesse, de l’angoisse et donc peuvent exploser. Ce n’est pas par méchanceté. Toutefois, il faut en tenir compte. J’ai cru comprendre via un autre de vos commentaires que vous êtes bénévoles dans une association : n’hésitez pas à leur demander une formation sur la gestion de personnes qui ont une démence ou qui ont des crises d’agressivité pour vous sentir en sécurité. Aider c’est bien, mais il faut aussi se sentir à l’aise dans ce que l’on fait.